Au Moyen-Orient, la Russie et la Chine travaillent discrètement à préserver leurs intérêts
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概要
La guerre continue au Moyen-Orient. Elle embrase toute la région et menace l’économie mondiale. Même si elles ne sont pas toutes impliquées directement, les grandes puissances travaillent à garder la situation sous contrôle et à défendre leurs intérêts.
La Russie par exemple a des liens importants avec l’Iran. C’est le régime iranien qui a fourni au départ à la Russie les drones qui pleuvent sur l’Ukraine. En échange, La Russie commerce avec l’Iran et fournit lui par exemple de l’aide humanitaire pour laquelle la république islamique l’a remerciée. Par ailleurs, l’Iran est un élément clé du corridor nord-sud imaginé par la Russie à la sortie de ce qu'elle considère comme sa zone d'influence exclusive, pour relier les pays frappés par les sanctions occidentales, jusqu’à déboucher vers l’Inde sans passer par l’Ouest. Pour l’instant, c’est encore un projet, et si c’est insuffisant pour apporter un véritable soutien militaire à l’Iran, c’est suffisant pour envoyer un message aux États-Unis.
Coup de fil Trump-PoutineEt même un double message. D'abord en fournissant du renseignement à l’Iran pour localiser et cibler des intérêts américains dans la région comme l’a révélé la presse américaine. Puis par une déclaration de Vladimir Poutine pour apporter son soutien indéfectible au nouveau guide iranien. Une double façon de dire à Washington qu’après s’en être pris à l’allié vénézuélien et les pressions sur Cuba, il faudrait peut-être prendre le temps de discuter un peu. Résultat : un premier coup de fil direct entre Donald Trump et Vladimir Poutine depuis plus de deux mois, à l’initiative du président américain précise le Kremlin. Et la proposition américaine d’alléger les sanctions contre le secteur pétrolier russe. C’est déjà le cas pour l’Inde qui est exemptée de sanctions. Pour les États-Unis, ce serait une façon d’alimenter les flux de pétrole mondiaux et de stabiliser les marchés. Cela ferait de la Russie l’un des principaux bénéficiaires financiers de la situation actuelle.
Bateaux chinoisLe pétrole, c’est vraiment le nerf de cette guerre. Surtout pour ceux qui n’en ont pas et qui doivent donc l’importer. C’est le cas de la Chine. Près de la moitié de ses importations d’hydrocarbures viennent du golfe. L’Iran a annoncé le blocage du détroit d'Ormuz pour les alliés d’Israël et des États-Unis, mais c’est un peu moins clair pour les autres pays. Des bateaux, peu nombreux, ont pu passer depuis le début de la guerre, et l’une des façons d’y parvenir, c‘est apparemment de signaler que l’équipage et le propriétaire sont chinois. Pékin a envoyé dans la région des émissaires pour tenter de négocier le passage de ses bateaux dans le détroit dans les deux sens, car il y a aussi la question des marchandises qu’elle exporte, notamment vers l'Iran.
Visite programméeTout cela se fait de manière subtile, à bas bruit. La Chine a aussi un autre moyen de pression : la prochaine visite de Donald Trump à Pékin. La Maison Blanche l’annonce pour le 31 mars, mais dans sa conférence de presse annuelle de dimanche dernier, le ministre chinois des Affaires étrangères Wang Yi s’est contenté d’évoquer des préparatifs et l’importance du respect mutuel entre les dirigeants. Cela signifie qu’il va falloir discuter sérieusement avant que Donald Trump obtienne ce qu’il souhaite, une relation directe entre dirigeants forts de grandes puissance. Un monde où les puissances moyennes ne sont que spectatrices.
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