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Collaborator - La voix des avocats

Collaborator - La voix des avocats

著者: Eva Schick
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Ce podcast a été créé par l'entreprise Neria suite aux échanges et retours quotidiens des avocats et particulièrement les collaborateurs.


Ces discussions nous ont permis de cerner ce que les avocats recherchent en intégrant un nouveau cabinet, les critères les plus importants pour eux et ce qui est rédhibitoire.



A travers ce podcast, nous souhaitons permettre :


  • Aux cabinets et associés recruteurs de comprendre comment attirer de nouveaux talents, comment les retenir


  • Aux avocats candidats d'avoir des exemples de parcours, des modèles et des informations sur les invités et sur les cabinets dans lesquels ils exercent



Chez Neria, nous accompagnons les avocats dans la recherche du cabinet qui correspond à leurs critères. Nous conseillons et accompagnons sur mesure les candidats pour être mis en relation avec le(s) cabinet(s) idéal(s).



Bonne écoute !




Pour prendre rendez-vous : https://calendly.com/eva-schick/30-minutes.

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Eva Schick
マネジメント マネジメント・リーダーシップ リーダーシップ 出世 就職活動 経済学
エピソード
  • "La vraie valeur ajoutée de l'avocat, ce n'est pas ce que l'IA sait faire." - Rencontre avec Lisa Vivent
    2026/07/02

    Eva Schick reçoit Lisa Vivent, avocate en contentieux des affaires, qui a quitté Ashurst après sept ans pour rejoindre un cabinet à taille humaine.


    La robe, puis les affaires

    Lisa choisit le droit comme parcours professionnel. Une double licence droit et gestion à Paris 1 l'oriente vers le droit des affaires, et deux stages chez Hogan Lovells et Jones Day confirment sa vocation pour le contentieux. Dès le départ, le réseau tissé en stage lui ouvre ses deux premières collaborations.


    Sept ans chez Ashurst

    Elle rejoint une équipe contentieuse en création et y reste sept ans, aux côtés de la même associée chez Ashurst. L'équipe réduite crée un lien fort et une formation intensive. Elle y observe que les jeunes associés managent souvent mieux que leurs aînés, mais que la formation à la facturation et à la rentabilité reste le parent pauvre.


    Partir pour grandir plus vite

    Le départ est motivé par le désir d'évoluer plus vite et de subir moins de contraintes politiques. Elle rejoint alors en 2026 le cabinet Cartier Meyniel.


    Le duo Cartier Meyniel

    Dans sa nouvelle structure, elle fait davantage de contentieux M&A, son domaine de prédilection. Après cinq à six mois, l'intégration est réussie et elle se sent valorisée. L'association reste ouverte, mais sans précipitation : les associés préfèrent d'abord se connaître à l'usage.


    Construire sa clientèle

    Lisa a toujours eu des dossiers personnels, portée par le principe de ne jamais en refuser un. Elle cultive aujourd'hui son réseau de confrères et cible les jeunes entreprises dynamiques et les dirigeants en procédure de révocation. Elle pointe un manque : le business development n'est enseigné ni à l'EFB, ni ailleurs.


    Sur l'IA : un outil, pas une révolution

    L'IA aide à la recherche et à la synthèse initiale, mais ne bouleverse pas le contentieux. Il lui manque la subtilité et l'analyse stratégique. La valeur ajoutée de l'avocat tient à la stratégie différenciée ; le temps gagné doit être justifié par la valeur, non par les heures. Une chose est sûre : ignorer l'IA, c'est perdre en compétitivité.

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    36 分
  • "Donner sans attendre en retour" - Rencontre avec Pierre Servan-Schreiber
    2026/06/18

    Eva Schick reçoit Pierre Servan-Schreiber, avocat et aujourd'hui directeur et co-fondateur de Maubourg Conseil.


    Du Palais de Justice à Bruxelles

    Pierre Servan-Schreiber devient avocat après avoir assisté à des audiences au Palais de Justice dès sa deuxième année d'études. Mais c'est un stage à la Commission européenne à Bruxelles qui élargit brutalement son horizon. Il y découvre le droit européen et le droit de la concurrence, une matière qu'il n'avait pas anticipée et qui s'impose à lui comme une évidence.

    De retour en France, il ne cherche pas la sécurité d'une grande structure établie. Il fonde un cabinet avec trois autres avocats, sans plan d'affaires formel, dans un esprit d'équité totale : tout est partagé. Un choix de jeunesse, audacieux, qui dit déjà quelque chose de sa philosophie.


    Sullivan, puis Skadden : s'imposer dans un monde américain

    Sept ans plus tard, Pierre Servan-Schreiber rejoint Sullivan and Cromwell, devenant le premier associé français recruté par un cabinet américain à Paris. Une première. Pas un accident : la conséquence directe d'une méthode construite sur la durée, celle de la réciprocité professionnelle.

    Sa règle est simple et constante : donner sans attendre en retour. Recommander un confrère allemand à un associé. Orienter un client vers un autre cabinet quand ce n'est pas son terrain. Cette logique de recommandation crée des chaînes de relations qui bénéficient à tous sur le long terme.

    C'est ensuite chez Skadden qu'il prend la tête du bureau de Paris en tant que co-managing partner, aux côtés de Christopher Baker.


    Manager chez Skadden : recruter, élever, rémunérer

    Arrivé à Paris pour co-diriger le bureau, Pierre Servan-Schreiber n'hésite pas à remettre les choses en ordre. Il recrute massivement et élève rapidement le niveau technique de l'équipe.

    Sur la rémunération, il prend des décisions tranchées. Il augmente les salaires des collaborateurs au-dessus du marché pour attirer les meilleurs talents, et assume ce choix comme un investissement, pas une dépense.

    Le système de rémunération des associés repose sur une logique différente de la plupart des cabinets. Skadden utilise une approche holistique qui prend en compte le chiffre d'affaires, les heures facturables et la contribution globale au cabinet, et non les seuls chiffres individuels. L'écart de rémunération entre associés juniors et seniors est maintenu dans un rapport de 1 à 4, pour préserver la cohésion du groupe.


    Former sans surveiller

    Ce qui distingue Pierre Servan-Schreiber en tant que manager, c'est sa conviction que la confiance est un outil de formation. Il laisse ses collaborateurs négocier seuls, sans supervision directe, pour développer leur assurance et leurs compétences.

    La méthode commence dès le premier jour. Il explique aux stagiaires le contexte de chaque tâche, pas seulement la tâche elle-même. Comprendre pourquoi augmente l'engagement et la qualité du travail.

    Pour les cas difficiles, sa position est nette. Des conversations franches sur les attentes, sans agressivité, permettent à la majorité des collaborateurs de comprendre les limites. Pour ceux qui ne les comprennent jamais, la séparation devient nécessaire pour préserver la cohésion de l'équipe.


    La langue comme enjeu de crédibilité

    Un point sur lequel Pierre Servan-Schreiber est intransigeant : la maîtrise de la langue. La compréhension doit être totale pour éviter toute ambiguïté avec le client. Un accent fort peut suffire à instiller le doute sur la compréhension mutuelle, et ce doute suffit à fragiliser une relation.

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    57 分
  • « J’avais toujours en tête le goût pour le cabinet plus familial » - Rencontre avec Paul Nafilyan
    2026/06/04

    Dans ce nouvel épisode du podcast Collaborator, il revient sur dix ans d'une carrière construite entre grands cabinets internationaux, concours de la conférence du barreau et cabinet boutique. Retour sur une trajectoire qui dit beaucoup sur ce que signifie exercer aujourd'hui en droit des affaires et en droit pénal.



    Une vocation héritée, confirmée par l'expérience

    Paul Nafilyan n'est pas devenu avocat par hasard. Ses grands-parents, eux-mêmes avocats, ont exercé une influence déterminante. Même retraités, ils restaient des figures de référence, et c'est leur témoignage qui a orienté sa vocation.

    La fac de droit a fait le reste. Les stages ont confirmé la trajectoire de Paul dans ce milieu.



    Deux ans chez Cleary : le grand bain à 25 ans

    Son premier poste, il le décroche dans l'un des cabinets d'affaires les plus exigeants de la place parisienne : Cleary Gottlieb. Deux ans. Des dossiers de premier rang. Une formation intense.

    Le moment marquant ? La vente d'Alstom à General Electric, avec l'État français comme partie prenante. Dossier stratégique, enjeux nationaux, pression maximale. À 25 ans, c'est une mise en situation impressionnante que peu de jeunes avocats connaissent.

    La vie de cabinet international a beaucoup d'avantages : des gros dossiers, de belles responsables et une sociabilité professionnelle dense.



    Bredin Prat comme étape de transition

    Mais Paul Nafylian avait en tête, rapidement, une autre image de la profession. Celle des cabinets familiaux. Des structures à taille humaine, où la relation client est directe et où l'on construit quelque chose qui vous appartient.

    Le passage au cabinet boutique ne s'est pas fait d'un coup. Les grands cabinets offrent des avantages difficiles à abandonner : rémunération, dossiers d'envergure, marque sur le CV. Il l'avoue : il n'a pas sauté le pas immédiatement.

    C'est Bredin Prat qui joue le rôle d'intermédiaire, avant qu'il rejoigne CPC & Associés. Une structure plus resserrée, où se dessine enfin ce qu'il cherchait : la possibilité de développer sa propre clientèle et d'exercer avec une vraie autonomie.



    2022 : la conférence du barreau, pour trois raisons précises

    En 2022, Paul Nafylian passe le concours de la conférence du barreau de Paris. Pas par hasard, ni par tradition. Il y voit trois bénéfices concrets.

    L'accès aux dossiers criminels. La conférence donne accès à des affaires pénales que l'on n'approche pas autrement en début de carrière. C'est une école du fond, un apprentissage accéléré sur des matières humainement et juridiquement denses.

    L'art oratoire. Le concours est aussi une épreuve de plaidoirie. Structurer un argumentaire, tenir une salle : ce sont des compétences que l'on ne développe pas tous les jours.

    Le réseau et la fraternité du barreau. La conférence recrée ce que les grands cabinets internationaux ont parfois tendance à effacer : un esprit de promotion, une communauté professionnelle transversale. Être ambassadeur auprès des barreaux étrangers, faire du barreau un village à nouveau, c'est une dimension qui comptait pour lui.



    Un cabinet, deux pratiques : 50 % pénal, 50 % droit des affaires

    Aujourd'hui, Paul Nafylian exerce dans une structure comptant peu d'associés. Une organisation volontairement resserrée, c'est ce qu'il recherchait. Il souligne aussi l'importance de ne pas être en compétition avec les autres avocats du cabinet, ce qui est particulièrement important. Paul nous a aussi parler de la relation, client. Aujourd'hui, Les clients veulent être entendus. Un dossier bien traité, rendu dans les délais, avec un interlocuteur disponible, c'est l'essentiel de la différence perçue et ce qui facilite ensuite le bouche à oreille.

    Sa pratique se répartit aujourd'hui entre deux pôles.

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    41 分
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