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Du quarantième jour de commémoration au mouvement : quand le deuil devient défiance (français)

Du quarantième jour de commémoration au mouvement : quand le deuil devient défiance (français)

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概要

Bienvenue pour un nouvel épisode de podcast de la commission des femmes du conseil national de la résistance iranienne. C'est toujours un plaisir d'être là. Et aujourd'hui, on plonge au coeur d'une série de documents de rapports vraiment intenses. Très intenses, oui. Ces sources se concentrent sur les événements de la mi-février deux-mille-vingt-six en Iran.

Voilà la période des commémorations. Exactement. Cette édition coïncide d'ailleurs avec les cérémonies du quarantième jour, le shelom, pour les âmes courageuses qui ont lutté pour la liberté de l'Iran. Et des personnes qui ont perdu la vie lors de la répression sanglante du soulèvement de janvier deux-mille-vingt-six. Et la mission de notre exploration aujourd'hui, c'est de comprendre comment ces rituels de deuil, bien loin de n'être que de simples actes de recueillement.

C'est bien plus que ça en effet. Comment ils se sont métamorphosés en de puissantes démonstrations de défis politiques avec une colère publique vraiment soutenue. Absolument et avec un point central qui ressort de toutes nos sources, le rôle prédominant très visible des femmes. Tout au long de ce mouvement.

Alors pour bien comprendre l'ampleur de ce qui s'est passé en février, nos rapports nous ramènent un peu en arrière fin deux-mille-vingt-cinq. Le vingt-huit décembre deux-mille-vingt-cinq très précisément. Ouais et ce qui est fou c'est que tout ça n'a pas commencé par une revendication purement politique. Non, au départ c'est une crise économique. Une grève, les commerçants du grand bazar au centre de Téhéran.

Acculés par la chute vertigineuse du rial et une inflation incontrôlable. Ils ont juste baissé le rideau parce que la survie au quotidien devenait impossible. Et le bazar, tu sais, ce n'est pas n'importe quoi en Iran, c'est un pilier traditionnellement conservateur. Donc si la fracture commence là, c'est que le contrat social est vraiment rompu. Totalement brisé.

Et l'escalade est fulgurante. En quelques jours à peine, on passe de revendications sur le coût de la vie à. À une demande directe de changement de régime. C'est ça. Ça s'étend à des dizaines de provinces, ça touche les universités.

Mais la réponse en face, la répression a été d'une brutalité glaçante. Les rapports parlent de milliers de civils tués en janvier. Dont plus d'une centaine d'enfants. C'est une statistique qui revêt en boucle dans les documents. C'est ce traumatisme collectif immense qui plante le décor pour février.

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