• « L’obsession du pourquoi ? » avec Kim Ghattas
    2026/09/22

    Dans ce quinzième épisode de L’Orient-La Nuit, Anthony Samrani et Stéphanie Khouri reçoivent la journaliste et écrivaine libano-hollandaise, Kim Ghattas.

    Née à Beyrouth durant la guerre civile, Kim Ghattas a 13 ans lorsqu’elle décide de devenir journaliste. “Je suis née sur la ligne de front”, dit-elle. Elle en fera une vocation : du Daily Star à la BBC, en passant par le Financial Times, elle couvre les grands bouleversements du Moyen-Orient, de la guerre en Irak à la Révolution du Cèdre. D’invasion en soulèvement, elle observe le monde qui l’entoure avec une question comme fil conducteur : pourquoi ? Pourquoi la guerre, pourquoi en est-on arrivé là ?

    Avant de traverser l’Atlantique pour décrypter la politique au cœur du pouvoir. En 2008, elle part à Washington comme correspondante auprès du département d’État américain, au plus près de la politique étrangère des États-Unis. Après des années passées dans l’urgence de l’actualité, elle choisit de ralentir pour écrire et remonter le fil de l’histoire.

    Commence alors une autre quête. Depuis quand ? Jusqu’où remonter ? A quel moment est-ce que la boussole s'est cassée ? Ce sera l’objet de son second livre, Black Wave (2020), qui retrace les évènements de l’année 1979 ayant bouleversé le visage de la région à tout jamais.

    A la veille de la sortie de son prochain livre, The Best Kind of American: A True Story of Murder, War, and America's Undoing in the Middle East, l'écrivaine se confie au micro de L’Orient-La Nuit sur son rapport à l’écriture, ses souvenirs d’enfant, sa foi dans le métier de journaliste et son besoin de ne pas céder au pessimisme ambiant.

    Balade sonore, de la galerie Semaan à l’Air Force Three transportant l’ancienne Secrétaire d’Etat américaine, Hillary Clinton.

    Chanson : - The Beautiful Losers, Yasmine Hamdan (Album I remember I forget) avec l’aimable autorisation de l’artiste

    Cet épisode a été produit par Rima Abdul Malak

    Jingle : musique originale : Khaled Mouzanar

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    47 分
  • « Enseigner quand tout vacille » avec Walid Abou Hamad et Laurence Azar
    2026/09/15

    Une nouvelle rentrée scolaire, une nouvelle année universitaire. Mais au Liban, peut-on encore parler de rentrée « normale » ?

    Après une année marquée par la guerre, les déplacements et une crise économique qui s’installe sur la durée, élèves, étudiants, enseignants et familles retrouvent les salles de classe. Mais dans quelles conditions ? Et surtout, que reste-t-il d’un système éducatif éprouvé par des années de crises ?

    Comment fait-on pour apprendre en temps de guerre ? Comment maintenir le lien avec les élèves et les étudiants quand tout autour vacille ? Et comment se prépare cette rentrée dans les régions directement touchées par les combats ?

    Clara Hage nous emmène dans la cité scolaire de Doueir, un village de la région de Nabatiyeh, pour recueillir le témoignage de l'équipe éducative alors que les opérations israéliennes se poursuivent aux portes de la ville.

    Mais le système éducatif libanais n’a pas attendu la guerre pour être en crise. Depuis plusieurs années, l’effondrement économique, le départ des enseignants, la hausse des frais de scolarité et l’affaiblissement des institutions ont transformé un secteur qui faisait jadis la gloire du pays. A cela s’ajoute le défi de l’intelligence artificielle qui menace d’emporter ce qu’il reste du système.

    Alors, à quoi ressemblent nos écoles et nos universités en cette rentrée où rien n’est normal ?

    Pour en parler, Anthony Samrani et Stéphanie Khouri reçoivent Walid Abou Hamad, médecin et directeur des affaires étudiantes de la Faculté de médecine de l’USJ (Université Saint Joseph de Beyrouth), et Laurence Azar, docteure en littérature française et professeure au lycée franco-libanais de Verdun à Beyrouth.

    Musique : Pamela Chrabieh : Ya Lebnan Ya Baladi (Ô Liban Mon Pays)

    avec l’aimable autorisation de l’artiste

    Poème : lecture extraite de "Gouttes de pensée", Laurence Azar, Editions Les 3 Colonnes (2026)

    Cet épisode a été produit par Rima Abdul Malak

    Jingle : musique originale : Khaled Mouzanar

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    51 分
  • « Beyrouth dans la peau » avec MIKA
    2026/09/08

    Après la pause estivale, c’est le grand retour de L’Orient-La Nuit avec un invité exceptionnel, Mika.

    Sept albums studio, plus de 20 millions d’albums vendus dans le monde, des dizaines de récompenses… et le Liban vissé au cœur.

    De son enfance à Beyrouth à son départ pour Paris, de l’appartement familial sur la corniche aux coulisses de sa musique, du succès international à la fidélité aux racines, Mika raconte son Liban : celui de l’exil, des odeurs, de la famille et de la guerre vécue à distance.

    Que reste-t-il d’un pays lorsque l’on grandit loin de lui ? Comment Beyrouth a-t-elle façonné l’artiste qu’il est devenu ? Et pourquoi, après tant d’années, ressent-il l’envie de renouer avec le Liban ?

    Musique :

    Pata pata, Miriam Makeba (1956)

    Any Other World, Mika - avec l’aimable autorisation de l’artiste

    Mediterráneo, Joan Manuel Serrat (1971)

    Cet épisode a été produit par Rima Abdul Malak et Paul Victor Schoucair.

    Un grand merci à Radio France pour l’enregistrement dans ses studios.

    Jingle : musique originale : Khaled Mouzanar

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    50 分
  • « Que peut l’art face au chaos du monde ? » avec Joana Hadjithomas et Khalil Joreige
    2026/07/14

    L’Orient-La Nuit ouvre ses micros à l’un des grands duos artistiques libanais, Joana Hadjithomas et Khalil Joreige. Depuis plus de trente ans, ils cherchent ce qui disparaît : les images perdues, les récits effacés, les traces invisibles de notre passé.

    Lauréats du Prix Marcel Duchamp, ils sont connus pour des films comme Memory Box (2021), The Lebanese Rocket Society (2012) ou A perfect day (2005). Ils naviguent entre cinéma, photographie et installations pour interroger la fabrique de l’histoire. Ils ne cessent aussi d’accompagner l’essor du cinéma indépendant libanais, notamment à travers le cinéma Metropolis à Beyrouth, qui vient de célébrer ses vingt ans.

    Que peut l’art face à l’effondrement ? Est-il un refuge, une consolation ? Peut-il encore agir sur le réel ?

    Au Liban, cette question prend un sens particulier. Ici, le chaos n’est pas une abstraction. Ni une exception. Il est une forme permanente d’être au monde. Il s’inscrit dans les corps, les paysages, les esprits. Il redessine les villes, façonne notre rapport à l’avenir. Pourtant, au cœur de ce tumulte, certains continuent de créer. Pour dire ce qui a été tu. Pour recréer du sens. Non pour réparer le monde, mais pour continuer à l’habiter.

    Musique :

    Extrait du morceau “Enfin La Nuit”, composé par Charbel Haber et Fadi Tabbal

    Documentaire :

    Extrait du film Ismyrne, réalisé et écrit par Joana Hadjithomas, Khalil Joreige (2016)

    Cet épisode a été produit par Rima Abdul Malak et Paul Victor Schoucair

    Jingle : musique originale : Khaled Mouzanar

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    51 分
  • « Le sexe n’attend pas la paix » avec Sandrine Atallah et Sabyl Ghoussoub
    2026/07/07

    Pour ce onzième épisode de L’Orient-La Nuit, nous ouvrons une conversation à la fois intime et politique autour de nos sexualités en temps de crise.

    Que fait la guerre à nos corps ? Comment le chaos transforme-t-il notre rapport au plaisir? Le sexe devient-il impossible quand tout vacille ? Ou le désir persiste-t-il, indocile, comme une manière de rester vivant, de résister à l’effondrement ?

    Nous interrogerons aussi le cadre dans lequel ces désirs s’expriment ou se heurtent. Que permettent nos sociétés ? Que surveillent-elles, que condamnent-elles, que passent-elles sous silence ?

    Autour de la table, deux invités pour éclairer ces questions et croiser les regards.

    La médecin et psychosexologue Sandrine Attallah, pionnière de la sexologie clinique au Liban, dont le travail interroge les tabous et accompagne les transformations des sexualités dans le monde arabe ; et l’écrivain franco-libanais Sabyl Ghoussoub, dont l’œuvre explore les identités, les héritages et les contradictions de nos intimités.

    Avec Anthony Samrani et Stéphanie Khouri, ils tentent de comprendre ce que nos désirs racontent de nous : nos peurs, nos limites, mais aussi nos élans et nos possibles, notre irréductible envie de vivre.

    Lectures :

    Sabyl Ghoussoub : « Les hommes ont constamment besoin de jouir, voilà leur malheur », chronique parue dans L’Orient Le Jour le 3 avril 2026.

    Darina Al Joundi : extrait de la pièce « Le jour où Nina Simone a cessé de chanter », écrite par Darina Al Joundi, avec la complicité de Mohamed Kacimi, publiée aux Editions L’Avant-Scène Théâtre (2013).

    Souhaib Ayoub : « N'étaient-ils pas le voyage lui-même ? », texte publié dans L’Orient Le Jour le 16 mai 2026.

    Chanson : « Femme nue », Vernis Rouge, composée et interprétée par Manon Debs. Avec l’aimable autorisation de l’artiste.

    Cet épisode a été produit par Rima Abdul Malak et Paul Victor Schoucair.

    Jingle : Musique originale de Khaled Mouzanar.

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    51 分
  • « On vous parle de Tyr » avec Hala Wardé, Habib Hadid et Chaza Charafeddine
    2026/06/30

    Cette semaine, L’Orient-La Nuit quitte Beyrouth. Cap au Sud, à Tyr, là où la mer continue de battre les rochers, mais où le tumulte de la ville semble s’être suspendu.

    Grande cité du Liban-Sud, ville millénaire et port légendaire, Tyr sort méconnaissable de cette énième guerre. Pilonnée par l’armée israélienne, traumatisée par le règne des partis-milices, vidée d’une partie de ses habitants, elle n’est plus tout à fait l’ombre de ce qu’elle fut.

    Que reste-t-il de Tyr au soir de la guerre ? Ce qui a disparu. Ce qui tient encore debout. Et ce que signifie reconstruire une ville, mais aussi une mémoire.

    Pour en parler, Stéphanie Khouri reçoit trois personnalités originaires de Tyr : l’architecte Hala Wardé, le restaurateur Habib Hadid, propriétaire du restaurant Le Phénicien, et l’artiste et écrivaine Chaza Charafeddine.

    Trois regards pour raconter une ville intime et historique, blessée mais pas effacée.

    Vous entendrez aussi des habitants évoquer leur Tyr à eux, du quartier de Hosh, aujourd’hui presque entièrement détruit, au vieux port de pêcheurs qui a fait la légende de la cité.

    Présence exceptionnelle de Naji Farah à la guitare.

    Épisode produit par Rima Abdul Malak et Paul Victor Schoucair

    Jingle : musique originale Khaled Mouzanar

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    52 分
  • « Rire à en pleurer » avec John Achkar, Nadyn Chalhoub et Nathalie Masri
    2026/06/23

    Au Liban, rire, c’est souvent une seconde langue, une manière de dire sans dire, de tenir sans céder, de donner du sens à ce qui n’en a plus.

    Car ici, rire est une affaire sérieuse. On s’en sert pour se défouler, pour tenir au milieu du chaos, pour respirer dans une société parfois étouffante. Mais aussi pour contourner, attaquer, briser des tabous. Le rire est aussi une arme politique, une manière de dire autrement ce qui ne peut pas toujours être dit frontalement. Il n’est jamais anodin. Et il traverse tout : notre manière de parler, de chanter, de commenter l’actualité, de survivre au quotidien.

    Pour en parler, Anthony Samrani et Stéphanie Khouri reçoivent trois poids lourds de la scène libanaise : le comédien John Achkar, et le duo Coffee Break, formé par Nadyn Chalhoub et Nathalie Masri.

    Trois regards, trois praticiens de l’humour, pour interroger ce drôle de pays qui sombre, le sourire aux lèvres.

    Une nuit pour se demander pourquoi nous rions, comment nous rions, et jusqu'où nous sommes prêts à aller pour continuer à rire de tout.

    Chanson : Men3id w Men3id - Michelle & Noel Keserwany, avec l’aimable autorisation des artistes.

    Épisode produit par Rima Abdul Malak et Paul Victor Schoucair

    Jingle : musique originale Khaled Mouzanar

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    52 分
  • « C’était mieux hier » avec Charles Hayek et Marwan Hamadé
    2026/06/16

    On vit dans un monde qui passe son temps à nous dire que notre époque est perdue, que plus rien ne reviendra comme avant. Au Liban, la société nous vend les charmes d’un passé où tout était possible. Mais le monde d’avant était-il plus reluisant ? Était-ce vraiment mieux hier ? Ce Liban de « carte postale » a-t-il existé ou est-il un mythe ?

    Pour ce huitième épisode, Anthony Samrani et Stéphanie Khouri reçoivent l’historien Charles Hayek et le député, ancien ministre et journaliste Marwan Hamadé, figure de la communauté druze, qui avait échappé à un attentat en 2004.

    Ensemble, ils interrogent cette « politique de la nostalgie » : que dit-elle de notre rapport au temps, à l’histoire et à l’avenir ? Et surtout, que révèle-t-elle de nos impasses présentes ?

    Reportage de Clara Hage : Depuis son enfance, Antoine Kabbabe filme les lieux qu’il affectionne. Il collectionne les archives comme autant de témoignages de cet âge d’or libanais qui le rend si nostalgique.

    Chanson en exclusivité pour L’Orient La Nuit : Ya Habibi, extraite de Sawa, album de Sohane, dont la sortie est prévue en septembre 2026.

    Accompagnement : Erik Truffaz.

    Arrangements : Gabriel Yared et Fred Jaillard.

    Avec l’aimable autorisation de l’artiste.

    Cet épisode a été produit par Rima Abdul Malak et Paul Victor Schoucair

    Jingle - Musique originale : Khaled Mouzanar

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    50 分