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Candice Aubert-Dhô ou comment une artisane d'art tisse sans métier à tisser

Candice Aubert-Dhô ou comment une artisane d'art tisse sans métier à tisser

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概要

Candice Aubert-Dhô, est une artisane d’art et une artiste textile engagée, reconnue pour ses œuvres sur mesure qui allient textile, céramique, bois et métal. Originaire du sud de la France, elle a débuté sa carrière dans le secteur de l’édition avant de se tourner vers le tissage à l’âge de 30 ans. Cette pratique, qu’elle a apprise par elle-même, lui a permis de développer une technique unique : tisser sans métier à tisser. Nous l'avons rencontrée à « Oh my laine ! », évènement organisé par Lainamac, une association de la filière laine française. Pour Candice Aubert-Dhô, le tissage est bien plus qu'un simple artisanat : il symbolise « la diversité et l’harmonie, représentant les liens qui unissent l’humanité ». Son travail est le reflet de sa curiosité et de sa quête de sens, transformant chaque création en une démarche artistique. La création d’œuvres d'art peut être intimidante. Comme elle le souligne, « toute œuvre d'art n'existe que par le regard de celui qui l'observe », nourrissant une réflexion sur la perception et l’interprétation. Cette démarche est fascinante, car elle représente un défi personnel qui implique de se révéler à soi-même et aux autres. Candice éprouve également une grande satisfaction à découvrir ses propres réalisations : « Il m'arrive parfois d'être surprise par mes propres réalisations, et j'éprouve un grand plaisir à cela ». Engagement pour la durabilité et des matériaux locaux L'engagement de Candice Aubert-Dhô pour la durabilité se manifeste dans son choix de matières premières. Elle privilégie le sourcing local, traçant chaque matériau qu’elle utilise, que ce soit de la laine mérinos d'Arles ou du lin européen : « ​​​Actuellement, je travaille beaucoup avec des matériaux tels que la céramique, le bois et le métal, expose-t-elle. Ce projet est en phase de démarrage, et toutes les matières sont tracées ». Elle veille à ce que le lin soit d'origine française et la laine sourcée en France. Candice Aubert-Dhô collabore avec des ébénistes locaux de la région de Marseille et de la Camargue, illustrant l'importance des savoir-faire locaux tout en respectant une démarche éthique. Par exemple, elle travaille régulièrement avec Florence Lucchini pour la céramique, soulignant la nécessité d'évoluer dans un circuit court. Elle s'assure également de la provenance des matériaux, en n'hésitant pas à interroger les fournisseurs sur les origines et les pratiques de production. « Il s'agit ainsi de s'assurer que les laines sont françaises ou recyclées et/ou revalorisées, dans un souci de réduire l'impact carbone, en visant la cohérence », souligne-t-elle. À lire aussiMuriel Blanc Duret, une artiste textile engagée dans le tissage Exploration créative et symbolique du tissage La pratique artistique de Candice Aubert-Dhô est marquée par une exploration constante et une recherche de liberté créative. Elle tisse sur des cercles et utilise des structures réalisées sur mesure, ce qui lui permet de développer ses propres techniques : « Je ne possède pas de métier à tisser traditionnel, précise-t-elle. J'utilise des structures que je fais réaliser sur mesure ». Cette approche unique lui permet d’expérimenter librement, chaque pièce étant le résultat d'une errance créative. La symbolique du tissage est centrale dans ses œuvres. Pour Candice Aubert-Dhô, « le fil, c’est du lien, de la rencontre, de l’humanité ». Elle se concentre ainsi sur l'idée des choix qui guident notre existence. « Dans la vie, nous commençons tous, en règle générale, au même point de départ, et les choix que nous effectuons orientent notre existence. » Son expérience avec le tissage reflète cette dynamique de choix et d'errance, où elle se laisse porter par le cours des événements. « Cette notion d'errance fait partie intégrante de ma recherche artistique, car c'est souvent dans l'absence de recherche que je fais des découvertes », confie-t-elle. Candice Aubert-Dhô reconnaît l'importance des rencontres avec d'autres artisans et clients, qui enrichissent son parcours et nourrissent son processus créatif : « Cette avancée fait partie intégrante de mon aventure, et il est essentiel de l'accepter ». À lire aussiL. E Créations, tissages ivoiriens : objets de fierté culturelle Un art éthique et harmonieux Candice Aubert-Dhô propose une démarche éthique, et cherche à créer une harmonie entre l’homme, la matière et la planète : « À l'image de notre humanité, nous cohabitons sur cette planète, tous différents, mais formant un tout ». Sa vision du tissage est empreinte de cette symbolique forte, où chaque pièce devient une unité composée de la laine, des textiles et de la céramique. « Ce processus implique la mise en œuvre de nombreux savoir-faire pour donner naissance à quelque ...
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