Climat, environnement, biodiversité: a-t-on des raisons d'espérer en 2026?
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À quoi faut-il s'attendre pour cette nouvelle année ? Les émissions de gaz à effet de serre vont-elles diminuer ? Les énergies renouvelables vont-elles poursuivre leur essor ?
Autant le dire tout de suite, en matière climatique, l'espoir n'est pas le sentiment le mieux partagé sur Terre. L'année 2025 n'a pas été très brillante et l’année qui commence ne devrait pas être meilleure, en tout cas aux yeux des habitants de la planète, selon une enquête réalisée par l’institut de sondage Ipsos dans une trentaine de pays (dont les États-Unis, le Brésil, l’Inde et le Japon). Ainsi, 78% des personnes interrogées anticipent une hausse des températures mondiales et 69% s'attendent à une multiplication des événements météorologiques extrêmes.
Difficile de leur donner tort, au regard des 12 derniers mois… Mais l'AIE, l'Agence internationale de l'énergie, prévoit une légère baisse des émissions de CO₂ liées à la production d'électricité cette année (moins 1,1%), alors même que la consommation électrique devrait atteindre un nouveau record en 2026, parce que la population mondiale augmente, et parce que les data centers, les centres de données informatiques, sont de plus en plus nombreux et de plus en plus gourmands – l'intelligence artificielle devient un outil du quotidien.
Électricité propreCette électricité devrait être plus propre, alors que 2025 a peut-être été une année charnière en matière d’énergies renouvelables. Le solaire et l’éolien devraient continuer sur leur lancée, devenir numéro un et ringardiser définitivement le charbon, l'énergie la plus sale.
Même dans les États-Unis de Donald Trump, le charbon devrait régresser, parce qu'il est moins compétitif, sa production est plus chère que le solaire. Mais l'enjeu premier reste la Chine, responsable pour un tiers des émissions mondiales de CO₂. Les émissions de gaz à effet de serre chinoises ont stagné en 2025 et certains experts prédisent même le pic tant attendu des émissions chinoises pourquoi pas dès cette année.
Mais les énergies fossiles ont encore le vent en poupe, même si 90% des nouveaux besoins en électricité seront pourvus cette année par les énergies renouvelables. Les pays producteurs de pétrole et de gaz défendent bec et ongle leur gagne-pain. Feront-ils encore échouer le prochain sommet mondial sur le climat, la COP31, qui aura lieu à la fin de l'année en Turquie sous la présidence australienne ? À la COP30 de Belém au Brésil, ils avaient réussi à écarter tout engagement précis de sortie des énergies fossiles, comme ils ont aussi fait échouer à Genève en 2025 les négociations sur une diminution de la production de plastique.
Un mouton dans un préÀ part la COP31, parmi les autres grands rendez-vous de cette année qui vient, figure un sommet mondial sur l'eau, organisé en décembre par le Sénégal et les Émirats arabes unis à Abu Dhabi, en faveur d'un accès universel à l'eau, l'un des objectifs de développement durable des Nations-Unies.
Il y aura aussi un nouveau sommet mondial sur la biodiversité, à Erevan en Arménie au mois d'octobre. Puisqu'il faut garder espoir, signalons l'entrée en vigueur le 17 janvier du traité sur la haute mer, obtenu de haute lutte. Il prévoit la création d'aires marines protégées, ainsi qu'une réglementation des ressources génétiques. C'est aussi cette année que sera choisi le siège permanent du traité : deux villes sont candidates, Valparaiso au Chili et Bruxelles pour l'Union européenne.
Enfin 2026 a été décrétée par la FAO, l'agence des Nations-Unies pour l'alimentation et l'agriculture, année internationale du pastoralisme. Parce que l'élevage extensif, c'est bon pour la planète, le climat, la sécurité alimentaire et la biodiversité. Et un mouton dans un pré, on trouve ça plus mignon qu'un baril de pétrole.