Abonnés newsletter : pourquoi mon audience ne s'inscrit pas
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Ce matin, j'ai sorti mes vrais chiffres. 45 000 téléchargements sur le podcast, environ mille auditeurs par mois, et 144 abonnés à ma newsletter.
J'ai passé un an à courir après une visibilité que j'avais déjà.
Le constat fait mal, parce qu'il invalide une partie du travail des douze derniers mois. Depuis un an je publie plus, partout, en m'appuyant beaucoup sur l'intelligence artificielle pour tenir la cadence. La logique était simple : plus de gens me découvrent, plus de gens m'écoutent, plus de gens s'abonnent. La première moitié a marché. La seconde, non.
Le problème n'est donc pas en haut du tunnel. Il est au passage d'un étage à l'autre, entre l'oreille de celui qui m'écoute une heure et le moment où il donne son adresse mail.
Je commence par regarder ce que je fais déjà pour recruter. Il y a le quiz de profil, qui ramène du monde, mais dont les inscrits repartent avec leur plan d'action sans rester. Il y a l'autre chemin, plus lent et plus engageant, celui de la mention en fin d'épisode. Et au bout, un nombre d'abonnés qui monte très doucement, ou qui stagne.
Je m'applique alors ce que je dis à mes nageurs depuis des années. Quand quelqu'un stagne, ce n'est jamais un problème de personne, c'est que la méthode n'est pas adaptée. Aucune raison que ce soit différent pour ma newsletter.
Je repars donc de la cible : le nageur adulte, entre trente-cinq et soixante ans, qui veut comprendre pourquoi il stagne et sortir de son palier. Et j'assume le profil que je ne veux pas attirer, celui qui vient chercher un exercice gratuit et repart.
Puis je sépare deux problèmes que je confondais depuis le début. Faire venir des abonnés, et faire rester ceux qui sont là. Si les deux nombres s'annulent, le total ne bouge jamais, et c'est exactement ce que je constate.
Pour faire rester, une piste que je vais creuser : un calendrier éditorial en rotation, où chaque jour répond à une douleur différente. Assez rigide pour me soulager, assez souple pour que ça reste un plaisir.
Pour faire venir, je prends une décision dans l'épisode. J'arrête « si tu veux en savoir plus », parce que dans la tête de celui qui écoute, cette phrase annonce du travail en plus. Je la remplace par un rendez-vous daté : la douleur est nommée dans l'épisode, la solution part le lendemain à 19 h. Un sentiment d'urgence qui ne me transforme pas en marchand de tapis, et qui a un second effet sur l'écoute des premières vingt-quatre heures, celle que les algorithmes regardent.
Je termine par une piste que j'avais lancée puis abandonnée : un PDF à chaque épisode. Je ne saurai jamais pourquoi ça n'a pas marché, parce que je n'avais posé aucun indicateur. Ni téléchargements, ni clics, ni visites. C'est la seule leçon que j'en garde, et elle vaut pour tout le reste : quantifier.
Chaque matin, je pars marcher avec une question et j'enregistre d'un trait. Tu entends la pensée pendant qu'elle se fait, avec les hésitations et les demi-tours.
La newsletter : https://swimsmart.fr/osonsvendre
00:00 Mes vrais chiffres, et le gap que je découvre
04:17 Les deux portes vers ma newsletter, et pourquoi elles ne retiennent pas
09:22 Faire venir et faire rester sont deux problèmes différents
12:40 J'arrête « si tu veux en savoir plus »
Osons Vendre documente le passage de expert passionné à expert qui en vit. Les chiffres, les échecs et les arbitrages, sans filtre et sans posture.
Le podcast est sur Instagram : @osons_vendre