エピソード

  • La vie sous l'ère soviétique racontée par un local - Kirghizistan
    2026/01/06

    Rencontrez Maria, professeure de français à Bichkek et témoin direct de plus de cinquante ans de vie sous l’ère soviétique. Dans les salles de l’Université nationale, elle raconte avec précision son quotidien d’alors : l’éducation, la santé, les règles de vie, les libertés limitées… Sans nostalgie ni jugement, elle livre un regard nuancé — « ce n’était ni mieux ni pire, simplement différent ». À travers ses souvenirs, se dessine un éclairage rare sur le Kirghizistan d’hier pour mieux comprendre celui d’aujourd’hui.

    "À Bichkek, l’université nationale semble calme. Mais derrière les murs lisses de l’institution, une mémoire bouillonne encore. Celle de Maria, 78 ans, qui, portée par sa passion restée intacte, enseigne le français à des générations d’étudiants. Elle a traversé un demi-siècle de bouleversements. L’époque soviétique, elle ne fait pas que la raconter, elle l’a vécue. C’est captivant de l’écouter ! Études à Saint-Pétersbourg dans les années 80, thèse soutenue au cœur du bloc soviétique, puis retour au Kirghizistan pour y transmettre sa langue et sa rigueur. Lors de notre rencontre, elle revient sur les systèmes qui ont façonné sa jeunesse : une éducation gratuite, des bourses attribuées au mérite, un accès garanti aux soins… mais un monde fermé. Pas de voyages, peu de libertés individuelles. On mesure à quel point l’équilibre était fragile. Aujourd’hui, elle voit les jeunes partir étudier à l’étranger, participer à des programmes comme Erasmus. Une ouverture autrefois inimaginable. Pour elle, ce n’est pas une opposition entre hier et aujourd’hui. Juste un monde qui a changé. Et qu’il faut comprendre avec nuance. Maria ne cherche pas à transmettre une vérité. Elle transmet une expérience. Avec précision. Avec cette lucidité rare de ceux qui ont connu plusieurs systèmes sans se figer dans aucun. Elle a une façon délicate de faire le lien entre le passé et le présent, sans tomber dans la nostalgie ni le rejet.
    Une expérience à vivre, avec Comptoir des Voyages"

    Crédit photo : © Maryline Goustiaux

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    2 分
  • Au rythme du ramadan - Maroc
    2026/02/18

    À Marrakech, vivez l’expérience du ftour, le repas qui rompt le jeûne du ramadan et rythme la vie de la ville au coucher du soleil. Accueilli au sein d’une famille marrakchie, vous partagez un moment de convivialité et de spiritualité autour de plats traditionnels avant d'aller assister ensemble à la prière nocturne près de la Koutoubia.

    "À Marrakech, le jour s’efface lentement. Le muezzin appelle à la prière du maghrib, et soudain, la ville change de rythme. Les rues se vident, les foyers s’illuminent. C’est l’heure du ftour, le repas de rupture du jeûne du ramadan. On est accueilli chez une famille marrakchie. Dans leur salon, la table est déjà dressée. On s’assoit sur les confortables banquettes, autour des dattes, des crêpes, des briouates, de la harira, du tajine, des œufs durs et du pain chaud. Tout commence par un verre d’eau et une datte. Le jeûne est rompu, mais la ferveur demeure. Leslie, marrakchia d’adoption, nous accompagne, traduisant les mots et les gestes. On échange sur le sens de ce mois sacré : sawm, le jeûne, est l’un des cinq piliers de l’islam. Pratiqué de l’aube au coucher du soleil, il purifie, apprend la patience, la gratitude, la simplicité. Les conversations glissent naturellement vers la foi, le partage, la solidarité. On apprend à dire bssaha pour souhaiter bon appétit, Allah yatik saha pour remercier, ramadan moubarak pour bénir ce moment. Après le repas, on marche jusqu’à la Koutoubia. Sous les palmiers, la foule s’assemble pour la prière nocturne. L’esplanade devient une mer de tapis et de voix, un souffle collectif. La spiritualité se mêle à la douceur du soir. Un instant suspendu, où l’on comprend que partager un ftour, c’est entrer dans l'intimité de la vie locale où la spiritualité se mêle à la richesse des traditions.
    Une expérience à vivre, avec Comptoir des Voyages"

    Crédit photo : © Arié Botbol/Réa

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    2 分
  • Initiation au mixage avec un DJ - Allemagne
    2026/02/08

    Dans cet épisode, vous plongez dans l’âme électro de Berlin, capitale mondiale de la techno depuis les années 90. Dans un studio niché dans l’ancien Berlin-Est, un DJ professionnel vous initie aux secrets du mix : vinyles, CDJ, effets, transitions… Pas besoin d’expérience, juste l’envie de créer. Au fil de l’atelier, vous composez votre propre set et découvrez de l’intérieur l’énergie underground qui fait battre le cœur culturel de la ville.

    "Dans le quartier de Marzahn, au cœur d’une ancienne zone résidentielle de l’ex-Berlin Est, on entre dans un immeuble réaménagé en centre artistique. Ici, près de 200 studios et espaces de répétition accueillent musiciens et artistes de tous horizons. Dans l’un d'eux, un DJ professionnel nous accueille pour apprendre l’art du djing. L’atelier commence. On découvre d’abord le matériel, le même utilisé par les DJ professionnels des clubs de la ville. Tables de mixage, vinyles… On vous guide pas à pas : écoute, calage rythmique, effets, transitions. On choisit notre méthode de mixage : sur vinyle, numérique ou les deux. On se lance. Une première boucle, un effet, un fondu. On se trompe, on recommence. Et soudain... ça fonctionne. Cette parenthèse musicale s'intègre complètement dans la dynamique “underground” et “pop culture” de Berlin. À Berlin, le djing est une façon de raconter. De transmettre. D’exister autrement. Depuis les années 90, la ville est devenue le cœur d’une scène techno dynamique, symbole d’optimisme et de renouveau après la chute du Mur. En 2024, cette culture musicale a même été inscrite au patrimoine culturel immatériel de l’UNESCO. On repart avec notre propre set. Une piste, unique, un souvenir sonore. Et l’intuition que la ville a encore bien des choses à nous dire.
    Une expérience à vivre, avec Comptoir des Voyages"

    Crédit photo : © Romina-veliz/Unsplash

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  • Rencontre avec un graffeur de matatu - Kenya
    2026/01/25

    Explorez la culture vibrante des matatus de Nairobi, ces minibus colorés devenus de véritables icônes urbaines. Plus que de simples transports, ils sont des galeries d’art mobiles où graffeurs et mécaniciens expriment l’identité des quartiers. Dans l’atelier d’un artiste, vous découvrez comment ces véhicules customisés racontent la créativité, la fierté et la vie quotidienne de la capitale kényane.

    "À Nairobi, le minibus atypique et haut en couleur dans lequel nous sommes installés s’élance dans le flot dense de la circulation. C’est un matatu, l’un des milliers de minibus collectifs qui sillonnent les rues encombrées de la ville chaque jour, indispensables pour les 80 % d’habitants qui n’ont pas de voiture. Recouverts de graffitis colorés, d’écrans, de lumières, de slogans, ils incarnent un transport exubérant, engagé, vivant. On arrive devant un garage. Ici, l’air sent la peinture fraîche et le métal chauffé. Au fond, un matatu est en pleine transformation. Le graffeur du matatu nous accueille avec un large sourire. Il nous montre ses croquis, ses bombes de peinture, ses références : versets religieux, stars du ballon rond, héros de séries se mélangent. Chaque bus reflète l’âme de son chauffeur, de son quartier, de son époque. On assiste à la métamorphose d’un simple minibus en œuvre d’art mobile. C’est une affirmation identitaire développée il y a une quinzaine d’années sous l’impulsion de Moha, ancien chauffeur devenu icône de la pop culture kenyane. Les chauffeurs investissent pour attirer regards et passagers car ici, on attend et on choisit le matatu le plus en vogue, celui qui pulse et permet de se reconnaître. En roulant dans Nairobi, on comprend que les matatus ne transportent pas que des passagers. Ils font circuler des rêves, des revendications, une culture en mouvement.
    Une expérience à vivre, avec Comptoir des Voyages"

    Crédit photo : © Marion Feral

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  • Dîner préparé par un maître sushi dans une machiya – Japon
    2026/01/15

    Passez la porte d'une machiya traditionnelle à Kyoto et plongez dans l’art de vivre japonais. Dans ce cadre intime, un maître sushi prépare devant vous un dîner, où chaque geste raconte un savoir-faire transmis depuis des années. Entre riz, poissons et wasabi, la dégustation devient un voyage sensoriel et une expérience de calme et d’harmonie, révélant la beauté silencieuse et le raffinement de la cuisine japonaise.

    "Au cœur d’un quartier populaire de Kyoto, la soirée tombe doucement sur notre machiya. Cette maison traditionnelle japonaise en bois nous enveloppe de son calme feutré. Avec ses tatamis, ses portes coulissantes et son jardin intérieur, elle incarne un art de vivre japonais fait de simplicité et d’harmonie. Y séjourner, c’est déjà changer de rythme, de rapport au temps. Dans l’intimité de ce lieu chargé de mémoire, nous nous préparons à vivre une expérience culinaire rare : déguster un dîner de sushis, préparés sur place par un maître sushi, ou itamae. Le chef s’installe. Formé plus de dix ans dans un grand restaurant de Kyoto, il dépose son matériel de manière méticuleuse : ses grands couteaux aux fonctions très spécifiques. Du riz vinaigré. Quelques poissons. Du wasabi. On s’installe, un peu en retrait. On observe. Le riz est modelé à la main, le wasabi râpé à la minute. Les lames sont nettoyées à chaque passage. Ses gestes sont mesurés, d’une précision presque chorégraphique. Ils prolongent la beauté silencieuse de la maison. Il ne parle pas notre langue, mais grâce à une application de traduction, quelques échanges se glissent entre deux gestes précis. Une bouchée suffit pour ressentir son savoir-faire. Le choix des poissons est un voyage au fil du pays : thon gras sauvage de Niigata, crevette tigrée, oursin et œufs de saumon d’Hokkaido, anguille braisée de Nagasaki… À la fin du dîner, quand il nous sert une délicate soupe et un bol de riz, on se surprend à ne plus penser à rien. On se sent privilégié, silencieusement reconnaissant. Une expérience à vivre, avec Comptoir des Voyages"

    Crédit photo : © Artit Wongpradu/Istock

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    2 分
  • La messe du père Pedro – Madagascar
    2026/01/15

    À Manantenasoa, près d’Antananarivo, participez à la messe du père Pedro, rassemblant jusqu’à 10 000 fidèles dans un souffle collectif vibrant de chants et de danses. Derrière cette ferveur se cache l’histoire d’Akamasoa, un projet solidaire fondé sur la dignité et le travail, où plus de 40 000 habitants vivent et construisent leur avenir. Une immersion au cœur d’une communauté animée par la foi, la solidarité et l’énergie humaine.

    "Le dimanche matin, à Manantenasoa, village à l’est d’Antananarivo, les routes s’animent dès l’aube. Des familles entières convergent principalement à pied vers le vaste stade recouvert d’un toit de tôle, où d’énormes gradins entourent la scène centrale. Des femmes et des hommes endimanchés, des enfants rieurs dans des tenues aux couleurs vives, ou encore des vieillards appuyés sur leur canne. On s’installe parmi eux, porté par le même mouvement. Les gradins se remplissent : jusqu’à 10 000 personnes sont réunies pour la messe du père Pedro, missionnaire argentin installé ici depuis 1972. C’est impressionnant ! Il entre, salué par une vague d’applaudissements, et prend place au centre. La célébration commence. Quand les premiers chants s’élèvent, ce sont surtout les enfants qui donnent le ton. L’air vibre d’une énergie pure. Les voix, les mains, les danses se mêlent dans une même ferveur. Une cérémonie religieuse, un souffle collectif. À la fin de la messe, le père Pedro vient à notre rencontre. Il raconte comment, en 1989, il a découvert, sur une décharge à proximité d’Antananarivo, des familles entières vivant dans des conditions inhumaines. Face à cette détresse, il décide de créer Akamasoa, qui signifie « les bons amis », un projet de vie fondé sur la dignité, le travail et la solidarité. Maisons, écoles, dispensaires, ateliers : tout a été construit par les habitants. Plus de 40 000 personnes vivent aujourd’hui dans cette cité née d’un rêve commun. En marchant dans les ruelles du village, on croise des sourires, des regards confiants, on ressent une énergie qui dépasse la foi. À Manantenasoa, on touche à une humanité en action.
    Une expérience à vivre, avec Comptoir des Voyages"

    Crédit photo : © Lionel Montico/hemis

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    2 分
  • Un quartier de Rio avec une urbaniste – Brésil
    2026/01/15

    Explorez le quartier de Porto Maravilha lors d’une promenade guidée par Marie, une urbaniste carioca. Entre architecture contemporaine et vestiges coloniaux, la visite mène jusqu’au quai Valongo, ancien port d’arrivée des esclaves africains et aujourd’hui classé à l’UNESCO. Cette marche relie passé et présent, révélant une mémoire longtemps enfouie et offrant une autre lecture de l’histoire et de l’identité afro-brésilienne de la ville.

    "Au bord de la baie de Guanabara, Rio dévoile un quartier en pleine transformation. Porto Maravilha, longtemps délaissé, a été réhabilité à l’occasion de la Coupe du monde de 2014 et des Jeux olympiques de 2016. C’est là, au pied du Museu do Amanhã, devenu icône architecturale, que commence la balade avec Marie, urbaniste de métier passionnée par les histoires enfouies de la ville. Cette promenade, hors du commun, relie le présent au passé. Direction le Morro da Conceição, colline aux maisons anciennes et ruelles pavées, pour observer le quartier dans son ensemble. Elle nous invite à regarder les contrastes : les tours vitrées côtoient les bâtiments coloniaux, les places rénovées cachent des vestiges fragiles. Très vite, la promenade prend une autre dimension : on s’approche du quai Valongo, cœur historique de la ville. Sous nos pas, un lieu majeur de l’histoire brésilienne. Au XIXᵉ siècle, plus d’un million d’Africains y ont été débarqués, faisant de Rio le principal port d’entrée des esclaves sur le continent. Les fouilles menées lors des travaux ont révélé les pierres d’origine, témoins d’une mémoire longtemps refoulée. Le quai a depuis été reconnu par l’UNESCO comme patrimoine mondial. Marie explique le système mis en place à l’époque : zones de transit, espaces de vente, cimetières, tout un réseau logistique organisé autour du commerce des corps. Puis elle évoque les politiques d’immigration du XXᵉ siècle, la formation d’une société métissée, les mémoires afro-brésiliennes encore en tension. Autour de nous, la vie bat son plein. On réalise que cette visite est un retour vers le passé, une manière d’apprendre à voir autrement, d’écouter ce qui a été peu raconté. L’urbanisme devient support de mémoire, et la ville, un espace vivant pour comprendre le passé.
    Une expérience à vivre, avec Comptoir des Voyages"

    Crédit photo : © Irvin Oziel

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  • Dans la peau d’un berger crétois – Grèce
    2026/01/14

    Dans les montagnes de Psiloritis, en Crète, partez à la rencontre de Yorgof et partagez son quotidien au rythme des alpages. Entre gestes ancestraux, lien étroit avec la nature et transmission familiale, le pastoralisme se révèle comme un pilier vivant de la culture crétoise. De la traite à la fabrication du fromage, cette immersion offre un regard authentique sur une vie façonnée par la montagne et les saisons.

    "À Gergeri, dernier village au cœur des montagnes de Psiloritis en Crète, on retrouve Yorgof, berger depuis toujours. L’accueil est chaleureux, presque familial. Son pick-up est déjà prêt. Direction les alpages. La piste serpente entre les roches. Autour, les paysages de montagne s’ouvrent, vastes et spectaculaires, baignés de lumière. Là-haut, les brebis paissent librement. Le temps s’écoule autrement, rythmé par les gestes du berger : traire, tondre, surveiller, réparer une clôture, écouter les bruits de la nature. Yorgof nous explique sa dépendance aux saisons, aux bêtes, à la météo. C’est un métier d’adaptation, de patience et de respect. Il nous invite à participer. Le contact avec les animaux, la concentration du mouvement : on comprend vite que ce quotidien, loin d’être simple, exige une connaissance intime du territoire. La montagne est à la fois nourricière et exigeante. Le pastoralisme, l’un des métiers les plus anciens de Crète, façonne depuis des siècles le paysage et la culture de l’île. Aujourd’hui encore, il reste un pilier de l’économie locale : il contribue à l’agriculture par la production de fromages et de laine et génère aussi des revenus indirects grâce au tourisme rural, à l’artisanat et à la gastronomie. De retour au village, il nous fait visiter son atelier, installé au rez-de-chaussée de la maison familiale. On participe à la production du fromage de chèvre, une activité qu’il ne pratique qu’au printemps et en été. Puis on monte à l’étage. Sa femme apporte les mezzés. Les enfants rient, les conversations se mêlent. On parle du troupeau, de la pluie qui se fait attendre, du travail qui ne s’arrête jamais. Partage, enracinement et transmission imprègnent chaque instant. Une vie façonnée par la montagne, solide et vivante, comme la terre de Crète.
    Une expérience à vivre, avec Comptoir des Voyages"

    Crédit photo : © Arié Botbol/Réa

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    2 分