Côte d'Ivoire: ces jeunes qui choisissent de rester au village pour entreprendre
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Alors que de nombreux jeunes Africains en quête d’un avenir meilleur quittent les campagnes pour les grandes villes et que d’autres prennent le risque de traverser la Méditerranée, certains font le choix inverse : rester au village et entreprendre. À Tafiré, en Côte d'Ivoire, ces derniers misent sur l’agriculture, le commerce ou l’élevage pour vivre de leur travail. Un pari qui leur permet, tant bien que mal, de subvenir à leurs besoins sans rien envier à leurs camarades d'Abidjan.
De notre envoyé spécial à Tarifé,
À plus de 500 kilomètres d'Abidjan, au marché de Tafiré, Abdourahmane Konaté tient une petite quincaillerie. Il y vend des matériaux de construction et des objets du quotidien. Le jeune homme de 26 ans est de retour sur sa terre natale depuis maintenant cinq ans après un long séjour dans la capitale économique de la Côte d'Ivoire. « Je suis allé à Abidjan mais les conditions ne m'étaient pas favorables. Il n’y avait personne pour me financer. J’ai arrêté les études après le bac. C’était difficile alors je suis revenu au village pour entreprendre », raconte-t-il.
À son retour, Abdourahmane Konaté a lancé un petit commerce qui se développe graduellement avec les chantiers de construction qui se multiplient dans la commune. Aujourd’hui, il est devenu le principal soutien de sa famille. « J’ai commencé progressivement. Je fais des achats à Abidjan et à Bouaké avec de petits moyens. Avec le développement de la ville, les nouvelles constructions, cela ouvre le marché. Aujourd’hui, cela commence à aller mieux. Je m’occupe de ma famille, de mes frères et sœurs dont je paie les études », explique-t-il.
« Je préfère rester ici et contribuer au développement de la commune »Un peu plus loin, sur la voie principale, une enseigne attire l’attention : « Kalétré Service ». Cette petite structure de communication propose du traitement de texte et la couverture d’événements comme les mariages ou les baptêmes. À l’origine de cette initiative, il y a Amidou Kalétré, 26 ans lui aussi. Pour lui, rester au village est également un calcul économique. « Ici à Tafiré, je peux gagner 5 000 francs CFA, ce qui me suffit largement pour vivre. Certes, je pourrais en gagner 20 000 à Abidjan, mais avec des dépenses de plus de 18 000 francs CFA, il ne m'en resterait que 2 000. Alors je préfère rester ici et contribuer au développement de la commune », affirme-t-il.
Dans la localité, certaines initiatives publiques encouragent également l’insertion des jeunes, notamment dans le secteur de l’élevage, explique Mamadou Touré, responsable de la jeunesse à la mairie de Tafiré. « Certains jeunes ont été formés aux techniques d’élevage de poulets. Beaucoup arrivent à les utiliser et se prennent en charge. On a un partenariat entre la mairie et le conseil régional : des fermes de grande envergure se sont installées », détaille-t-il. Au total, 500 jeunes ont déjà bénéficié de ces formations. Certains ont même obtenu des prêts allant de 500 000 à un million de francs CFA, assure ce responsable.
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