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L’aluminium retrouve son niveau d’avant-guerre plus vite qu’espéré

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La fermeture du détroit d’Ormuz avait provoqué une hausse brutale du cours de l’aluminium alors que la région représente 10 % de l’approvisionnement mondial. La résilience des fonderies asiatiques et du Proche-Orient avait permis d’atténuer le choc, l’accalmie géopolitique a entraîné un retour aux prix de février.

Dans la mesure où plus de 10 % de l’aluminium consommé dans le monde proviennent des régions du Golfe, les cours s’étaient logiquement envolés au printemps. D’autant que l’Iran ne s’était pas contenté de frapper les infrastructures énergétiques des pays de la région, plusieurs fonderies d’aluminium ont également été la cible d’attaques fin mars.

Se posait aussi la question des approvisionnements des pays du Golfe en alumine et de la capacité des producteurs asiatiques, Chine et Indonésie, à produire sans avoir accès au pétrole venu du Moyen-Orient, alors qu’on le sait la production d’aluminium est extrêmement énergivore.

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Une chute des cours de 16 % en juin

Résultat : début juin la tonne d’aluminium se négociait à plus de 3 700 dollars sur les marchés et nombre d’investisseurs pariaient que les cours allaient rapidement dépasser 4 000 dollars. Et pourtant au mois de juin, le cours de l’aluminium a chuté de 16 %, du jamais vu depuis la crise de 2008. Une chute qui s’est encore accélérée ces derniers jours : au 1er juillet, le cours de la tonne est même repassé sous la barre des 3 100 dollars, retrouvant ses niveaux d’avant-guerre.

L’accalmie dans le conflit entre l’Iran, Israël et les États-Unis et la réouverture du détroit d’Ormuz explique en partie cette baisse. Mais avant cela les producteurs ont fait preuve d’une résilience qui a surpris les marchés. D’abord la Chine qui dispose d’importantes capacités de production, à tel point que le gouvernement avait imposé un quota à ses industriels pour éviter de tirer les prix vers le bas, quota vraisemblablement allégé alors que Pékin a puisé dans ses réserves pour exporter dans des proportions record.

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L’alumine livrée dans les ports d’Oman et acheminée en camions

Les pays du Golfe ont également fait preuve d’ingéniosité pour continuer à produire et s’approvisionner en matières premières : les livraisons d’alumine se sont faites via les ports d’Oman avant d’être acheminées en camion vers les différentes fonderies de la région. Certains navires ont pris des risques importants au pic du conflit pour traverser le détroit d’Ormuz en coupant leurs émetteurs et faire passer l’alumine.

Plus récemment, la politique monétaire des États-Unis a aussi contribué à la baisse des cours : la Banque centrale américaine (Fed) entend visiblement faire son travail pour contenir l’inflation en maintenant voire en augmentant les taux. Le dollar est en hausse et les métaux, dont l’aluminium fait partie, apparaissent donc en comparaison comme un moins bon investissement.

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