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Face à la politique de Netanyahu, la fracture des opinions

Face à la politique de Netanyahu, la fracture des opinions

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À la Une de la presse, ce mardi 4 août, le sixième anniversaire de l’explosion du port de Beyrouth, qui avait tué 235 personnes et fait plus de 6 500 blessés. L’intransigeance du gouvernement Netanyahu au Liban et à Gaza, une politique qui fracture chaque jour un peu plus l'opinion publique mondiale. Et la jolie histoire d’un chaton handicapé. Le + : Recevez tous les matins la Revue de presse de France 24 sur votre iPhone ou sur tout autre mobile. Et également toujours sur votre PC en devenant fan sur Facebook… À la Une de la presse, le sixième anniversaire de l'explosion du port de Beyrouth, qui avait tué 235 personnes et fait plus de 6 500 blessés. Après six ans de "déni de justice", six ans de blocage à cause de l'hostilité de la classe politique, l'enquête est enfin terminée et L'Orient-Le Jour espère que le juge d'instruction Tarek Bitar publie "un acte d'accusation d'ici la fin de l'année", "une nécessité qui ne souffre plus aucun délai supplémentaire", selon le président Joseph Aoun. D'après RFI, qui évoque un dossier devenu "le symbole de l'impunité de la classe politique libanaise", un "tournant" a eu lieu l'année dernière, avec l'arrivée au pouvoir de Nawaf Salam, un ancien président de la Cour internationale de justice. En 2021, l'ONG Human Rights Watch avait déjà mené sa propre enquête sur la présence de quelque 2 750 tonnes de nitrate d'ammonium au port de Beyrouth, affirmant à l'époque que plusieurs officiels connaissaient la présence de ce puissant agent explosif et les dégâts potentiels qu'elle pouvait causer. Mais depuis, plusieurs zones d'ombre demeurent, notamment sur la destination finale de ce nitrate d'ammonium. Le Liban doit entamer par ailleurs, ce mardi, à Rome, une nouvelle session de négociations avec Israël. Le Monde observe que ces pourparlers n'ont pas empêché des opérations de dynamitage, ces derniers jours, par l'armée israélienne près de la forteresse de Beaufort, dans le sud du Liban, toujours occupé partiellement par l'État hébreu, qui dit vouloir y détruire des tunnels du Hezbollah. L'armée israélienne multiplie, également, les bombardements aériens meurtriers dans la bande de Gaza, en dépit d'un accord-cadre sur le désarmement du Hamas patronné par l'administration Trump, qui semble gagnée par la frustration. Le Figaro cite la déclaration d'un "haut responsable américain" auprès d'un média israélien : "Pourquoi Israël offre-t-il sur un plateau un prétexte au Hamas pour ne pas désarmer ? Tous les pays y voient la preuve que Benjamin Netanyahu ne tient pas parole et ne veut pas la paix. Cela donne l'image d'un pays de sauvages assoiffés de sang". Le Premier ministre israélien, dont l'intransigeance fracture de plus en plus l'opinion, à la fois en Israël et à l'étranger. La Croix raconte comment les démocrates américains se déchirent chaque jour un peu plus sur le soutien à l'État hébreu, notamment dans l'État du Michigan, où se tient ce mardi une primaire démocrate très disputée pour le Sénat entre une centriste pro-Israël, Haley Stevens et un progressiste critique de l'État hébreu, Abdul El-Sayed. Leur duel "symbolise la bataille" qui se tient actuellement pour le contrôle du parti, d'après le journal, qui indique qu'El-Sayed "n'hésite pas à parler de "génocide" à Gaza", à réclamer la fin de l'aide militaire américaine inconditionnelle à Israël et à accuser l'AIPAC, le principal lobby pro-israélien, de peser exagérément sur la vie politique américaine, notamment en versant des millions de dollars à sa rivale, contribuant à faire de cette primaire démocrate la plus chère de l'histoire. La fracture provoquée par la politique du gouvernement Netanyahu touche aussi la culture et le sport. Télérama fait état des récentes polémiques autour du chanteur Boy George et du groupe Massive Attack. Le premier a publié un titre soutenant l'armée israélienne à Gaza, le second a été banni de Singapour pour avoir brandi un drapeau palestinien en concert. "Deux engagements opposés exprimés sur le terrain commun de la musique, avec des conséquences qui témoignent d'un débat exacerbé", selon le magazine. Côté sportif, L'Equipe raconte les "tensions" au sein du monde de l'escalade après un vote, la semaine dernière, lors d'une assemblée générale de World Climbing, la Fédération internationale, maintenant le statu quo pour les grimpeurs russes et biélorusses, qui concourront toujours sous bannière neutre et pour les Israéliens, qui pourront garder le maillot national. Menées par le Portugal et la Lettonie, huit fédérations nationales et l'association Climbers for Palestine protestent dans des lettres relayées par le site spécialisé Vertige Media et accusent la fédération internationale d'avoir "manqué son rendez-vous avec l'Histoire du sport" en "déniant" à ses membres la possibilité d'un vote "démocratique et ...
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