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Drame de Ceuta : "Les projectiles humains de Mohammed VI"

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À la Une de la presse, ce lundi 3 août, les réactions aux derniers bilans officiels des migrants morts en tentant de rejoindre l'enclave espagnole de Ceuta depuis le Maroc : 11 morts selon les autorités marocaines, au moins 72 selon les autorités espagnoles. Un drame qui fracture l'UE. La fronde de l'UEFA contre le patron de la Fifa, Gianni Infantino, malgré l'abandon de son projet d'ouvrir une partie de ses activités commerciales aux investisseurs privés. Et des surfeurs qui ont du chien. Le + : Recevez tous les matins la Revue de presse de France 24 sur votre iPhone ou sur tout autre mobile. Et également toujours sur votre PC en devenant fan sur Facebook… À la Une de la presse, les réactions aux derniers bilans officiels des migrants morts en tentant de rejoindre l'enclave espagnole de Ceuta depuis le Maroc : 11 morts selon les autorités marocaines, au moins 72 selon les autorités espagnoles. Parmi ces victimes, cette jeune femme, Faten Ben Amar El Azizi, une jeune joueuse du Moghreb de Tanger, qui s'est noyée en tentant de rejoindre Ceuta à la nage, d'après le compte Instagram de l'Union Marocaine des Footballeurs Professionnels. L'Equipe cite la réaction du club de Faten, qui déplore que son rêve se soit "brisé avant même d'avoir commencé", elle qui "ne recherchait ni la gloire ni l'aventure", juste "une vie meilleure". Une émotion partagée par la presse internationale, en particulier en Afrique. Le Pays dénonce "la répression sauvage et systématique" des migrants clandestins, qui ne dissuade "ni les candidats à l'immigration ni les passeurs". Pour le quotidien burkinabé, "on ne peut pas piller un continent, l'affamer et s'attendre à autre chose qu'à un retour de manivelle", et l'immigration clandestine continuera "tant que les Occidentaux considéreront le continent africain comme leur vache à lait". Colère, aussi, en Espagne, où El Pais accuse le Maroc d'utiliser ses citoyens comme "projectiles humains" contre Madrid : "Les munitions que le Maroc tire sur l'Espagne, c'est son propre peuple et le combustible, c'est la pauvreté, le manque de libertés, l'absence de perspectives, la lueur d'un avenir semblable à celui du cousin parti en Belgique, du frère installé dans un quartier parisien, de la voisine qui se brise le dos sous les bâches en plastique à Huelva ou Almería". Le journal espagnol appelle l'UE à faire preuve de "fermeté et d'unité face au défi marocain". L'Union européenne, dont les ministres de l'Intérieur se retrouvent mardi en visioconférence pour aborder cette crise. Le Soir évoque un épisode qui laissera des "séquelles" au sein de l'UE, après que l'Italie, la Finlande, le Danemark et la République tchèque ont appelé à des restrictions contre la libre circulation des personnes venant d'Espagne. Le journal belge fait état de "l'isolement" de Pedro Sanchez, "l'un des seuls dirigeants sociaux-démocrates de l'UE", et indique qu'il est "tenu pour responsable de l'afflux migratoire à Ceuta par la quasi-totalité des dirigeants européens", dont 22 ont rédigé une lettre disant vouloir "s'attaquer à toutes les politiques susceptibles de constituer des facteurs d'attraction, dont la régularisation d'un très grand nombre de migrants", c'est-à-dire la politique mise en œuvre par Pedro Sanchez. À noter que ni le Portugal ni la France, pourtant frontaliers de l'Espagne, n'ont signé cette lettre. La presse française de gauche apporte d'ailleurs son soutien au dirigeant espagnol. Libération dénonce "la récupération" du drame de Ceuta par la droite et l'extrême-droite européenne, "qui n'attendait que ça", tandis que L'Humanité évoque même "un piège tendu" à Pedro Sanchez. Pour le quotidien communiste, "des questions se posent sur l'instrumentalisation de l'immigration comme levier de déstabilisation, mais aussi sur l'attitude des autorités marocaines". Dans la presse, également, la fronde de l'UEFA contre le patron de la Fifa, Gianni Infantino, malgré l'abandon de son projet controversé d'ouvrir une partie de ses activités commerciales aux investisseurs privés. D'après The Telegraph, l'instance du foot européen aurait menacé le président de la Fifa, mais aussi l'un de ces investisseurs potentiels, Joshua Kushner – le frère de Jared Kushner, gendre de Donald Trump – de poursuites judiciaires. Décidément, rien ne va plus pour Infantino, sur lequel les pays européens envisagent également d'accroître la pression "en retirant massivement leurs lettres de soutien à sa réélection à la présidence de la Fifa", selon The Guardian. Sur la même ligne que l'UEFA, le président français Emmanuel Macron aurait multiplié les appels, y compris auprès du patron de la Fifa, pour faire passer un message "d'unité du football mondial, en évitant les fractures" – une info du journal L'Equipe. "Carton rouge pour Infantino" : pour le Financial Times, "l'échec" de son projet controversé "...
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