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Guerre au Moyen-Orient: les Européens dans une position inconfortable

Guerre au Moyen-Orient: les Européens dans une position inconfortable

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概要

La guerre contre l’Iran déclenchée par Israël et les États-Unis se poursuit. C’est le 5e jour ce mercredi 4 mars. Après la réplique de l’Iran et de ses alliés comme le Hezbollah au Liban désormais également visé par Israël, la guerre embrase désormais tout le Moyen-Orient. Au-delà de la région, les puissances européennes doivent aussi se positionner et ce n’est pas simple. Les pays européens sont tiraillés. Il y a la crainte partagée de voir le régime iranien, facteur d’instabilité régionale et même au-delà depuis des années, se doter un jour de l’arme nucléaire. Il y a aussi une évidente solidarité pour le peuple iranien, martyrisé, réprimé et même massacré par milliers voire dizaines de milliers de personnes il y a moins de deux mois par un régime engagé dans une fuite en avant. Bien que le monde ait changé radicalement depuis le retour de Donald Trump à la Maison Blanche, il reste un attachement en Europe aux principes du droit international, la souveraineté des États notamment, dont l’intervention israélo-américaine s’affranchit totalement. C'est ce qui empêche le soutien de la France, disait hier Emmanuel Macron. Posture défensive Et pour concilier tous ces principes, les Européens tentent de se rassembler sur une idée apparemment simple. Celle d’une posture défensive en faveur des pays qui sont entrainés dans la guerre par la réplique iranienne. C'est par exemple le cas de la France engagée par des accords de défense avec les Émirats arabes unis, le Koweït ou le Qatar. Les forces aériennes françaises stationnées sur place sont déjà à l'œuvre et elles ont déjà abattu des drones iraniens visant les Émirats a annoncé hier soir Emmanuel Macron. Des navires, dont le porte-avions Charles de Gaulle sont envoyés en Méditerranée pour assurer une présence et aider les pays visés comme Chypre, membre de l’Union européenne, où une base britannique a été visée par un drone manifestement parti du Liban où l’intervention israélienne est qualifiée d’erreur stratégique par le président français. Nuances entre Européens Cela paraît simple en principe, c’est plus compliqué dans les faits. Comme souvent avec les Européens, il y a des nuances. Par exemple, le chancelier allemand Friedrich Merz se refuse à donner des leçons sur la légalité de l’opération israélo-américaine. Pour des raisons historiques, il est aussi un soutien traditionnel d’Israël et approuve donc le but de l’État hébreu de changer le régime iranien. Premier dirigeant étranger reçu à la Maison Blanche depuis le début des frappes, il s’est efforcé hier d’afficher sa bonne entente avec son hôte, qui l’a d’ailleurs remercié pour son aide en permettant l’utilisation de bases situées en Allemagne. Il faut aussi gérer le facteur Trump. Le président américain n’a pas eu de mots assez durs pour d’autres pays jugés trop peu coopératifs comme le Royaume-Uni, avec qui la relation spéciale semble de moins en moins spéciale, ou encore l’Espagne, qui a carrément refusé l’utilisation de ses bases pour l’opération américaine. Donald Trump menace de couper toutes relations commerciales avec Madrid. Des menaces qui arrivent après des propos répétés qui ont miné la confiance dans l'alliance atlantique. Une alliance dont les Européens ont pourtant besoin pour leur sécurité, ce qui les place dans une situation inconfortable. À lire aussiGuerre au Moyen-Orient: vers une recomposition des alliances dans la région?
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