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À la Une: le prix du pétrole à la hausse, le moral en baisse

À la Une: le prix du pétrole à la hausse, le moral en baisse

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概要

La guerre en Iran entre dans sa 10e semaine et si le cessez-le-feu est toujours en vigueur, c’est toujours l’impasse sur le plan diplomatique. Conséquence, pointe le Guardian à Londres, « les marchés pétroliers sont fébriles » et le prix du pétrole n’en finit plus de grimper… Les marchés pétroliers ont été secoués par les dernières déclarations de Donald Trump, qui « semble déterminé à maintenir le blocus des ports iraniens par la marine américaine pendant plusieurs mois. » D’après le blog spécialisé, Oxford Economics, cité par le Guardian, « si la situation actuelle de blocage dans le détroit d’Ormuz se poursuit, les prix du pétrole pourraient monter jusqu’à 190 dollars d’ici le mois d’août. » Le Guardian qui cite également l’économiste Paul Krug, ancien chroniqueur du New York Times, selon lequel « une récession mondiale généralisée est plus que probable si le détroit reste fermé pendant trois mois de plus, ce qui semble tout à fait possible ». « Les craintes d’un blocus prolongé (donc) poussent les prix », constate Le Figaro à Paris. Le baril de Brent s’envole à près de 125 dollars. Les géants du pétrole : grands gagnants de la guerre… Et c’est dans ce contexte que les profits des grands pétroliers atteignent des niveaux record… On reste avec Le Figaro qui constate que « gagner beaucoup d’argent en profitant de l’envolée des prix du pétrole, consécutive à la guerre dans le golfe Persique, devient vite un sujet polémique. C’est ce qu’expérimente TotalEnergies, avec des profits qui frôlent les 5 milliards de dollars. Et toutes les "majors" du pétrole sont dans le même cas. » Résultat, pointe le journal, « l’éventualité d’une surtaxation de ces bénéfices est immédiatement revenue dans le débat public. » « TotalEnergies grand vainqueur de la guerre », s’exclame Libération. Et « la question de la taxation des superprofits du pétrole est revenue comme un boomerang. » Total va-t-il mettre la main au portefeuille ? Rien n’est moins sûr…, répond Libé. « Une taxe au niveau européen sur les superprofits du pétrole et du gaz avait été instaurée en 2022-2023 après l’invasion de l’Ukraine par la Russie et avait rapporté 28 milliards d’euros à l’échelle de l’Union pour contribuer à un "bouclier énergétique", rappelle le journal. Mais pour l’heure, l’initiative est au point mort, constate Libération, la France, qui protège TotalEnergies ne s’y est pas associée. (…) Le gouvernement préfère pour l’heure privilégier la piste moins douloureuse pour Total consistant à encadrer les marges réalisées par les distributeurs de carburant au-delà de 1,71 euro le litre. Le décret "est prêt" a fait savoir Matignon en précisant que la question de le mettre en application n’était “pas tranchée“. » Bref, aucune aide à attendre pour l’instant pour les millions d’automobilistes qui peinent à faire le plein… Un 1er-Mai discret ? Demain 1er-Mai : va-t-on assister à une vague de mécontentement en France ? Entre la crise des carburants, le possible retour de l’inflation, la stagnation des salaires… Non, répond Le Monde : « Il y a peu de chances de voir des millions de personnes nourrir les cortèges de travailleurs, demain vendredi. (…) Le ressentiment reste encore relativement feutré » En fait, explique dans les colonnes du journal, Marylise Léon, la secrétaire générale de la CFDT, « il y a une forme d’immobilisme et d’attentisme car la campagne présidentielle va bientôt démarrer et les Français se disent qu’ils y verront plus clair. » Récemment, une étude menée par Ipsos, le Cevipof et la Fondation Jean Jaurès, toujours dans Le Monde, indiquait « un profond désir de changement, qui a progressé depuis les débuts du second quinquennat d’Emmanuel Macron. La moitié des Français estimant qu’il faut "réformer en profondeur" la société française, et un quart souhaitant la "transformer radicalement". (…) Quant à savoir dans quel sens va ce souhait de renouveau, cette étude dessine le portrait de Français soucieux, dans cet ordre de priorité, de leur système de santé, de leur pouvoir d’achat, de leurs écoles, de leur sécurité mais aussi de la dette de leur pays, de l’attractivité de son économie, de la maîtrise de l’immigration et de la place de la France dans le monde. Autant de questions, conclut Le Monde, loin des caricatures, auxquelles la campagne présidentielle devra tâcher d’apporter des réponses. »
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