• « Que peut l’art face au chaos du monde ? » avec Joana Hadjithomas et Khalil Joreige
    2026/07/14

    L’Orient-La Nuit ouvre ses micros à l’un des grands duos artistiques libanais, Joana Hadjithomas et Khalil Joreige. Depuis plus de trente ans, ils cherchent ce qui disparaît : les images perdues, les récits effacés, les traces invisibles de notre passé.

    Lauréats du Prix Marcel Duchamp, ils sont connus pour des films comme Memory Box (2021), The Lebanese Rocket Society (2012) ou A perfect day (2005). Ils naviguent entre cinéma, photographie et installations pour interroger la fabrique de l’histoire. Ils ne cessent aussi d’accompagner l’essor du cinéma indépendant libanais, notamment à travers le cinéma Metropolis à Beyrouth, qui vient de célébrer ses vingt ans.

    Que peut l’art face à l’effondrement ? Est-il un refuge, une consolation ? Peut-il encore agir sur le réel ?

    Au Liban, cette question prend un sens particulier. Ici, le chaos n’est pas une abstraction. Ni une exception. Il est une forme permanente d’être au monde. Il s’inscrit dans les corps, les paysages, les esprits. Il redessine les villes, façonne notre rapport à l’avenir. Pourtant, au cœur de ce tumulte, certains continuent de créer. Pour dire ce qui a été tu. Pour recréer du sens. Non pour réparer le monde, mais pour continuer à l’habiter.

    Musique :

    Extrait du morceau “Enfin La Nuit”, composé par Charbel Haber et Fadi Tabbal

    Documentaire :

    Extrait du film Ismyrne, réalisé et écrit par Joana Hadjithomas, Khalil Joreige (2016)

    Cet épisode a été produit par Rima Abdul Malak et Paul Victor Schoucair

    Jingle : musique originale : Khaled Mouzanar

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    51 分
  • « Le sexe n’attend pas la paix » avec Sandrine Atallah et Sabyl Ghoussoub
    2026/07/07

    Pour ce onzième épisode de L’Orient-La Nuit, nous ouvrons une conversation à la fois intime et politique autour de nos sexualités en temps de crise.

    Que fait la guerre à nos corps ? Comment le chaos transforme-t-il notre rapport au plaisir? Le sexe devient-il impossible quand tout vacille ? Ou le désir persiste-t-il, indocile, comme une manière de rester vivant, de résister à l’effondrement ?

    Nous interrogerons aussi le cadre dans lequel ces désirs s’expriment ou se heurtent. Que permettent nos sociétés ? Que surveillent-elles, que condamnent-elles, que passent-elles sous silence ?

    Autour de la table, deux invités pour éclairer ces questions et croiser les regards.

    La médecin et psychosexologue Sandrine Attallah, pionnière de la sexologie clinique au Liban, dont le travail interroge les tabous et accompagne les transformations des sexualités dans le monde arabe ; et l’écrivain franco-libanais Sabyl Ghoussoub, dont l’œuvre explore les identités, les héritages et les contradictions de nos intimités.

    Avec Anthony Samrani et Stéphanie Khouri, ils tentent de comprendre ce que nos désirs racontent de nous : nos peurs, nos limites, mais aussi nos élans et nos possibles, notre irréductible envie de vivre.

    Lectures :

    Sabyl Ghoussoub : « Les hommes ont constamment besoin de jouir, voilà leur malheur », chronique parue dans L’Orient Le Jour le 3 avril 2026.

    Darina Al Joundi : extrait de la pièce « Le jour où Nina Simone a cessé de chanter », écrite par Darina Al Joundi, avec la complicité de Mohamed Kacimi, publiée aux Editions L’Avant-Scène Théâtre (2013).

    Souhaib Ayoub : « N'étaient-ils pas le voyage lui-même ? », texte publié dans L’Orient Le Jour le 16 mai 2026.

    Chanson : « Femme nue », Vernis Rouge, composée et interprétée par Manon Debs. Avec l’aimable autorisation de l’artiste.

    Cet épisode a été produit par Rima Abdul Malak et Paul Victor Schoucair.

    Jingle : Musique originale de Khaled Mouzanar.

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    51 分
  • « On vous parle de Tyr » avec Hala Wardé, Habib Hadid et Chaza Charafeddine
    2026/06/30

    Cette semaine, L’Orient-La Nuit quitte Beyrouth. Cap au Sud, à Tyr, là où la mer continue de battre les rochers, mais où le tumulte de la ville semble s’être suspendu.

    Grande cité du Liban-Sud, ville millénaire et port légendaire, Tyr sort méconnaissable de cette énième guerre. Pilonnée par l’armée israélienne, traumatisée par le règne des partis-milices, vidée d’une partie de ses habitants, elle n’est plus tout à fait l’ombre de ce qu’elle fut.

    Que reste-t-il de Tyr au soir de la guerre ? Ce qui a disparu. Ce qui tient encore debout. Et ce que signifie reconstruire une ville, mais aussi une mémoire.

    Pour en parler, Stéphanie Khouri reçoit trois personnalités originaires de Tyr : l’architecte Hala Wardé, le restaurateur Habib Hadid, propriétaire du restaurant Le Phénicien, et l’artiste et écrivaine Chaza Charafeddine.

    Trois regards pour raconter une ville intime et historique, blessée mais pas effacée.

    Vous entendrez aussi des habitants évoquer leur Tyr à eux, du quartier de Hosh, aujourd’hui presque entièrement détruit, au vieux port de pêcheurs qui a fait la légende de la cité.

    Présence exceptionnelle de Naji Farah à la guitare.

    Épisode produit par Rima Abdul Malak et Paul Victor Schoucair

    Jingle : musique originale Khaled Mouzanar

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    52 分
  • « Rire à en pleurer » avec John Achkar, Nadyn Chalhoub et Nathalie Masri
    2026/06/23

    Au Liban, rire, c’est souvent une seconde langue, une manière de dire sans dire, de tenir sans céder, de donner du sens à ce qui n’en a plus.

    Car ici, rire est une affaire sérieuse. On s’en sert pour se défouler, pour tenir au milieu du chaos, pour respirer dans une société parfois étouffante. Mais aussi pour contourner, attaquer, briser des tabous. Le rire est aussi une arme politique, une manière de dire autrement ce qui ne peut pas toujours être dit frontalement. Il n’est jamais anodin. Et il traverse tout : notre manière de parler, de chanter, de commenter l’actualité, de survivre au quotidien.

    Pour en parler, Anthony Samrani et Stéphanie Khouri reçoivent trois poids lourds de la scène libanaise : le comédien John Achkar, et le duo Coffee Break, formé par Nadyn Chalhoub et Nathalie Masri.

    Trois regards, trois praticiens de l’humour, pour interroger ce drôle de pays qui sombre, le sourire aux lèvres.

    Une nuit pour se demander pourquoi nous rions, comment nous rions, et jusqu'où nous sommes prêts à aller pour continuer à rire de tout.

    Chanson : Men3id w Men3id - Michelle & Noel Keserwany, avec l’aimable autorisation des artistes.

    Épisode produit par Rima Abdul Malak et Paul Victor Schoucair

    Jingle : musique originale Khaled Mouzanar

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    52 分
  • « C’était mieux hier » avec Charles Hayek et Marwan Hamadé
    2026/06/16

    On vit dans un monde qui passe son temps à nous dire que notre époque est perdue, que plus rien ne reviendra comme avant. Au Liban, la société nous vend les charmes d’un passé où tout était possible. Mais le monde d’avant était-il plus reluisant ? Était-ce vraiment mieux hier ? Ce Liban de « carte postale » a-t-il existé ou est-il un mythe ?

    Pour ce huitième épisode, Anthony Samrani et Stéphanie Khouri reçoivent l’historien Charles Hayek et le député, ancien ministre et journaliste Marwan Hamadé, figure de la communauté druze, qui avait échappé à un attentat en 2004.

    Ensemble, ils interrogent cette « politique de la nostalgie » : que dit-elle de notre rapport au temps, à l’histoire et à l’avenir ? Et surtout, que révèle-t-elle de nos impasses présentes ?

    Reportage de Clara Hage : Depuis son enfance, Antoine Kabbabe filme les lieux qu’il affectionne. Il collectionne les archives comme autant de témoignages de cet âge d’or libanais qui le rend si nostalgique.

    Chanson en exclusivité pour L’Orient La Nuit : Ya Habibi, extraite de Sawa, album de Sohane, dont la sortie est prévue en septembre 2026.

    Accompagnement : Erik Truffaz.

    Arrangements : Gabriel Yared et Fred Jaillard.

    Avec l’aimable autorisation de l’artiste.

    Cet épisode a été produit par Rima Abdul Malak et Paul Victor Schoucair

    Jingle - Musique originale : Khaled Mouzanar

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    50 分
  • « L'Orient sur le divan » avec la rédaction de L'Orient-Le Jour
    2026/06/09

    Pour ce septième épisode de L’Orient-La Nuit, c’est notre rédaction qui passe sur le divan.

    Anthony Samrani, Stéphanie Khouri, Rita Sassine, Salah Hijazi, Caroline Hayek et Scarlett Haddad partagent les coulisses de leur travail, leurs combats, leurs espoirs - ou ce qu’il en reste -, mais aussi leurs doutes et leurs peurs.

    À travers leur parcours et leur expérience, ils racontent la manière dont ils contribuent à faire L’Orient-Le Jour.

    Ils répondent aussi aux questions de nos lecteurs et auditeurs.

    Chanson « Fine Anyway » de Rogér Fakhr, avec l’aimable autorisation de l’artiste

    Cet épisode a été produit par Rima Abdul Malak et Paul Victor Schoucair

    Jingle - Musique originale : Khaled Mouzanar

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    50 分
  • « Peut-on encore se parler ? » avec Dima Sadek
    2026/06/02

    Anthony Samrani et Stéphanie Khouri reçoivent la journaliste et commentatrice politique libanaise Dima Sadek autour d’une question urgente : dans un pays de plus en plus polarisé, les Libanais sont-ils encore capables de dialoguer ?

    Issue d’une famille chiite originaire de Khiam, au Liban-Sud, Dima Sadek connaît de l’intérieur l’univers social, politique et culturel dans lequel le Hezbollah exerce son influence. Depuis plusieurs années, elle s’est imposée comme l’une des critiques les plus acerbes du parti chiite, tout en continuant de dénoncer les crimes israéliens. Ses prises de position lui ont valu nombres de menaces, poursuites judiciaires et campagnes de harcèlement.

    Depuis des mois, la guerre redessine le paysage du Liban. Au Sud, les destructions s’accumulent, l’avancée israélienne se poursuit, des villages entiers sont rayés de la carte et vidés de leurs habitants. Une très grande majorité de Libanais rejettent cette logique meurtrière, et la puissance de feu israélienne, qui continue de détruire des pans entiers du territoire. Mais les Libanais continuent de se déchirer quant à l’origine de l’étincelle, et la solution à venir. Les lignes de fracture se creusent. Les accusations fusent, les récits s’affrontent et chacun semble sommé de choisir son camp, son langage, sa vérité.

    D’un côté, une partie du pays tient le Hezbollah comme principal responsable de la guerre et ne voit d’issue que dans son anéantissement. De l’autre, une partie du Liban est convaincue de la nécessité d’une “résistance” face à une politique israélienne faisant fi des vies humaines. Entre les deux, le divorce est acté. D’incidents armés en affrontements verbaux, la tension est à son comble.

    Dans ce contexte inflammable, la voix de Dima Sadek résonne avec une force particulière.

    Un échange sur la possibilité du désaccord et les limites du vivre-ensemble, mais aussi sur la nécessité de continuer à construire un langage commun lorsque tout semble pousser à la fragmentation.

    Poème de Sofia Karampali Farhat, extrait de Zaatar, Editions Bruno Doucey 2023.

    Chanson « Ecorché » de Cyril Mokaiesh et Clara Ysé, avec l’aimable autorisation des artistes, album Dyade, 2021. Compositeurs Cyril Mokaiesh, Jan Pham Huu Tri.

    Cet épisode a été produit par Rima Abdul Malak et Paul Victor Schoucair

    Jingle - Musique originale : Khaled Mouzanar

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    40 分
  • « Quitter sans partir »
    2026/05/26

    Quitter sans partir, c’est l’histoire de nos vies ballotées entre les avions, les passeports, les années qui passent et ces pays qui restent en nous. Ni d’ici, ni d’ailleurs, ou peut-être un petit peu des deux ?

    Ce cinquième épisode de « L’Orient-La Nuit », le podcast de « L’Orient-Le Jour » est consacré à ceux qui échappent aux étiquettes et habitent un entre-deux.

    Nous quittons exceptionnellement Beyrouth pour accoster à Saint-Malo pour le festival Étonnants Voyageurs, dont le Liban est l’invité d’honneur. Stéphanie Khouri reçoit l’écrivain Selim Nassib et le dessinateur Charles Berberian. Deux invités dont les parcours traversent les frontières, les langues et les mémoires, entre attachement au Liban, vie ailleurs et identité plurielle.

    Selim Nassib est issu d’une famille juive libanaise d’origine syrienne. Il vit en France depuis le début des années 70. Quant à Charles Berberian, il est né en Irak d'un père arménien et d'une mère grecque-chypriote. Il passe sa jeunesse au Liban avant de partir pour la France.

    À une époque où les identités se crispent et où les frontières se ferment, que signifie avoir plusieurs patries ? Comment apprend-on à vivre entre plusieurs rives, plusieurs histoires, plusieurs « chez-soi » ?

    Une conversation sur la transmission, le déracinement, les fidélités invisibles et cette manière singulière qu’ont certains destins de faire de l’entre-deux non pas une perte, mais un lieu de vie.

    Musique : Charles Berberian reprend « L’Ange déchu » de Jean-Louis Murat, interprète des extraits de « Ring them bells » de Bob Dylan et des extraits de « Avalanche » de Leonard Cohen.

    Nos invités : - Selim Nassib, écrivain - Charles Berberian, dessinateur

    Cet épisode a été produit par Rima Abdul Malak et Paul Victor Schoucair

    Jingle - Musique originale : Khaled Mouzanar

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    49 分