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En Iran, la couverture médiatique de la guerre limitée et très contrôlée

En Iran, la couverture médiatique de la guerre limitée et très contrôlée

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概要

Une semaine après le début du conflit déclenché par Israël et les États-Unis, on constate la difficulté d'informer depuis l'Iran. Les Iraniens eux-mêmes ont accès à une information extrêmement verrouillée. Si l'une des cibles des frappes de la coalition israélo-américaine a été le siège de la radio-télévision d'État, ce n'est évidemment pas un hasard. Il s'agit d'empêcher la propagande iranienne de se déployer à plein régime auprès de la population alors même que, selon l'observatoire Netblocks, Internet ne fonctionne plus qu'à 1 % de sa capacité habituelle en Iran. Cela signifie qu'un black-out est imposé, et ce depuis les massacres de manifestants en décembre. Les journalistes indépendants en particulier ont le plus grand mal à se connecter et à photographier ou à filmer les lieux des bombardements. Leurs images peuvent être effacées, ils peuvent même être détenus si l'on juge qu'ils portent atteinte à la République islamique. À lire aussiGuerre au Moyen-Orient: les images artificielles saturent l’espace informationnel Peu de couverture médiatique de la guerre du point de vue iranien Il suffit de regarder la surface médiatique de Saviosh Ghazi, correspondant de RFI et de France 24 à Téhéran depuis 1998. Outre les médias du service public, il assure la correspondance des chaînes BFMTV et LCI, car il y a pour ces médias très peu de moyens de prendre le pouls de la population iranienne. C'est lui par exemple qui a annoncé, à la suite des médias officiels, le bombardement de l'école de filles de Minab, près du détroit d'Ormuz, qui a fait 168 morts selon l'Iran. Un bilan qui semble confirmé, des images d'une centaine de tombes creusées ayant pu être authentifiées, même si des médias de l'opposition iranienne ont prétendu à tort que c'était une manipulation médiatique. Les médias occidentaux peuvent aussi compter sur leur cellule de vérification, comme les « Observateurs » sur France 24, mais aussi sur les agences de presse. L'AFP dispose de cinq personnes sur place à Téhéran, ainsi que d'un desk Iran avec des experts à son siège parisien. À lire aussiTensions États-Unis-Iran: une opération de désinformation pro-iranienne est en cours sur TikTok Manipulations sur les réseaux sociaux ? On retrouve de la désinformation liée à la reprise d'images de jeux vidéo, par exemple, pour illustrer l'explosion qui a coulé une frégate iranienne. Mais on trouve aussi énormément de vidéos fabriquées par l'IA qui interviennent dans un espace où la modération s'est beaucoup étiolée. À tel point que le réseau X d'Elon Musk a dû suspendre son partage de revenus pour les images fabriquées sur le conflit qui se multipliaient. À lire aussiÉtats-Unis: la Maison Blanche puise dans les films d'action pour vanter les frappes en Iran À côté de cette désinformation, il y a aussi une mésinformation que l'on retrouve dans des médias comme CNews, mais aussi parfois LCI et BFMTV quand ils en viennent à épouser le point de vue israélien ou américain sans souci d'une information équilibrée et en donnant la vision d'une guerre juste, malgré les violations du droit international. À lire aussiEnquête de Forbidden Stories sur l'Iran: «Depuis 2021, le logiciel FindFace de reconnaissance faciale est utilisé dans le métro ou dans les rues»
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