Aux États-Unis, le «soccer» a pris de l'ampleur grâce à la Coupe du monde 2026
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L'Espagne affronte l'Argentine ce dimanche 19 juillet dans le New Jersey, à côté de New York. La finale marque la fin de cette Coupe du monde XXL avec 104 matchs au Canada, au Mexique et aux États-Unis. Les États-Unis où le foot, ou « soccer » comme ils disent, n'est pourtant pas le sport le plus populaire et doit rivaliser avec le football américain, le baseball ou le basket. Mais à Atlanta, qui a accueilli une partie de la compétition, la Coupe du monde a su conquérir le cœur de certains.
De notre envoyé spécial à Atlanta,
À Atlanta, l'engouement pour le football atteint des sommets inédits. Pied droit, pied gauche... Sidney s'entraîne à jongler sur un terrain de foot dans un parc. L'adolescent joue au football depuis longtemps ici, mais n'a jamais vu autant d'engouement pour son sport. « À chaque fois que je vais sur un terrain de foot, j'ai l'impression qu'il y a de plus en plus de monde. On dirait que tout le monde se met au foot. Le sport a pris une ampleur incroyable. Franchement, ici à Atlanta, on n'entend parler que de ça : le foot par-ci, le foot par-là. C'est sans doute le phénomène numéro un du moment ici à Atlanta », confie-t-il.
Sidney est venu avec un ami pour lui montrer comment manier le ballon. Hariz avait un peu joué plus jeune, mais s'y est vraiment mis après être allé voir un match de la Coupe du monde à Atlanta. « Je me suis dit que ce serait sympa d'essayer, alors je suis venu au parc et je me suis mis à jouer. C'est vraiment amusant. C'est clairement plus difficile que ça en a l'air, mais on prend vite goût au jeu », explique-t-il.
Sidney a du mal à réaliser à quel point son entourage s'est mis à suivre la compétition. « Rien qu'hier, ma mère a passé près de deux heures à essayer de me convaincre que l'Argentine était la meilleure équipe qu'elle ait jamais vue jouer. Alors qu'avant ça, elle n'avait jamais vu un match de foot à part peut-être mes matchs. C'est juste magnifique de voir cela, tous ces nouveaux fans qui s'intéressent vraiment à ce sport », raconte-t-il.
« Allez, on se rassemble, en cercle ! Aujourd'hui, on va travailler plus particulièrement sur les corners et les coups francs », lance Kush Mansingh, l'entraîneur de ce groupe de niveau débutant proposé par l'association « Sons of Pitches ». « Il y a toujours eu beaucoup d'intérêt, mais cet été, on voit davantage de gens s'inscrire et se mettre à jouer. Beaucoup cherchent à mieux comprendre comment fonctionne ce sport. Et puis, se rassembler, regarder les matchs ensemble et aller jouer avant ou après un match de la Coupe du monde », observe-t-il.
Un sport qui n'est pas toujours très accessible, regrette Gabrielle Green, l'une des joueuses, qui a démarré le football en mars. « Je pense que le foot est sans doute l'un des sports les plus difficiles d'accès. Aux États-Unis, en tout cas, c'est un sport qui coûte cher, beaucoup plus cher que dans d'autres pays. Et puis, en termes de popularité, le football américain et le basket passent clairement avant. Du coup, c'est forcément plus compliqué de s'y mettre », souligne-t-elle. Certains Américains se demandent même quoi faire pour s'occuper une fois la Coupe du monde terminée.
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