LOTR - Un seul film pour chambouler la fantasy au cinéma
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En décembre 2001, Le Seigneur des Anneaux : La Communauté de l’Anneau arrive sur les écrans avec une mission presque impossible : prouver que Tolkien peut devenir du grand cinéma populaire sans perdre son âme.
Le pari était risqué. Peter Jackson n’est pas encore le cinéaste consacré que l’on connaît. La fantasy, au cinéma, porte encore souvent l’étiquette du genre difficile, coûteux, parfois ingrat. Et Le Seigneur des Anneaux passe pour une montagne : des peuples, des langues, des cartes, des chansons, des guerres anciennes, une mythologie entière à rendre claire en quelques minutes.
L’aventure industrielle est presque aussi romanesque que le film. Le projet passe par Miramax, où l’on envisage de condenser l’ensemble en un seul film. Puis New Line accepte l’idée folle : trois films, tournés comme une seule épopée. Ce choix change tout. Au lieu de réduire Tolkien, Jackson peut installer la respiration du voyage : la Comté, Fondcombe, la Moria, l’éclatement de la Communauté.
La réussite vient de cet équilibre. Le film n’est pas seulement spectaculaire. Il est intime. Frodo porte un anneau, mais surtout un poids. Aragorn n’est pas encore un roi, mais un homme qui redoute son propre héritage. Gandalf chute dans la Moria, Boromir tombe en héros tragique, et le spectateur comprend que cette aventure sera autant morale que géographique. Même le casting relève parfois du miracle. Viggo Mortensen remplace Stuart Townsend au dernier moment dans le rôle d’Aragorn ; difficile d’imaginer aujourd’hui un autre visage pour ce roi en devenir.
La suite appartient à l’histoire : triomphe public, reconnaissance critique, Oscars, et une fantasy enfin prise au sérieux par Hollywood. La Communauté de l’Anneau ne se contente pas d’ouvrir une trilogie. Elle ouvre une porte. Derrière elle, tout un continent imaginaire devient soudain habitable.
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Cet épisode est une chronique journalistique, critique et d’information consacrée à l’analyse d’œuvres de fantasy. Les courts extraits sonores utilisés le sont à titre de citation, exclusivement pour illustrer, commenter ou analyser les œuvres évoquées. Ces usages s’inscrivent dans le cadre de l’exception de courte citation prévue par l’article (L.122-5, 3°, a) du Code de la propriété intellectuelle, qui autorise les « analyses et courtes citations justifiées par le caractère critique [...] d'information de l'œuvre à laquelle elles sont incorporées ». Pour les enregistrements, interprétations, phonogrammes, vidéogrammes, ces usages s’inscrivent également dans le cadre de l’article (L.211-3, 3°, a) du Code de la propriété intellectuelle relatif aux droits voisins.
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