『Cinéastes d’Afrique』のカバーアート

Cinéastes d’Afrique

Cinéastes d’Afrique

著者: RFI
無料で聴く

Plongez dans l’histoire du cinéma africain avec ce podcast réalisé en partenariat avec la Cinémathèque Afrique de l’Institut français. À travers des interviews, archives, regards d'experts et extraits de films restaurés par la Cinémathèque Afrique, partez à la rencontre des cinéastes africains pionniers qui ont posé les bases d’un 7ᵉ art engagé, audacieux et profondément enraciné dans les réalités du continent. Une série pour (re)découvrir les figures fondatrices, et mieux comprendre l’évolution du cinéma africain d’hier à aujourd’hui. Chaque épisode est raconté par une personnalité issue du monde de la culture.

France Médias Monde
アート
エピソード
  • Bande annonce – Cinéastes d'Afrique
    2025/05/15

    La série Cinéastes d’Afrique nous plonge dans les récits, les luttes et les esthétiques qui ont façonné l’histoire du 7e art sur le continent africain, et donne à entendre des paroles rares et toujours vibrantes d’actualité sur le cinéma et la société africaine.
    Un podcast réalisé en partenariat avec la Cinémathèque Afrique de l’Institut français.

    続きを読む 一部表示
    3 分
  • 6. Djibril Diop Mambéty, le cinéaste des petites gens
    2026/06/17
    Le Franc et La Petite vendeuse de soleil sont les deux derniers films réalisés par le cinéaste sénégalais Djibril Diop Mambéty en 1995 et 1998. Avec ces deux contes modernes, il donne une voix et un visage aux laissés-pour-compte de la société sénégalaise. Porté par la voix de Fanta Sylla, réalisatrice et critique de cinéma, cet épisode mêle archives radiophoniques, extraits des films et entretiens inédits avec Catherine Ruelle, ancienne journaliste cinéma pour RFI, Djiby Kebe, réalisateur et membre du collectif Air Afrique, Wasis Diop, musicien, compositeur des films de son frère Djibril Diop Mambéty et Alain Gomis, réalisateur. Ensemble, ils retracent l’histoire de ces deux films poétiques et politiques qui pointent les inégalités économiques dans la société sénégalaise post-coloniale. Après deux court-métrages remarqués, Djibril Diop Mambéty réalise en 1973 Touki Bouki, dans lequel on suit les errances d’un jeune couple, Anta et Mory, brûlant de désir et de liberté, rêvant de rejoindre la France, perçue comme l'horizon de tous les possibles. Avec ce premier long-métrage, il décide de « partir de l’intérieur », c'est-à-dire de rester ancré dans la société sénégalaise, au moment même où ses contemporains, la jeunesse de son pays, quittent le continent pour l’Europe. Mais le film est mal reçu à sa sortie, surtout auprès du public sénégalais. C'était douloureux pour lui parce qu’il s'était investi complètement dans ce film. Et le fait que ses compatriotes rejettent le film aussi violemment, ça lui a fait perdre pas mal de confiance et rentrer dans une dépression très lourde. - Catherine Ruelle, productrice et ancienne journaliste cinéma de RFI. En 1992, près de 20 ans après Touki Bouki, Djibril Diop Mambéty réalise son second long-métrage Hyènes. Ce film ravive en lui le plaisir de faire du cinéma et le désir de raconter des histoires. Il entame ensuite une trilogie consacrée aux “petites gens de Dakar”. Le premier volet, Le Franc, sort en 1995. Avec pour héros Marigo, un musicien qui physiquement ressemble étonnamment au réalisateur. Avec ce film, Djibril Diop Mambéty signe une fable sur la cupidité, et en même temps une critique subtile du Franc CFA, vestige monétaire de l'époque coloniale. Ce film met en scène le mal-être des Dakarois, des Sénégalais et le rapport qu'ils peuvent entretenir avec l'argent. (...) C'est une très belle fresque de Dakar. Ce film permet de montrer ce qu'est vraiment la ville et à quel point les gens là-bas souffrent, en tout cas souffraient à l'époque. - Djiby Kebe, réalisateur et membre du collectif Air Afrique. Djibril Diop Mambéty décède en juillet 1998, à l’âge de 53 ans, quelques jours seulement avant la fin du tournage de La petite vendeuse de soleil, le deuxième volet de sa trilogie. Sa productrice Silvia Voser et son frère le musicien Wasis Diop, compositeur de la musique de ses films, terminent le film, respectant ainsi ses dernières volontés. Le film raconte l'histoire de Sili, une fillette de 13 ans, atteinte d’un handicap, qui se met à vendre à la criée “Le Soleil”, le grand quotidien francophone sénégalais. Elle se lance dans ce travail pour venir en aide à sa grand-mère, qui a perdu la vue. C’est à la fois un hommage à la résilience et un témoignage vibrant à la mémoire des enfants des rues. La vie de Djibril était axée sur la recherche, le regard, l'observation, la poésie tout simplement, sur la dynamique de la vie des gens de la rue, puisqu’il a toujours pensé que l'énergie était là, pas ailleurs. Cet univers a cerné son existence, c'est le socle de sa cinématographie. - Wasis Diop, musicien et compositeur des films de Djibril Diop Mambéty. Films : Le Franc, en VOD sur LaCinetek, sur IFCinema et en coffret DVD Blu-ray aux éditions JHR La Petite vendeuse de soleil sur IFCinema et en coffret DVD Blu-ray aux éditions JHR Archives RFI et INA utilisées dans l’épisode : Mille Soleils, RFI, Djibril Diop Mambéty pour le film "Touki-Bouki", 1977, produit par Jacqueline Sorel et Alphonse-Marie Toukas, Grand Ecran, RFI, Les interrogations métaphysiques avec Djibril Diop Mambéty, Costa-Gavras et Stephen Frears, 1993, produit par Catherine Ruelle, Grand Ecran, RFI, Bilan Fespaco, 1995, produit par Catherine Ruelle et Catherine Ninin, Nuits Magnétiques, France Culture, Ouagadougou fait son cinéma : petit journal du Fespaco, 1995, produit par Caroline Bourgine et Colette Fellous, Actualités du cinéma, RFI, Wasis Diop pour "La petite vendeuse de soleil" de Djibril Diop Mambéty, 1999, produit par Catherine Ruelle, Ouvrages, articles, expositions : Djibril Diop Mambéty ou le voyage de la hyène, par Simona Cella, Cinzia Quadrati et...
    続きを読む 一部表示
    29 分
  • 5. Désiré Ecaré, politiser l’exil et le désir
    2026/06/17
    Concerto pour un exil et À nous deux, France ! sont les deux premiers films réalisés par le cinéaste ivoirien Désiré Ecaré en 1968 et 1970. Ces deux films nous plongent dans le quotidien de la diaspora ivoirienne installée à Paris, entre désir d’émancipation, réalité du racisme, quête de liberté et attachement au pays d’origine. Porté par la voix d’Amandine Gay, autrice et réalisatrice, cet épisode mêle archives radiophoniques, extraits des deux films et entretiens inédits avec Juhan Ecaré, musicien et fils de Désiré Ecaré, Amandine Nana, programmatrice et curatrice en art contemporain et Marie-Hélène Banimbadio, programmatrice et créatrice d’Archives-Ivoire. Ensemble, ils retracent l’histoire de ces deux œuvres essentielles du cinéma ivoirien et reviennent sur la manière dont Désiré Ecaré filme l’exil et politise le désir dans le Paris de la fin des années 60. Désiré Ecaré s’installe à Paris au début des années 1960 et sort diplômé de l’IDHEC, l’Institut des hautes études cinématographiques en 1966. Il y rencontre sa femme Marjatta Ecaré, auprès de qui il se lance dans une carrière de cinéaste. En 1968, il réalise son premier court-métrage Concerto pour un exil dans lequel il filme l’expérience de l’exil à Paris, et ce qu’elle produit, socialement et intimement, au sein de la diaspora ivoirienne. Avec ce film, il remporte le Grand prix du court-métrage au Festival international du jeune cinéma à Hyères. Une reconnaissance qui le pousse à continuer, mais aussi à se questionner sur sa place en tant que cinéaste africain en France. L'Afrique est trop neuve pour les Africains. Autant l'Europe se révèle être trop vieille pour eux. C'est en quelque sorte le drame de l'aliénation, le drame de gens inadaptés. J'ai essayé de les justifier en cherchant à comprendre. Et en cherchant à comprendre, j'ai apporté un petit éclairage sur leur vie, sur eux, sur cette nécessité qu'ils ont de vouloir partir. - Désiré Ecaré, cinéaste. En 1970, il tourne son deuxième film À nous deux, France ! où il s’intéresse aux femmes africaines laissées de côté par leurs compatriotes venus faire leurs études en France. Un film plus mordant et satirique, dans lequel il met en scène le racisme dans sa forme la plus banale, mais aussi la plus hypocrite. Il y montre les mécanismes sociaux, les contradictions, mais aussi les compromissions intimes. Il révèle une société où le désir, le pouvoir et la domination circulent ensemble, souvent sous couvert d’humour. L'expérience du racisme était très présente dans le quotidien des personnes afro-descendantes en France à l'époque, qui étaient vraiment minoritaires. C'est un racisme qui n'a pas disparu et donc voir ces deux films aujourd’hui nous permet d'avoir aussi une sorte d'approche historique de l'expérience du racisme en France. - Amandine Nana, programmatrice et curatrice en art contemporain. Après ses deux premiers films, Désiré Ecaré retourne vivre en Côte d’Ivoire. Il exerce différents métiers et sort en 1985 son troisième et dernier film Visages de femmes. Aujourd’hui, on redécouvre ses films. Les récentes restaurations portées par la société de production Argos Films et la Cinémathèque Afrique de l’Institut français permettent à une jeune génération en France, mais aussi en Côte d’Ivoire de s’en saisir. Ces nouvelles projections ouvrent ainsi un espace de discussion sur la représentation des femmes noires à l’écran, les relations hommes-femmes, le désir d’exil et de retour au pays. Ce qui m'a intéressé dès le départ, en tant que programmatrice, c’est d'avoir les deux points de vue, car pour moi, les films de Désiré Ecaré poussent à la conversation. Aujourd’hui, ce que je rêverais c'est d'avoir ces deux publics-là réunis pour qu’ils puissent discuter et confronter leurs points de vue. - Marie-Hélène Banimbadio, programmatrice et créatrice du compte Instagram “Archives-Ivoire” Films : Concerto pour un exil sur IFCinema, en DVD aux éditions de la Traverse. À nous deux, France ! sur IFCinema, en DVD aux éditions de la Traverse. Archives INA utilisées dans l’épisode : Le 1er film d’un jeune cinéaste ivoirien, Office de coopération radiophonique (OCORA), 1968 "Visages de femmes” de Désiré Ecaré, Le cinéma des cinéastes, France Culture, 1985 Article : En marge de Hyères : entretien avec Désiré Ecaré, par Jacques Aumont, Cahiers du cinéma, août 1968 Émission de radio : « Visages de femmes » : un chef d’œuvre du cinéma africain restauré, Tous les cinémas du monde sur RFI, 2022 Remerciements : Juhan Ecaré, Amandine Nana, Marie-Hélène ...
    続きを読む 一部表示
    33 分
adbl_web_anon_alc_button_suppression_t1
まだレビューはありません