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La guerre au Moyen-Orient trouble les importations de viande et de bétail des pays du Golfe

La guerre au Moyen-Orient trouble les importations de viande et de bétail des pays du Golfe

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概要

Parmi les flux commerciaux qui sont affectés par la guerre en Iran, il y a les exportations de bétail vivant et de viande en carcasse. L'Australie, qui exporte aussi bien des ovins que des morceaux de bœuf haut de gamme, fait partie des pays les plus touchés.

Même si le marché du bétail vivant est secondaire dans le monde, par rapport à celui de la viande en carcasse, c'est un marché qui compte pour le Moyen-Orient, souligne Jean-Paul Simier, expert de la filière viande. Surtout en cette période de ramadan, où les pays musulmans préparent la fête de l'Aïd.

Ce commerce-là concerne essentiellement des moutons d'Australie, avec un acheteur principal : l'Arabie saoudite. Difficile, à ce stade, de savoir si un ou plusieurs navires bétaillers sont en attente dans la région. L'association environnementale Robin des Bois assure qu'il y aurait plus de 70 000 vaches, moutons et chèvres bloqués, à la fois dans le Golfe persique et en mer Rouge. Un chiffre global, que nous n'avons pas réussi à recouper.

Exportateurs de carcasses préoccupés

Les exportateurs australiens de carcasses sont aussi directement touchés. Plusieurs entreprises du secteur s'inquiètent. C'est le cas de WA Meat Marketing Co-operative (WAMMCO), qui gère des abattoirs en Australie-Occidentale et en Nouvelle-Galles du Sud et qui exporte, quand tout va bien, environ 20% de sa production vers le Moyen-Orient. Cette structure a suspendu ses livraisons face à un risque à l'entrée du détroit d'Ormuz jugé trop important.

Les exportateurs de Tasmanie, au sud-est de l'Australie, témoignent de situations similaires. Selon le media ABC, Tasmanian Quality Meats (TQM), qui envoie chaque semaine 4 000 agneaux vers le Moyen-Orient, se voit contraint de rapatrier ses cargaisons envoyées au port de Melbourne pour être exportées. Sa seule issue : transformer les produits frais en produits congelés. Sachant qu'ils seront vendus à un prix bien inférieur.

Inquiétude au sein de la filière bœuf

Le commerce australien de bœuf certifié halal pour le Moyen-Orient est aussi perturbé. Le principal acheteur est là encore l'Arabie saoudite, avec 13 300 tonnes de bœuf congelé achetées en 2025 selon Argus Media. Dubaï est aussi devenu la principale plateforme régionale pour le bœuf australien haut de gamme, en vertu d'un accord de partenariat économique signé avec les Émirats arabes unis, fin 2024, qui a permis la suppression des droits de douane sur la viande rouge australienne.

Les contraintes sur le bœuf sont les mêmes que pour les ovins : le bœuf réfrigéré transporté par avion peut difficilement être conservé plus d'une semaine dans les frigos des centres régionaux de distribution, souligne Argus Media. Le bœuf congelé acheminé en conteneur peut être stocké plus longtemps, mais certains exportateurs préfèrent ne pas prendre le risque en raison du manque total de visibilité sur ce qui se passera dans les prochains jours. Quitte à perdre des parts de marché à moyen terme, au profit d'autres fournisseurs sud-américains, qui sont de plus en plus présents sur les marchés du Golfe, comme le souligne le cabinet de conseil et d'analyse de prix.

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