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Faut-il éviter la livraison à domicile pour sauver la planète?

Faut-il éviter la livraison à domicile pour sauver la planète?

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概要

L'impact environnemental des colis dépend de nombreux critères mais la livraison à domicile n'est pas forcément la pire des solutions. Une nouvelle taxe en France, et c'est pour la bonne cause : pour lutter notamment contre l'ultra fast fashion et la surconsommation liée à l'explosion des sites comme Shein ou Temu. Depuis dimanche 1er mars, les petits colis d'une valeur de moins de 150 euros sont désormais taxés. Le marché de la livraison a doublé en 10 ans, et on s'attend à une croissance annuelle de 3 % à 5 %. Aujourd'hui, plus d'un milliard de colis sont livrés en France chaque année, mais l'impact environnemental reste faible : une livraison correspond en moyenne à 1 kilo de CO₂. En termes d'équivalence carbone, c'est comme si on rechargeait 2,5 fois son téléphone, ce qui reste marginal par rapport à l'empreinte carbone du produit lui-même acheté sur internet. Se pose alors la question : pour l'environnement, vaut-il mieux aller faire ses courses en magasin ou se faire livrer ? L'agence de l'environnement et de la maîtrise de l'énergie (Ademe) a mené l'enquête et la livraison n'est pas la pire des solutions : « Si on a la possibilité d'aller à un point de retrait dans un magasin, à pied, en vélo ou en transports en commun, c'est intéressant. En revanche, si on y va en voiture avec un trajet principalement tourné vers ce retrait, la livraison à domicile devient plus intéressante parce que la livraison va se faire avec une tournée bien optimisée, avec le camion du livreur qui contient plusieurs colis », résume Tristan Bourvon, coordinateur logistique à l'Ademe. Comme si le e-commerce s'apparentait à du transport en commun de marchandises. À lire aussiAchète-t-on trop de vêtements? Ni voiture, ni avion Mais le risque d'une livraison à domicile, c'est qu'on soit absent et que le livreur doive repasser. Cela alourdit l'empreinte carbone de la livraison. Dans ce cas, mieux vaut un point relais, à condition bien sûr de ne pas y aller en voiture. Le critère de la rapidité doit aussi être pris en compte. À part pour les grandes plateformes, qui ont souvent un entrepôt près du client, une livraison express a généralement une empreinte carbone élevée. « Si jamais le produit n'est pas stocké à proximité de chez vous, mais vient plutôt d'un pays très éloigné comme la Chine, le fait d'aller plus vite va souvent engendrer le recours au fret aérien plutôt qu'aux porte-conteneurs. Et l'aérien est beaucoup plus émissif par colis transporté que le maritime. C'est surtout vrai, par exemple, pour les plateformes d'ultra-fast-fashion. La livraison ultra-rapide, en moins de vingt-quatre heures, avec une camionnette dédiée pour livrer dans l'heure, moins bien remplie, va avoir un impact plus fort », détaille Tristan Bourvon. Le poids du vide Dans l'impact environnemental de la livraison, il y a aussi l'emballage. Et on peut même parler de suremballage. En moyenne, un colis est vide à 44 %, et même le vide, ça pèse : le suremballage alourdit les colis « d'un quart ou d'un tiers ». Ce qui a un poids environnemental : 112 tonnes de CO2 en France chaque année, ce qui correspond, selon le comparateur carbone de l'Ademe, à plus de 13 000 kilos de brownies au chocolat – gare à l'indigestion. Pour mieux consommer, il est préférable d'éviter le transport aérien, de privilégier, quand c'est possible, la marche à pied pour faire ses courses, de consommer local, et pourquoi pas d'arrêter d'acheter à tort et à travers. Il existe des solutions alternatives, comme « l'option de la location, l'option du prêt entre particuliers, l'option de la réparation, énumère Tristan Bourvon, de l'Ademe. Ce sont des choses qui permettent d'allonger la durée de vie des objets, d'éviter d'acheter du neuf lorsqu'on ne va s'en servir qu'une seule fois, par exemple. Tout cela peut réduire la surconsommation. Cela ne veut pas dire arrêter d'acheter, bien sûr, mais cela veut dire se poser les bonnes questions avant de le faire. » À lire aussiCommerce: une taxe de 3 euros imposée sur tous les petits colis importés dans l'UE à partir du 1er juillet 2026
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