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À la Une: l’adjectif «lunaire»

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概要

Un adjectif au double sens : lunaire, qui évoque la Lune bien sûr… mais lunaire aussi dans le sens d’incroyable, extravagant, ou encore à côté de la plaque… Un double sens utilisé judicieusement à la une de Libération à Paris avec ce titre : « Guerre en Iran, Trump lunaire », et en dessous, une photo de la face cachée de la lune prise ces dernières heures par les astronautes de la mission Artemis EE. On commence par la lune… « La Lune, on la connaît par cœur… sur le papier, pointe Libération. Des sondes y sont régulièrement envoyées et mises en orbite depuis les années 1960, et ont permis de photographier notre satellite naturel sous toutes ses coutures – face visible comme face cachée. On a cartographié tous ses cratères, on connaît assez précisément la composition de sa surface… C’est une chose d’étudier la Lune à distance avec des satellites, mais c’en est une autre de la voir de ses propres yeux. Des yeux humains ». Et c’est donc ce qui s’est passé hier… « Cinq jours exactement après leur décollage depuis la Floride, l’équipage de la mission américaine Artemis II, installé à bord du vaisseau Orion » a pu admirer, de visu, cette fameuse face cachée de la lune. « Jamais des astronautes n’étaient allés aussi loin de la Terre. L’équipage a commenté le voyage en direct, observé un coucher et un lever de Terre, photographié le disque lunaire et ses cratères. Objectif à terme : éclairer l’histoire géologique de la Lune ». Des objectifs géopolitiques ? À lire dans le New York Times ce dialogue croisé entre 4 spécialistes de l’espace… Avec tout d’abord cette remarque de l’ancienne astronaute américaine Kate Rubins. Elle insiste sur le caractère international de cette mission : « nous pouvons être fiers de la Nasa et de ce que nous accomplissons en tant que nation. Mais nous n’y allons pas seuls, au nom des États-Unis. 61 pays ont signé les accords Artemis, qui énoncent les principes régissant l’exploration spatiale ; il s’agit donc d’un véritable effort international ». À noter aussi cette remarque de Neel Patel, chroniqueur au New York Times : « les missions Artemis visent à encourager une nouvelle approche de la présence humaine dans l’espace, à jeter les bases d’une vie et d’un travail au-delà de l’orbite terrestre. Je suis à la fois très enthousiaste et un peu anxieux quant à cet objectif, affirme-t-il. C’est passionnant de voir ce que nous pourrions accomplir, mais l’avenir reste incertain ». Et Neel Patel de s’interroger : « quel type de base allons-nous établir et comment la maintenir ? Quel est le but ultime de la création d’une communauté sur la Lune ? Tout cela est-il motivé par l’objectif géopolitique de devancer des rivaux comme la Chine, d’être les premiers et de maintenir la domination américaine dans l’espace ? » Trump décidé à commettre « l’irréparable » ? Ce qui nous fait revenir sur terre, avec cette conférence de presse hier de Donald Trump… qualifié donc de « lunaire » par Libération… Donald Trump qui menace d’anéantir les infrastructures civiles iraniennes si l’Iran n’accepte pas d’ici ce soir un accord de cessez-le-feu. Pour Le Monde à Paris, « le président des États-Unis semble cette fois décidé à commettre l’irréparable ». Attention, prévient le Wall Street Journal, « frapper sans discernement des infrastructures civiles critiques serait une erreur et reviendrait à punir le peuple iranien. Les États-Unis ont tout intérêt à semer le chaos au sein de l’armée iranienne, et un ciblage précis leur permettrait d’y parvenir sans avoir à bombarder toutes les centrales électriques du pays ». Pour le Boston Globe, « Donald Trump ne sait pas ce qu’il fait. Tandis que le prix de l’essence grimpe en flèche et qu’il n’existe aucune issue claire à une guerre qu’il a déclenchée et dont 92% des Américains souhaitent voir la fin au plus vite, Trump n’a pas changé de narratif et ne semblait pas avoir d’objectif clair ». Le Figaro est tout aussi circonspect : « Donald Trump a fixé aux Iraniens un ultimatum qui s’applique tout autant à lui-même. Qu’il y renonce trop hâtivement, et il risque de renforcer Téhéran au détriment de l’Amérique. Qu’il donne suite à sa menace de déchaîner "l’enfer", et il entraînera le monde dans une escalade majeure. (…) À l’orée de la sixième semaine de guerre, on voit qu’on n’a peut-être encore rien vu, soupire encore Le Figaro. La suite est d’autant plus difficile à prévoir que Trump et son acolyte israélien détiennent seuls, aux portes de l’enfer, les clés de notre destin ».
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