Kuma Kura, le groupe franco‑burkinabè qui politise le groove
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概要
Un balafon et une batterie, des langues qui se répondent du français au dioula, des riffs rock et des grooves venus du Sahel : le groupe franco‑burkinabè Kuma Kura vient d'entamer une tournée à travers la France - de Belfort à Marseille - pour présenter son album éponyme, sorti le 6 mars dernier. Un pont musical entre Ouagadougou et Lyon qui se décline en huit titres et se conjugue en quatre langues.
Kuma Kura, littéralement « nouvelle langue » ou « nouvelle raison » en dioula, c'est l'histoire de deux artistes décidés à abolir les frontières à coups de balafon, de batterie et d’audace. D’un côté, Richard Monségu, batteur lyonnais, chercheur en sciences sociales et véritable boulimique de projets musicaux, fort d’une vingtaine d’albums. De l’autre, Jahkasa, chanteur-balafoniste burkinabè issu d’une famille de griots, héritier d’une tradition où la musique transmet l’histoire autant qu’elle forge les consciences.
Leur collaboration repose sur une conviction commune : la musique est un pont. Un lien vivant capable de relier les peuples, les langues, les histoires. « Je m’inspire de toute sorte de musique qui a de l’âme, qui donne de l’émotion, qui passe des messages », confie Jahkasa. Richard Monségu renchérit : « Pour relier, il faut construire des ponts. Et l’artiste se doit d’être un pont lui-même. » Ensemble, ils livrent une œuvre qui, selon leurs propres mots, « rend la liberté à tous les exilés ».
Kuma Kura revendique une démarche décoloniale assumée. Le groupe aborde l’absurdité des conflits armés, la langue de bois des politiques, la nécessité de réveiller les consciences. Ces thèmes engagés se déploient dans une liberté musicale déconcertante : reggae et jazz s’y croisent, un rock progressif y côtoie une flûte peule, des guitares électriques se mêlent au balafon. Une fusion audacieuse et lumineuse, comme la bande‑son d’un monde qui refuse les frontières.