Au Maroc, l'association Casamémoire retrace l'histoire sportive de Casablanca
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Au Maroc, l’association Casamémoire profite de la CAN pour organiser un mois de manifestations culturelles qui retracent l’histoire sportive de Casablanca. Exposition, conférences, projections, visites guidées : l'association qui défend le patrimoine architectural de la ville a décidé de mettre en lumière ces lieux qui font partie de la mémoire collective des habitants. Un programme riche qui s’étend du 15 décembre 2025 au 15 janvier 2026.
Casablanca, c’est d’abord le foot. « Le sport à Casablanca s'incarne physiquement dans les rues, notamment par ce derby casablancais du Wydad et du Raja qui a tendance à colorer certains quartiers : il y a des quartiers rouges et il y a des quartiers verts. Il faut attention à comment on s'habille, notamment les lendemains de match. Lors des derbys casablancais, toute la ville de Casablanca retient sa respiration. C'est d'autant plus le cas pour ceux qui vivent aux alentours du stade », explique Mahja Naït Barka, secrétaire générale de Casamémoire.
Le stade Mohammed V est « le temple du foot » marocain dont l’un des premiers clichés datant de 1955 s’affiche sur le mur de l’American Art Center. C’est ici que Casamémoire a installé son exposition sur le patrimoine sportif de Casablanca. Ces infrastructures ont contribué à façonner le visage de la ville. « Ces lieux sont aussi des repères. Quand on se déplace, par exemple en taxi, ils agrègent une certaine identité de quartier. Cela a quasiment une dimension, peut-être pas spirituelle, mais beaucoup plus ésotérique que quatre murs et un terrain d'athlétisme », estime la secrétaire générale de l'association.
À quelques rues de là se trouve l’un de ces lieux emblématiques du Maroc : « On se trouve à la porte du stade d'athlétisme la Casablancaise, qui a un petit côté suranné avec son bâtiment, sa typographie "Éducation physique" sur son fronton », décrit-elle. Une piste d’athlétisme fait face à un bâtiment aux lignes épurées, mais massif, presque grandiloquent. La Casablancaise a été construite entre 1936 et 1939, sous le protectorat français.
« La Casablancaise a ouvert ses portes aux athlètes marocains à partir des années 1960. Auparavant, c'était un espace qui était principalement réservé aux athlètes français. Ces lieux sont sortis de terre de la main et de l'esprit des architectes français au Maroc. Mais les Français ne sont pas repartis avec. Quand le protectorat s'est achevé, ils sont restés à Casablanca et ont vécu une autre vie. Les Casablancais se les sont réappropriés, les ont réinvestis. Parfois même, plusieurs décennies après, des architectes marocains s'en sont saisis », raconte Mahja Naït Barka. C’est le cas de la Casablancaise, réhabilitée et transformée par les architectes Nisrine Loubaris et Youssouf Bekkali.
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