『La catastrophe de Challenger, le rêve spatial américain désintégré』のカバーアート

La catastrophe de Challenger, le rêve spatial américain désintégré

La catastrophe de Challenger, le rêve spatial américain désintégré

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概要

Le visage du Créateur, de Laurent-Frédéric Bollée et Cristiano Spadoni raconte en bande dessinée la tragédie de la navette spatiale américaine le 28 janvier 1986 au-dessus de la Floride.

D’abord la fierté. Pour des dizaines de millions de téléspectateurs, mais aussi pour les ingénieurs de la NASA et pour le public, parmi lequel nombre d’écoliers venus en nombre assister à cette nouvelle page de l’histoire de la conquête spatiale. Et ensuite l’effroi, lorsque, 73 secondes après son décollage de Cap Canaveral (Floride), la navette spatiale Challenger se désintègre, striant le ciel bleu de Floride d’un épais panache de fumée blanche et d’une boule de feu assassine, avant qu’une pluie de débris ne redescende jusqu’à l’océan Atlantique. Une cicatrice indélébile sur le rêve américain, et la mort des 7 astronautes, Francis Richard Scobee, Michael J. Smith, Ellison Onizuka, Ronald McNair, Judith Resnik, Christa McAuliffe et Gregory Jarvis.

Ce 28 janvier 1986, Laurent-Frédéric Bollée était lui aussi devant son poste de télévision. 40 ans, ce scénariste de BD -notamment coauteur de La Bombe (Glénat, 2020) s’empare de cette tragédie pour en raconter l’envers du décor avec le dessinateur italien Cristiano Spadoni.

La grande force de la narration -très cinématographique- de l’album est de regrouper -sans perdre le lecteur- les dimensions humaines et personnelles, historiques et sociétales, économiques et techniques.

Des erreurs et des fautes

Même si le lecteur connaît la fin de l’histoire, la mécanique implacable du compte à rebours instille une tension de la première à la dernière séquence. Les auteurs s’appuient sur les conclusions de la commission Rogers pour faire apparaître au fil du récit les failles, les débats, les erreurs et les fautes qui ont conduit à la catastrophe. Et notamment la décision de ne pas reporter une nouvelle fois le vol, en dépit du froid : il a été établi que le gel de la nuit précédant le lancement avait rigidifié les joints toriques qui devaient assurer l’étanchéité entre les segments des deux propulseurs d’appoint, et que deux de ses joints ont laissé échapper des gaz brûlants, provoquant le détachement du propulseur droit du réservoir externe, et in fine et la destruction de la navette.

Teacher in Space

Ils rendent aussi un vibrant hommage aux victimes, mises en scène dans leur préparation, mais aussi leur intimité familiale, afin de mieux cerner leurs motivations et leur état d’esprit jusqu’à la seconde fatidique. L’album évoque notamment certains des objets emportés par les astronautes (ballon de football dédicacé, petit morceau de bois appartenant à un des planeurs de l’aviateur australien Bert Hinkler, saxophone de Ronald McNair…), et retrace le recrutement et la préparation physique et psychologique de l’équipage. Il s’attarde aussi sur celle dont l’histoire a retenu le nom : Christa McAuliffe, professeure de 38 ans à la Concord High School (New Hampshire), qui devait lancer le programme Teacher in Space lancé le 27 août 1984 par le président des États-Unis Ronald Reagan.

C’est une phrase de ce dernier, prononcée lors de l’allocution télévisée qui a suivi la tragédie, qui a inspiré le titre de l’album : « Nous ne les oublierons jamais, eux qui, ce matin, se préparaient à s’envoler et à rompre leur lien difficile avec la Terre pour toucher le visage du Créateur ».

Le visage du Créateur, Laurent-Frédéric Bollée & Cristiano Spadoni (Rue de Sèvres).

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