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La Chine protège sa filière bovine avec une taxe à l'importation

La Chine protège sa filière bovine avec une taxe à l'importation

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C'est une des résolutions de la Chine pour cette année 2026, et les deux prochaines qui suivent : taxer certaines importations de bœuf à 55 %. Le géant asiatique a pris cette mesure après avoir lancé une enquête fin 2024 et espère ainsi soutenir sa filière locale. L'amélioration du niveau de vie en Chine et la crise de la peste porcine ont fait augmenter la consommation de bœuf, considéré comme une viande de luxe. Les Chinois n'ont jamais mangé autant de viande bovine dans le pays que ces deux dernières années. La production nationale a augmenté pour accompagner ces nouveaux besoins mais elle n'est pas suffisamment compétitive face aux importations qui ont triplé depuis 2019. Et ce notamment parce que les élevages chinois doivent importer une partie de l'alimentation du bétail, explique Jean-Paul Simier, expert de la filière viande. C'est ce qui explique les mesures protectionnistes que vient de prendre la Chine, via des quotas évolutifs imposés à ses principaux fournisseurs, quotas au-delà desquels les pays concernés pourront continuer à exporter en Chine mais avec une surtaxe de 55 %. À lire aussiPékin adoucit ses taxes sur le porc européen, un signal d'apaisement avec l'UE Trois pays pénalisés Les pays les plus touchés seront les trois premiers fournisseurs de l'Empire du Milieu qui se voient imposer un quota plus bas que ce qu'ils ont réussi à vendre en 2025. Le plus impacté pourrait être le Brésil, qui a vendu plus de la moitié de son bœuf destiné à l'export vers la Chine et qui hérite d'un quota de 1,1 million de tonnes, soit un tiers de moins que ce qu'il a exporté de janvier à novembre 2025, selon Bloomberg. L'Association des conditionneurs de viande réfrigérée du pays a indiqué que cette nouvelle politique pourrait entraîner jusqu'à trois milliards de dollars de pertes cette année, rapporte l'Agence d'information économique. En deuxième place, on trouve l'Argentine où le quota est fixé à 500 000 tonnes, puis suit l'Australie avec un quota de 200 000 tonnes. Le Conseil australien de l'industrie de la viande se dit très préoccupé et craint une réduction d'environ un tiers de ses exportations vers la Chine. Quel effet sur les prix aux États-Unis ? Les autres pays comme les États-Unis n'ont pas autant de raison de s'inquiéter car leur quota autorisé est plus élevé que ce qu'ils ont vendu sur la dernière année au géant asiatique. Cette mesure, qui pénalise les grands fournisseurs de la Chine, devrait néanmoins remettre des volumes en circulation sur le marché mondial. Ce que l'Australie ne vendra pas à la Chine, elle pourrait le rediriger en partie vers les États-Unis qui sont en déficit de bœuf et où les prix ont augmenté de 30 %, mais aussi vers le Japon, la Corée du Sud et le Vietnam, d'autres importateurs de bœuf en Asie du Sud-Est. Le Brésil pourrait se tourner un peu plus vers le marché européen. Rien ne dit en revanche que cela suffise à faire baisser les prix, car les facteurs de hausse sont toujours nombreux, mais la décision chinoise permettra peut-être d'éviter qu'ils ne grimpent plus, notamment aux États-Unis, explique Jean-Paul Simier. À lire aussiLa crise du bœuf américain profite aux exportations d'Australie
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