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Liban: à Hasbaya, aux portes de la ligne jaune, la peur de l'occupation israélienne

Liban: à Hasbaya, aux portes de la ligne jaune, la peur de l'occupation israélienne

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概要

Au Liban, la trêve est toute théorique. Chaque jour, l’armée israélienne ordonne de nouvelles évacuations dans le sud du Liban, bombarde et continue de raser des villages entiers. Le Hezbollah lance aussi des attaques contre les forces israéliennes au Liban. La ligne jaune, c'est le tracé imposé par Israël sur une bande de territoire de 4 à 10 km de profondeur sur le sol libanais que Tel-Aviv entend occuper, sur le même modèle que Gaza.

De notre envoyée spéciale de retour de Hasbaya,

Hasbaya, ville de 10 000 habitants à majorité druze, au pied des cimes enneigées de Jabal el-Sheikh, vit encerclée par la guerre et la campagne de destruction massive menée par Israël au sud du Liban, malgré la trêve.

« Nous entendons des explosions et, la nuit, ils rasent, témoigne Labib al-Hamra, maire d'Hasbaya. Il y a des endroits où ils font des explosions. On voit les destructions depuis les quartiers est. Il y a des villas qu’ils sont en train de détruire. On préfère ne pas y penser, on a peur d’être les prochains. »

En première ligne, le maire Labib al-Hamra s’en remet fébrilement à l’État libanais. « J’espère qu’on va s’en sortir avec le moins de pertes possibles. Il n’y a rien de plus facile que de lancer des hostilités, mais trouver des solutions, c’est très dur, souligne-t-il. Ça demande beaucoup de travail, j’espère que l’État libanais réussira par la voie des négociations pour éviter que notre situation ne s’effondre davantage. »

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« La pire des choses qui puisse nous arriver, c’est le retour de l’occupation »

Hasbaya, aux portes de la ligne jaune, est aussi la ligne de vie des villages frontaliers avec Israël, où les habitants ont refusé d’évacuer. « Dans la région du Sud, dans la zone de la frontière, nous avons mis en place une clinique mobile pour tous les villages qui n’ont pas accès à des médicaments, à un médecin ou à des soins », explique Joseph Makarios, technicien de laboratoire pour l’ONG Amel.

Malgré les risques, l’ONG libanaise se déplace dans 5 villages encerclés par les troupes israéliennes. « Nous évaluons la situation pour savoir si nous pouvons y aller ou non, car chaque jour, la situation sécuritaire change. Et même d’heure en heure, le terrain change », rapporte Joseph Makarios.

Anwar Abou Ghaida est propriétaire du Hasbaya Village Club. Son hôtel a été bombardé à deux reprises en 2024 et 2026. Trois journalistes qui y dormaient y ont été tués. « C’était vraiment déprimant, j’en ai fait des cauchemars, sur le fait qu’ils soient morts chez moi », témoigne-t-il.

Sa crainte est de vivre une nouvelle occupation israélienne, alors que Hasbaya a été occupée des années 1980 à 2000. « La pire des choses qui puisse nous arriver dans notre région, c’est le retour de l’occupation. La guerre, ça reste mieux que l’occupation. Ils ne sont qu’à 6 km de nous, dénonce Anwar Abou Ghaida. On a toujours peur d’être de nouveau occupés, que nos enfants soient déconnectés de leur patrie, qu’ils ne puissent pas poursuivre leurs études. J’ai peur qu’on perde tout ce qu’on a construit ces 20 dernières années. »

Malgré la trêve, de nouveaux villages du sud du Liban ont été sommés d’évacuer par Israël.

À écouter dans Grand reportageÀ l’ombre de la trêve, l’anéantissement du sud du Liban

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