Dire non quand on est solopreneur : j'ai accepté cinq chantiers hier
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Cinq nouvelles missions dans la même journée. Ce matin je marche avec un café et j'essaie de comprendre comment je choisis, parce que la dernière fois que j'ai dit oui à tout, je me suis retrouvé exactement dans ce que j'avais quitté : un planning surchargé, des réveils que je n'avais pas décidés, et du travail qui perd son sens.
La réponse honnête, c'est que je dis oui à presque tout. Et je pense que ce n'est pas grave. Ce que j'ai arrêté de faire, c'est de laisser croire que tout démarre demain. Je dis oui, et j'annonce le rang : il y a des choses qui passeront avant, je le dis tout de suite, et personne n'attend un délai que je n'ai jamais promis.
Trois choses me font dire non, et rien d'autre.
La personne, quand ça ne passe pas du tout. Je pars toujours du bénéfice du doute, parce que quelqu'un qui travaille dans la natation a choisi ce métier par passion. Mais quand les valeurs ne collent pas, je n'ai plus envie de me dépasser, et autant ne rien faire.
Le bénéfice, quand je n'en tire rien. Et je prends le mot au sens le plus large : de l'argent, une expérience que je n'avais pas, des rencontres qui en fabriquent d'autres, ou l'utilité sur une cause qui me tient, comme la lutte contre les noyades. Sur celle-là, je viens même sans être payé.
Et les semaines de famille, qui ne se négocient pas. Le reste, je le module.
Ensuite vient le tri, et il est plus terre à terre que ce que j'aurais dit il y a deux ans.
Le critère numéro un, c'est combien ça rapporte. Directement. Pendant longtemps j'ai priorisé les amis et les belles rencontres, et ça ne paie pas les factures. Ce sont les contrats qui me laissent bloquer un mercredi parce que j'ai mon fils, et prendre une journée sur un coup de tête. Sans eux, je ne choisis plus rien. Ça joue aussi sur la tarification : livrer plus vite coûte plus cher, et un contrat qui sécurise trois mois vaut des concessions que je n'accepterais pas autrement.
Le critère numéro deux, c'est le bénéfice indirect. Pas d'euros tout de suite, mais de la visibilité, de l'autorité, une place d'acteur reconnu du secteur.
Et la règle qui commande tout le reste : je ne dis jamais oui à chaud. Jamais au téléphone, jamais dans le mail à la seconde où je le reçois. À chaud, je réponds à l'instinct, et l'instinct ne compte pas les coûts cachés. J'ai déjà dit oui à quatre jours à l'autre bout de la France, mille euros de transport et d'hébergement, hors de mon secteur, zéro retour derrière. Un projet à 500 euros avec 500 euros de frais n'est pas un projet à 500 euros.
Alors je réponds sans mentir : ça me botte, je regarde si c'est réalisable et sous quelle échéance. Puis je pose tout à plat avant de trancher.
La newsletter : https://swimsmart.fr/osonsvendre
CHAPITRES
00:00 Cinq oui en une seule journée
05:54 Ce qui me fait dire non
09:41 Le critère qui commande tout : combien ça rapporte
14:30 Ma règle numéro un : jamais oui à chaud
Osons Vendre, le podcast qui documente le passage de expert passionné à expert qui en vit.
@osons_vendre