Été austral au Cap: une soupe populaire pendant les fêtes [1/4]
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C'est la fin de l'été austral au Cap, en Afrique du Sud. À cette occasion, RFI propose une série de reportages en quatre volets. Aujourd’hui, notre correspondant sur place a suivi une soupe populaire car la ville, au-delà de sa carte postale touristique, de ses paysages à couper le souffle et de ses plages branchées, est aussi et surtout particulièrement inégalitaire, avec une urbanisation héritée de l’apartheid qui continue de placer certains groupes - principalement les communautés noires et métisses - loin des centres économiques.
De notre correspondant au Cap,
Dans cette cuisine où résonne le bruit des couvercles en métal, on respire l’odeur des tomates qui mijotent. « Je suis le fondateur de Ladles of Love. Aujourd’hui, on a un émincé de soja que nous allons servir avec de la purée de pommes de terre », lance Danny Diliberto.
Cet ancien restaurateur a décidé d’abandonner son tablier de cuisinier traditionnel il y a une dizaine d’années pour lancer Ladles of Love - des louches d’amour en français. Pour lui, « les inégalités sont très difficiles à accepter. Et je pense qu’on ne peut pas rester dans notre bulle sans rien faire ! »
Dany parle de « bulle » parce que le Cap, c’est l’une des villes qui accumule le plus de richesse privée sur le continent africain, mais aussi une ville où environ un tiers de la population vit sous le seuil de pauvreté. C’est pour cette raison que Paddy a choisi d’enfiler son t-shirt de bénévole. « Je ne suis pas là pour critiquer les touristes mais je pense qu'il y a vraiment un fossé avec Camps Bay ou Sea Point : ce sont des endroits magnifiques mais qui, d’une certaine manière, ne représentent pas entièrement la ville du Cap. Et c'est quand on prend un peu de recul qu'on commence à voir ce qu'est réellement Le Cap, ce qu'il s'y passe vraiment. »
L’association distribue 4 500 repas chaque semaineLa maman de Danny, Jeannine, est très fière de son fils. À 80 ans, elle est encore très dynamique. « Je viens de temps en temps éplucher les pommes de terre et les carottes », affirme-t-elle.
À l’extérieur de la cuisine, sur le parking, une longue file d’attente se met en place. « Je suis avec ma fille, ma petite dernière. Elle a deux ans. C’est très important pour elle, parce qu’elle est heureuse de pouvoir manger ! », témoigne cette mère.
Chacun leur tour, ces hommes, femmes et enfants attrapent une assiette bien pleine et un verre de jus. Jennifer, 61 ans, fait partie des personnes accueillies. « En venant ici, on reçoit bien plus qu'un repas, on reçoit de l'espoir ! Quiconque a le ventre plein peut alors sourire. Moi, à deux ans, on m’a retirée de chez ma mère car elle avait de très graves problèmes de drogues. Puis, à mes 16 ans, elle a demandé à me récupérer. Mais je ne la connaissais presque pas, alors je me suis enfuie, j'ai commencé à vivre dans la rue et à me débrouiller seule. Vous connaissez cette chanson de Rihanna, « Diamond » ? C’est mon message au monde : soyez libre, et n’oubliez pas de parler à quelqu'un ! »
L’association Ladles of Love distribue 4 500 repas chaque semaine.