エピソード

  • Chez le barbier traditionnel - Maroc
    2025/12/01

    Poussez la porte d’un barbier traditionnel de la médina de Marrakech. Guidé par un habitant, vous découvrez l’histoire d’un métier ancien où le soin dépasse l’esthétique pour devenir un geste de respect et de transmission. Dans le petit salon animé, les gestes précis du maître barbier s’accompagnent de rires, de conversations et d’un thé à la menthe partagé. Plus qu’une coupe, c’est un moment de convivialité qui révèle l’âme chaleureuse et sociale de la tradition marocaine.

    "Tout commence dans un petit café de Marrakech. Othmane, un habitant du quartier nous rejoint. Le temps d’un thé, il nous plonge dans l’histoire vivante d’un métier ancestral : celui de barbier. Transmis de père en fils, c’est un rituel profondément ancré dans la tradition musulmane. Aujourd’hui encore, ces gestes se perpétuent, dans de petits salons cachés, où le temps semble suspendu. On arpente maintenant les ruelles de la médina avec Othmane pour se rendre dans l’un d’entre eux. Derrière une devanture discrète, un barbier nous accueille. Ici, le décor est simple : un fauteuil en cuir, un miroir piqué, des outils alignés. L’ambiance est chaleureuse, le thé à la menthe circule, les salutations fusent. On lui montre la photo de la coupe que l’on souhaite. À côté, Othmane traduit. Le barbier écoute, observe, engage la conversation, puis commence, avec précision et soin. Son rasoir glisse avec assurance sur la peau, les ciseaux sculptent les cheveux. Chaque mouvement témoigne d’un savoir-faire vivant. Dans la tradition musulmane, tailler la barbe ou les cheveux va au-delà d’un choix esthétique : c’est un acte de respect, de purification, de mise en valeur de soi. Et ici, au salon, c’est aussi un rituel partagé. Un moment d’échange, d’écoute. On parle du quartier, des enfants, des absents. Le barbier connaît tout le monde. Il entretient le lien social. Quand on ressort, le visage lisse, la nuque nette, on emporte bien plus qu’une coupe. On a été accueilli dans un espace de transmission, de présence et de confiance. Un lieu où l’échange est aussi précieux que le geste.
    Une expérience à vivre, avec Comptoir des Voyages."

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    2 分
  • La musique de Manchester en black cab - Angleterre
    2025/12/01

    Suivez John, enfant de Manchester et amoureux de sa scène musicale, pour une escapade en black cab électrique au cœur du “Madchester”. À travers ses anecdotes et ses souvenirs, il vous ouvre les portes d’une ville où chaque rue résonne d’un riff de guitare. Des clubs mythiques aux studios d’enregistrement, vous marchez dans les pas de Joy Division, Oasis ou The Smiths. Plus qu’un simple tour, c’est une plongée vibrante dans l’âme rock de Manchester, une ville qui vit encore au rythme de son héritage musical.

    "À Manchester, ce n’est pas la musique qu’on vient écouter. C’est l’histoire qu’elle raconte. Et pour la comprendre, on embarque dans le black cab électrique de John, chauffeur de taxi. C’est un passionné de musique. Le parcours qu’il propose est adaptable et pensé pour s’ajuster aux goûts musicaux de chacun. Rock, punk, électro, britpop… Chaque arrêt peut être personnalisé : salles de concert, studios d'enregistrement, pubs ou monuments… Premier arrêt : le Salford Lads Club, devenu culte grâce à The Smiths. C’est ici que la chanson Cemetry Gates trouve son inspiration. Le taxi reprend sa route. Deuxième halte : le Free Trade Hall. Ici, en 1976, les Sex Pistols ont joué devant une poignée de spectateurs. Un concert fondateur. Ce soir-là, la scène musicale de Manchester a changé de visage. Une onde de choc qui a redéfini la scène musicale locale. Étape finale : The Haçienda. Encore un club devenu mythique, fondé par les créateurs de Joy Division. Ce lieu a incarné l’explosion du mouvement "Madchester", mélange de rock alternatif et de house, qui a marqué toute une génération. C’est plus qu’une visite, c’est une transmission. À travers ces arrêts, on mesure la force de cette ville. On comprend mieux pourquoi Manchester est avec Londres, Liverpool ou Bristol, l’un des grands berceaux de la musique britannique. Aujourd’hui encore, la ville vibre au rythme de festivals comme Parklife et de salles emblématiques comme Band on the Wall ou Night & Day Café. Quand on descend du taxi, les morceaux restent. Comme une bande-son qu’on emporte avec soi.
    Une expérience à vivre, avec Comptoir des Voyages."

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    2 分
  • La vie sous l'ère soviétique racontée par un local - Kirghizistan
    2025/12/01

    Rencontrez Maria, professeure de français à Bichkek et témoin direct de plus de cinquante ans de vie sous l’ère soviétique. Dans les salles de l’Université nationale, elle raconte avec précision son quotidien d’alors : l’éducation, la santé, les règles de vie, les libertés limitées… Sans nostalgie ni jugement, elle livre un regard nuancé — « ce n’était ni mieux ni pire, simplement différent ». À travers ses souvenirs, se dessine un éclairage rare sur le Kirghizistan d’hier pour mieux comprendre celui d’aujourd’hui.

    "À Bichkek, l’université nationale semble calme. Mais derrière les murs lisses de l’institution, une mémoire bouillonne encore. Celle de Maria, 78 ans, qui, portée par sa passion restée intacte, enseigne le français à des générations d’étudiants. Elle a traversé un demi-siècle de bouleversements. L’époque soviétique, elle ne fait pas que la raconter, elle l’a vécue. C’est captivant de l’écouter ! Études à Saint-Pétersbourg dans les années 80, thèse soutenue au cœur du bloc soviétique, puis retour au Kirghizistan pour y transmettre sa langue et sa rigueur. Lors de notre rencontre, elle revient sur les systèmes qui ont façonné sa jeunesse : une éducation gratuite, des bourses attribuées au mérite, un accès garanti aux soins… mais un monde fermé. Pas de voyages, peu de libertés individuelles. On mesure à quel point l’équilibre était fragile. Aujourd’hui, elle voit les jeunes partir étudier à l’étranger, participer à des programmes comme Erasmus. Une ouverture autrefois inimaginable. Pour elle, ce n’est pas une opposition entre hier et aujourd’hui. Juste un monde qui a changé. Et qu’il faut comprendre avec nuance. Maria ne cherche pas à transmettre une vérité. Elle transmet une expérience. Avec précision. Avec cette lucidité rare de ceux qui ont connu plusieurs systèmes sans se figer dans aucun. Elle a une façon délicate de faire le lien entre le passé et le présent, sans tomber dans la nostalgie ni le rejet.
    Une expérience à vivre, avec Comptoir des Voyages."

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    2 分
  • Initiation au mixage avec un DJ à Berlin - Allemagne
    2025/11/24

    Dans cet épisode, vous plongez dans l’âme électro de Berlin, capitale mondiale de la techno depuis les années 90. Dans un studio niché dans l’ancien Berlin-Est, un DJ professionnel vous initie aux secrets du mix : vinyles, CDJ, effets, transitions… Pas besoin d’expérience, juste l’envie de créer. Au fil de l’atelier, vous composez votre propre set et découvrez de l’intérieur l’énergie underground qui fait battre le cœur culturel de la ville.

    "Dans le quartier de Marzahn, au cœur d’une ancienne zone résidentielle de l’ex-Berlin Est, on entre dans un immeuble réaménagé en centre artistique. Ici, près de 200 studios et espaces de répétition accueillent musiciens et artistes de tous horizons. Dans l’un d'eux, un DJ professionnel nous accueille pour apprendre l’art du djing. L’atelier commence. On découvre d’abord le matériel, le même utilisé par les DJ professionnels des clubs de la ville. Tables de mixage, vinyles… On vous guide pas à pas : écoute, calage rythmique, effets, transitions. On choisit notre méthode de mixage : sur vinyle, numérique ou les deux. On se lance. Une première boucle, un effet, un fondu. On se trompe, on recommence. Et soudain... ça fonctionne. Cette parenthèse musicale s'intègre complètement dans la dynamique "underground » et "pop culture" de Berlin. À Berlin, le djing est une façon de raconter. De transmettre. D’exister autrement. Depuis les années 90, la ville est devenue le cœur d’une scène techno dynamique, symbole d’optimisme et de renouveau après la chute du Mur. En 2024, cette culture musicale a même été inscrite au patrimoine culturel immatériel de l’UNESCO. On repart avec notre propre set. Une piste, unique, un souvenir sonore. Et l’intuition que la ville a encore bien des choses à nous dire.
    Une expérience à vivre, avec Comptoir des Voyages."

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  • Rencontre avec un graffeur de matatu à Nairobi - Kenya
    2025/11/24

    Explorez la culture vibrante des matatus de Nairobi, ces minibus colorés devenus de véritables icônes urbaines. Plus que de simples transports, ils sont des galeries d’art mobiles où graffeurs et mécaniciens expriment l’identité des quartiers. Dans l’atelier d’un artiste, vous découvrez comment ces véhicules customisés racontent la créativité, la fierté et la vie quotidienne de la capitale kényane.

    "À Nairobi, le minibus atypique et haut en couleur dans lequel nous sommes installés s’élance dans le flot dense de la circulation. C’est un matatu, l’un des milliers de minibus collectifs qui sillonnent les rues encombrées de la ville chaque jour, indispensables pour les 80 % d’habitants qui n’ont pas de voiture. Recouverts de graffitis colorés, d’écrans, de lumières, de slogans, ils incarnent un transport exubérant, engagé, vivant. On arrive devant un garage. Ici, l’air sent la peinture fraîche et le métal chauffé. Au fond, un matatu est en pleine transformation. Le graffeur du matatu nous accueille avec un large sourire. Il nous montre ses croquis, ses bombes de peinture, ses références : versets religieux, stars du ballon rond, héros de séries se mélangent. Chaque bus reflète l’âme de son chauffeur, de son quartier, de son époque. On assiste à la métamorphose d’un simple minibus en œuvre d’art mobile. C’est une affirmation identitaire développée il y a une quinzaine d’années sous l’impulsion de Moha, ancien chauffeur devenu icône de la pop culture kenyane. Les chauffeurs investissent pour attirer regards et passagers car ici, on attend et on choisit le matatu le plus en vogue, celui qui pulse et permet de se reconnaître. En roulant dans Nairobi, on comprend que les matatus ne transportent pas que des passagers. Ils font circuler des rêves, des revendications, une culture en mouvement.
    Une expérience à vivre, avec Comptoir des Voyages."

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  • Dans la peau d'un dabbawallah - Inde
    2025/11/24

    Dans ce premier épisode, vous plongez au cœur d’un système de logistique unique au monde : celui des dabbawallahs de Mumbai. Depuis plus d’un siècle, environ 1.500 livreurs transportent chaque jour près de 100.000 repas en seulement trois heures, sans informatique et avec une fiabilité remarquable. Suivez ces hommes dans leur tournée, de la collecte des repas à domicile jusqu’à la livraison dans les bureaux, via les trains bondés.

    "À l’heure où Mumbai se met en mouvement, des silhouettes blanches traversent la ville à vélo. Ce sont les 1 500 dabbawallahs, littéralement “les porteurs de boîtes”. Cent mille repas en 3 heures. Impressionnant. On embarque avec l’un d’eux dans la tournée d’un quartier. Depuis 1885, ils transportent les repas faits maison depuis les foyers jusqu’aux bureaux, six jours par semaine. Ce service est né d’un besoin culturel fort : en Inde, les repas préparés chez soi sont préférés pour leur goût, mais aussi pour respecter les règles de caste qui régissent les pratiques alimentaires. Les familles leur tendent les tiffins encore tièdes ou les ont accrochés à leur porte. Chaque boîte porte un code couleur et des symboles indiquant l’adresse finale. Un premier tri s’effectue dans le quartier, puis d’un pas pressé, on va prendre le train. Arrivés à la gare centrale, tous les dabbawallahs se rassemblent. Quel spectacle ! Les paniers changent de mains, la ville entière devient un réseau vivant. Rien d’écrit, aucune machine. Seulement une mémoire collective et un sens de la précision. On suit maintenant l’un d’eux pour la livraison sur les lieux de travail. À treize heures, chaque repas arrive à bon port : moins d’une erreur sur six millions, selon une étude de Harvard. Une logistique étudiée et jamais égalée dans le monde. Derrière la performance, on découvre une éthique. Tous les dabbawallahs sont égaux, sans hiérarchie, unis par la foi hindoue varkari qui prône service et dévotion. Ce jour-là, au milieu des trains et des rires, on saisit la beauté de ce système en apparence chaotique : un miracle d’organisation que l’on aura pu découvrir de l’intérieur.
    Une expérience à vivre, avec Comptoir des Voyages."

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    2 分