En Irlande, des technologies de pointe pour former les joueurs de rugby de demain
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概要
À l’approche du Tournoi des Six Nations — dont le premier choc verra la France affronter l’Irlande ce jeudi 5 février — cap sur le pays du trèfle ! En Irlande, le rugby scolaire n’est pas pris à la légère : c’est là-bas que se forment les talents qui feront le rugby irlandais de demain. Et aujourd’hui, dans les meilleures écoles du pays, tout repose sur des technologies de pointe. Entre capteurs high-tech et protège-dents intelligents, immersion au Wesley College de Dublin.
De notre correspondante à Dublin,
Sur les 900 élèves du Wesley College, dans le sud de Dublin, 400 vivent chaque jour au rythme du ballon ovale. Pour aller plus loin, l’école a misé sur la technologie : chaque mouvement de ces jeunes athlètes est analysé à l’aide de capteurs connectés à une application, des capteurs accrochés aux pieds, par exemple, pour mesurer la hauteur d’un saut, ainsi que des capteurs sur toutes les barres de musculation.
« Si je mets plus de 0,7 seconde à soulever la barre, la charge est trop légère, explique Rich Andreucetti, le préparateur physique de l’école. À l'inverse, en dessous de 0,3 seconde, c’est trop lourd. Par exemple, je vais mettre 50 kg et faire trois répétitions. Pendant que je pousse, je vois : 0,72 seconde ; en rouge, je suis trop lent ! 0,55 seconde, parfait, ça passe au vert ! Maintenant, il faut que je reste dans cette zone tout l’entraînement. »
Comme un feu tricolore : vert, orange ou rouge donc, les résultats s’affichent en direct sur des iPads. Thibault Campbell, 17 ans, regarde l’écran attentivement : « Évidemment, tout le monde veut être en tête du classement ! Du coup, tu te retrouves à te mesurer à tes coéquipiers, ça motive à travailler plus dur, s'amuse le jeune sportif. Avant, sans ça, chacun faisait son entraînement dans son coin. Maintenant, c’est plus fun, plus compétitif, et on cherche vraiment à se dépasser les uns les autres. »
Depuis la mise en place de ces équipements high-tech, les élèves s’impliquent davantage, selon Craig Ronaldson, directeur du rugby au Wesley College. « C’est la génération TikTok, s'exclame-t-il. Nos adolescents ont parfois du mal à rester attentifs, on le constate par exemple dans l’analyse vidéo de leur jeu : plutôt que de leur faire revoir de longues séquences vidéo, on privilégie désormais des formats courts, dix secondes ici, trente secondes là… Et ils adorent ces gadgets. D’ailleurs, ils les maîtrisent mieux que nous ! »
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La prévention des lésions cérébralesL’école fait aussi partie des tout premiers établissements d’Irlande à participer à une étude sur l’efficacité des protections à la tête dans la prévention des lésions cérébrales. C'est un enjeu majeur dans le rugby aujourd’hui. Ainsi, à chaque entraînement et à chaque match, les joueurs portent des protège-dents sur mesure avec des puces électroniques intégrées.
« Ça enregistre toutes tes collisions et à quel point elles sont violentes », explique Thibault, troisième ligne. Si le jeune homme est assez exposé aux chocs, il se dit désormais plus serein : « Du coup, grâce au protège-dents, on peut détecter immédiatement si tu as pris un choc et te faire soigner avant que ça ne s’aggrave. Je trouve ça vraiment rassurant. »
Cet entraînement d’élite au Wesley College n'est pas pour toutes les bourses : l’école facture 8 000 euros pour les externes. Pour les internes, c'est plus de 18 000 euros l’année.
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