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À Philadelphie, ambiance mitigée pour les 250 ans de la Déclaration d'indépendance des États-Unis

À Philadelphie, ambiance mitigée pour les 250 ans de la Déclaration d'indépendance des États-Unis

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Les États-Unis célèbrent ce samedi 4 juillet les 250 ans de leur indépendance. Une fête nationale que le président Donald Trump veut grandiose et qu'il a transformée en une manifestation partisane à sa propre gloire. Le coup d'envoi de ces festivités a été lancé il y a déjà plusieurs semaines, avec des événements organisés dans tout le pays. C'est à Philadelphie que la Déclaration d'indépendance a été signée le 4 juillet 1776. Mais à l'approche de l'anniversaire, la ferveur est pour le moins contenue.

De notre envoyé spécial à Philadelphie,

Casquette sur le crâne et baskets aux pieds, Dan assure la visite du quartier historique de Philadelphie. Ce retraité reconverti en guide-conférencier entraîne derrière lui un petit groupe de touristes. Parmi eux, Andy Peters. Il vient de Floride et il parle de ces 250 ans comme d'un moment exceptionnel. « Ce n'est pas comme un 4-Juillet ordinaire. On dirait que cette fête dure toute l'année. Et c'est génial que ça coïncide avec la Coupe du Monde, se réjouit-il. J'entends tellement d'histoires de gens qui viennent d'Europe et d'autres régions du monde, et qui ont tous une vision différente de ce que veut dire être Américain. »

Mais dès que l'on s'écarte de ces lieux chargés d'histoire, l'enthousiasme retombe. D'ailleurs, excepté les affiches 250 ans sur l'avenue qui conduit à l'hôtel de ville, rien ne laisse penser que Philadelphie s'apprête à célébrer un tel anniversaire.

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Peur du terrorisme et difficultés économiques

Dans le square George Washington, c'est d'abord une certaine inquiétude que cette dame exprime : « Le terrorisme m'inquiète. Je ne sais pas ce qu'il va se passer… J'espère que tout le monde fera la fête, mais on vit une époque tellement folle. » Près d'elle, son mari se souvient du bicentenaire, en 1976, et d'un engouement bien plus important que pour ce « semiquincentennial », le nom donné à ce 250ᵉ anniversaire aux États-Unis. « Le bicentenaire, il y a 50 ans – 50 ans, déjà ! –, c'était géant ! Tout le monde en parlait : bicentenaire, bicentenaire ! Peut-être parce que c'est un chiffre rond et un mot plus facile à prononcer, suppose-t-il. Cette fois, c'est plus discret, autant que je puisse en juger. J'ai hâte d'y être, ça devrait être sympa. Mais ce n'est pas le truc énorme auquel je m'attendais. »

Il faut dire que le contexte économique n'aide pas. « Mon principal souci, c'est peut-être égoïste, mais c'est le coût de la vie », confie Christian, 26 ans, qui ajoute : « Je voudrais pouvoir aller au supermarché sans avoir à claquer la moitié de mon salaire. Je veux pouvoir payer mon loyer sans dépenser tout ce que j'ai… »

La visite guidée s'achève là où elle a commencé. Et malgré les réserves exprimées au sujet de ces 250 ans, Dan, le guide, n’est pas inquiet. « La ferveur prend clairement de l'ampleur », affirme-t-il. Mais dans les rues de Philadelphie, difficile de le confirmer.

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