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À la Une : le poison Epstein

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概要

« La publication de plus de trois millions de nouvelles pages du dossier Epstein par l’administration Trump vendredi dernier, constate Le Soir à Bruxelles, a fait couler beaucoup d’encre ces derniers jours, au rythme de la publication des informations qu’elles contenaient. Partout autour du globe, des personnalités publiques ont dû se justifier des liens qu’elles entretenaient, de près ou de loin, avec le délinquant sexuel. » En effet, le milliardaire américain Bill Gates, la famille Lang en France, le prince Laurent en Belgique, la princesse norvégienne Mette-Marit, le président du Forum économique mondial, Borge Brende, ancien ministre des Affaires étrangères norvégien, l’ex-ambassadeur britannique aux États-Unis, Peter Mandelson, le président du comité d’organisation des Jeux Olympiques de Los Angeles 2028, Casey Wasserman... Tous ont été éclaboussés ces derniers jours pour leurs liens supposés ou avérés avec Jeffrey Epstein. « Vendredi dernier, donc, pointe Le Temps à Genève, le procureur général des États-Unis, Todd Blanche, annonçait avoir amené son rocher de Sisyphe au sommet de la montagne. “Nous avons examiné plus de six millions de documents papier, des milliers de vidéos, des milliers, voire des dizaines de milliers d’images. C’est ce que la loi nous imposait de faire“. (…) C’est désormais chose faite, estime Todd Blanche, qui a précisé que le Département de la justice ne prévoyait pas d’engager de nouvelles poursuites. Quant au président des États-Unis, il affirmait samedi soir que les documents l’absolvaient totalement“. » Pas la fin de l’histoire… Alors, « la fin de la saga ? », s’interroge Le Temps. « Pas sûr. Ce début de semaine, plusieurs parlementaires démocrates contestaient la position du département de la Justice. Ils estiment “stupéfiante“ la décision d’en rester là. Et soulignent que seule la moitié des documents a été divulgué (il manquerait environ 3 millions de pages). Le gouvernement n’a, selon eux, pas respecté la loi votée en décembre et mène une “opération de dissimulation visant à couvrir le président“. Ils promettent de continuer à exiger l’accès à l’ensemble du dossier, qui s’apprête également à mettre dans l’embarras le camp Clinton. » Encore des photos de nus… De plus, souligne Libération à Paris, « un scandale peut en cacher un autre. Ou pire, en créer un autre. Dans le cadre de la divulgation obligatoire des dossiers Epstein, le gouvernement fédéral était chargé de caviarder les images à caractère sexuellement explicite, autant que les informations susceptibles d’identifier les victimes. Pourtant, le New York Times a révélé qu’une quarantaine d’images non expurgées dévoilant des corps nus et les visages des victimes étaient disponibles publiquement sur le site web du ministère de la Justice. Cette incroyable manquement des autorités est insupportable pour les victimes, s’exclame Libération, dont l’identité a été rendue publique, propulsées malgré elles au cœur d’une affaire qui semble pourtant ne pas avoir de mal à garder secrètes certaines personnalités impliquées dans les agissements de Jeffrey Epstein. » Difficile de démêler le vrai du faux… Qui plus est pointe encore Libération, « ce manque de rigueur soulevé par le quotidien new-yorkais met également la lumière sur la confusion générale entretenue autour du dossier Epstein. Sur l’immense masse de données publiée vendredi - trois millions de pages, 2 000 vidéos et 180 000 photos -, il est difficile de distinguer les faits incontestables des suspicions sans fondement ou investigations incomplètes. Le tout alimentant un soupçon généralisé et un sentiment de complot noyés au cœur d’une enquête tentaculaire. » « L’affaire Epstein est devenue un puits empoisonné, soupire Le Monde. Ses remugles confortent tous les fantasmes. On y trouve des correspondances privées du financier par e-mail, des échanges par SMS, des documents judiciaires et des notes de police, qui dessinent une immense toile relationnelle entre puissants, à la croisée de la politique, de la diplomatie, du spectacle et des affaires. Mais lorsqu’il n’est plus possible de distinguer les faits incontestables, les éléments incomplets et les allégations sans fondements, lorsque la simple mention d’une personnalité dans un document alimente l’idée d’une complicité, on ne peut que se noyer dans ce puits. » Et, relève encore Le Monde, « six ans après la mort de Jeffrey Epstein en prison – officiellement un suicide –, il est devenu vain d’espérer la lumière sur l’ampleur et la nature exacte de tous les crimes commis, au désespoir des dizaines de victimes. Les administrations successives, démocrate et républicaine, portent une immense responsabilité en la matière. »
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