『C. Iulii Caesaris Commentarii de bello Gallico (I, 8)』のカバーアート

C. Iulii Caesaris Commentarii de bello Gallico (I, 8)

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Intereā eā legiōne quam sēcum habēbat mīlitibusque, quī ex prōvinciā convēnerant, ā lacū Lemannō, quī in flūmen Rhodanum influit, ad montem Iūram, quī fīnēs Sēquanōrum ab Helvētiīs dīvidit, mīlia passuum XVIIII (1) mūrum in altitūdinem pedum sēdecim fossamque perdūcit. Eō opere perfectō praesidia dispōnit, castella commūnit, quō facilius, sī sē invītō transīre cōnentur, prohibēre possit. Ubi ea diēs quam constituerat cum lēgātīs vēnit et lēgātī ad eum revertērunt, negat sē mōre et exemplō populī Rōmānī posse iter ullī per prōvinciam dare et, sī vim facere cōnentur, prohibitūrum ostendit. Helvētiī eā spē dēiectī nāvibus iunctīs ratibusque complūribus factīs, aliī vadīs Rhodanī, quā minima altitūdō flūminis erat, nōn numquam interdiū, saepius noctū sī perrumpere possent cōnātī, operis mūnītiōne et mīlitum concursū et tēlīs repulsī, hōc cōnātū destitērunt.

(1) XVIIII : decem novem

Traduction publiée sous la direction de Désiré Nisard, Salluste, Jules César, C. Velleius Paterculus et A. Florus, Collection des Auteurs latins, Paris, Didot, 1865 :

Dans cet intervalle, César, avec la légion qu’il avait avec lui et les troupes qui arrivaient de la Province, éleva, depuis le lac Léman, que traverse le Rhône, jusqu’au mont Jura, qui sépare la Séquanie de l’Helvétie, un rempart de dix-neuf mille pas de longueur et de seize pieds de haut : un fossé y fut joint. Ce travail achevé, il établit des postes, fortifie des positions, pour repousser plus facilement les Helvètes, s’ils voulaient passer contre son gré. Dès que le jour qu’il avait assigné à leurs députés fut arrivé, ceux-ci revinrent auprès de lui. Il leur déclara que les usages et l’exemple du peuple romain lui défendaient d’accorder le passage à travers la Province, et que, s’ils tentaient de le forcer, il s’y opposerait. Les Helvètes, déçus dans cette espérance, essaient de passer le Rhône, les uns sur des barques jointes ensemble et sur des radeaux faits dans ce dessein, les autres à gué, à l’endroit où le fleuve a le moins de profondeur, quelquefois le jour, plus souvent la nuit. Arrêtés par le rempart, par le nombre et par les armes de nos soldats, ils renoncent à cette tentative.

Lionel Royer (1852-1926), Vercingétorix jette ses armes aux pieds de Jules César, 1899, huile sur toile, 321 x 482 cm, Musée Crozatier, France.

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