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Trump, un an après: quel impact sur la lutte mondiale contre la crise climatique?

Trump, un an après: quel impact sur la lutte mondiale contre la crise climatique?

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Depuis le 20 janvier 2025, le démantèlement systématique de toutes les politiques climatiques et environnementales est en œuvre aux États-Unis. Le pouvoir de nuisance du premier pollueur historique s'illustre aussi sur la scène internationale. Rien de ce que fait, ou ne fait plus, la première puissance mondiale n'est anodin. Et la question climatique n'y échappe pas. Il y a tout juste un an, le 20 janvier 2025, dès son retour à la Maison Blanche, dès le premier jour, Donald Trump quitte (une nouvelle fois) l'Accord de Paris. Cela a une première conséquence très directe : le premier pollueur historique ne fait plus d'effort pour réduire ses émissions de gaz à effet de serre, à plus forte raison quand le président des États-Unis proclame son amour pour le charbon et le pétrole. Dans cette logique de négation du changement climatique, Donald Trump a aussi annoncé il y a quelques semaines le retrait du Giec, le groupe des experts pour le climat. Leurs rapports sont les références ultimes de la crise climatique. Alors Donald Trump préfère casser le thermomètre. À lire aussiDonald Trump ordonne le retrait des États-Unis de 66 organisations internationales La tête dans le sable « Le fait que les États-Unis se retirent du Giec n'empêche pas d'autres pays d'y nommer des scientifiques américains, précise Lola Vallejo, directrice diplomatie à la Fondation européenne pour le climat. En revanche, ce qui est plus dangereux est la destruction systématique de toutes les bases de données de toutes les institutions chargées de faire de la recherche climat aux États-Unis. Cela laisse peser un risque sur notre capacité à suivre et à comprendre le climat. Evidemment, cela n'enlève rien aux risques réels. C'est plutôt une façon [pour Donald Trump] de se mettre la tête dans le sable ». Et de préférence, le sable bitumineux, d'où on extrait le pétrole de schiste. Au total, ce sont plusieurs dizaines d'organisations sur le climat et l'environnement que les États-Unis ont quitté à la fin de l'année 2025. C'est déjà un manque à gagner financier important pour ces institutions, puisque plus un pays est riche plus il contribue, « ce qui va obérer la capacité de ces agences à fonctionner », regrette Lola Vallejo. Mais le pouvoir de nuisance des États-Unis ne s'arrête pas là. Absents mais présents En quittant la Convention cadre pour le climat, les États-Unis de Donald Trump ne participeront plus aux sommets mondiaux pour le climat, les fameuses COP. Ils avaient d'ailleurs anticipé cette décision spectaculaire en n'envoyant aucune délégation à la COP30, organisée en novembre à Belém au Brésil. Inutile, parce que sur place ils avaient des alliés. « Les États-Unis ont dû juger qu'ils n'avaient pas besoin de se déplacer : les intérêts fossiles ont été très bien représentés à travers d'autres délégations, notamment celle de l'Arabie saoudite. Même en l'absence d'une délégation américaine, leur pensée a été très bien représentée », constate Lola Vallejo. Les États-Unis n'ont pourtant pas quitté toutes les organisations internationales. Ils restent par exemple membres de l'Agence internationale de l'énergie, de l'Organisation maritime internationale ou encore de l'organisation des Nations unies pour l'environnement, et ce n'est pas un hasard. « Dans ces institutions, il va y a voir des négociations importantes cette année pour l'adoption d'un prix du carbone pour le secteur maritime, ainsi que d'un traité sur la pollution plastique. Dans les deux cas, ce sont des négociations où les États-Unis ont fait montre d'intimidations très personnelles envers de nombreux négociateurs », rappelle Lola Vallejo. En restant dans ces organisations, « ils entendent continuer sur cette ligne et bloquer l'adoption d'accords environnementaux ambitieux ». Fuite en arrière climatique La diplomatie environnementale des États-Unis est à géométrie variable, comme cela les arrange. Une conception égoïste du multilatéralisme, qu'on dénonce sauf quand cela sert ses intérêts. Quitte à se tirer une balle dans le pied. « Les États-Unis sous l'administration Trump ont une vision assez étroite de ce que sont leurs intérêts, assez court-termiste finalement, très liée aux intérêts fossiles. Cela montre que les États-Unis sont en train de se mettre en retrait de la course technologique actuelle sur le déploiement des technologies propres », analyse encore Lola Vallejo, de la Fondation européenne pour le climat. Les États-Unis s'isolent. Aucun autre pays ne les a suivis jusqu'ici dans leur politique de la chaise vide, dans leur fuite en arrière climatique. À lire aussiDonald Trump: un an de politiques anti-climat aux États-Unis
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