『L'inquiétant bilan de l'exil forcé des journalistes dans le monde』のカバーアート

L'inquiétant bilan de l'exil forcé des journalistes dans le monde

L'inquiétant bilan de l'exil forcé des journalistes dans le monde

無料で聴く

ポッドキャストの詳細を見る
Dans son dernier rapport, Reporters sans frontières (RSF) dresse un bilan accablant sur l’exil forcé des journalistes dans le monde. L’ONG révèle que le nombre de pays de départ des journalistes a doublé en cinq ans. Guerres, crimes organisés, régimes répressifs, plus de 1400 journalistes d’au moins 65 pays ont dû fuir les menaces, la prison ou la mort. Et leurs difficultés ne s'arrêtent pas dans leur nouveau pays d’accueil. Nombre d’entre eux continuent de subir des violences administratives, des extorsions ou des expulsions. Le nouveau rapport accompagné d’une carte interactive permet de visualiser le parcours des journalistes aidés par l’ONG dans leur exil. Un constat : le phénomène est en expansion. Vianney Loriquet, journaliste data à RSF : « Il y a des tendances liées à des régimes autoritaires qui vont frapper certaines zones en particulier. Ça va être le cas par exemple notamment de l’Amérique centrale avec le Salvador. Il y a pas mal de zones un peu grises, où ce sont des pays qui sont à la fois des pôles d’accueil régionaux pour des journalistes. Je pense notamment à l’Égypte qui accueille de très nombreux journalistes soudanais qui fuient le conflit, la guerre civile au Soudan, mais à la fois sont des pays desquels des journalistes nationaux sont forcés de s’exiler. L’Égypte, par exemple, est l’une des dix plus grandes prisons au monde pour les journalistes. Il y a aujourd’hui près de 20 journalistes qui sont encore emprisonnés en Égypte. » Afghanistan : la moitié des journalistes concernés par l'exil En cinq ans, l'Afghanistan a connu l'une des pires hémorragies de journalistes depuis la chute de Kaboul en 2021. Un exil qui n'est pas synonyme de sécurité. « Pour l’Afghanistan, à l’échelle de nos données, c’est la moitié des journalistes concernés par l’exil sur ces cinq dernières années, près de 700. Ce sont des journalistes qui ont des parcours d’exil qui sont particulièrement compliqués. Une très grande partie d’entre eux se sont retrouvés bloqués au Pakistan où ils doivent faire face à des tentatives d’extorsion, à des mises sous détention et même à des expulsions. On en a compté au moins une cinquantaine jusqu’ici de journalistes qui ont ainsi été forcés de retourner en Afghanistan avec tous les risques que cela comporte. Là on est même à des années lumières de même parler de leur permettre de continuer à faire leur travail, là c’est simplement leur permettre de rester en vie déjà. À lire aussiAfghanistan: menaces sur les ondes, l'enquête de Forbidden Stories Birmanie : 300 journalistes réfugiés Autre pays soumis à la terreur, la Birmanie, où les journalistes subissent une répression implacable de la junte. « La junte veut vraiment réduire la presse au silence. Environ 300 journalistes birmans auraient trouvé refuge notamment en Thaïlande. Reporters sans frontières a mis en place un programme qui permet de soutenir les journalistes birmans installés en Thaïlande et de leur permettre de continuer à faire leur travail, mais les conditions de travail sont vraiment très précaires pour ces journalistes exilés qui n'ont quasiment pas de couverture médicale, qui ont des salaires très réduits et donc cet exil les frappe très durement. » RSF appelle les pays d’accueil des journalistes exilés à renforcer leurs protections juridiques, notamment en accordant des visas de longue durée, mais aussi à soutenir leur viabilité financière et enfin à renforcer les capacités, notamment technologiques, de ces médias en exil. À lire aussiLes médias indépendants de Birmanie exilés en Thaïlande font face à de nombreux défis
adbl_web_anon_alc_button_suppression_t1
まだレビューはありません