Archives et mémoires de Gaza
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Une émission enregistrée en public à Marseille pour l’ouverture de la Saison Méditerranée imaginée par sa commissaire générale Julie Kretzschmer, dont l’objectif est de renforcer une communauté de destin entre les différentes rives. Et parmi les multiples enjeux et défis partagés entre les pays méditerranéens, se pose la question des archives et de la mémoire de la bande de Gaza, détruite à 80% par la guerre menée par Israël suite aux attaques du Hamas du 7 octobre 2023.
C'est l’un des thèmes majeurs de cette saison multiculturelle Gaza a perdu son patrimoine architectural, son patrimoine culturel, ses lieux de culte et 10% de sa population soit 200 000 hommes, femmes et enfants. Des mémoires et des archives irremplaçables et inachevées pour citer l’exposition Studio Kegham présentée au Centre photographique Marseille, des images en noir et blanc comme un album de famille d’un Gaza détruit que réanime Kegham Djeghalian junior, petit-fils de Kegham Djeghalian senior son grand-père arménien, fondateur du premier studio photographique de la ville de Gaza dès 1944.
Au cœur des images photographiques de ce Gaza disparu, nous donnons donc la parole aux archives vivantes de Gaza que sont les artistes et leurs œuvres : Nour Elassy, poétesse, pour ses textes sur le génocide et l’exil ; Maha Al-Daya, pour ses cartes brodées de la bande de Gaza ; Shareef Sarhan pour son projet gazaoui Re-Lighthouse, reconstruction du phare de Gaza… Et Marion Slitine, anthropologue et fondatrice du collectif Ma’ann pour l’exposition « Déplacer le silence : 40 artistes et poétes.ses de Gaza ».
Découvrez le programme de l'ouverture de la Saison Méditerranée
Découvrez l'exposition Photo Kegham de Gaza
Découvrez l'exposition Déplacer le silence
Découvrez les poèmes de Nour Elassy prochainement édités aux Liens qui libèrent le 9 septembre « Il manque à mes mains de quoi te sauver ».
Il manque à mes mains
Ciel noir
terre rouge
des enfants hurlent
et tout semble si
profondément irréel
« Je ne vois plus. Je suis tout seul.
Sors-moi de là »,
un enfant crie, par-dessous les gravats
Pardonne-moi, mon enfant
Il manque à mes mains.
J’ai bien tenté d’appeler à l’aide
Mais il s’avère que l’aide
elle-même
a besoin de secours
J’ai bien tenté de hurler
en direction des caméras allumées
Il s’avère que le monde entier regardait déjà.
Regardait droit,
avec des yeux impuissants
J’ai bien tenté de crier, du plus fort que j’ai pu
Mais il s’avère qu’ils étaient tous sourds
Pardonne-moi, mon enfant
Il manque à mes mains de quoi te sauver.