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2. En seconde ligne avec les Black Indians à la Nouvelle-Orléans

2. En seconde ligne avec les Black Indians à la Nouvelle-Orléans

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À la recherche du secret de ces mystérieuses enveloppes, Jack suit les rares indications que contient celle qui lui a été remise à Kinshasa. Il s'envole donc pour la Nouvelle-Orléans, et s'apprête à s'immerger dans la frénésie musicale de celle que l'on surnomme NOLA. Dans le quartier de Tremé, berceau de la musique afro-américaine, il remonte jusqu'à Congo Square, rencontre les Lost Bayou Ramblers et se retrouve embarqué dans la parade des Black Indians du Downtown Super Sunday... Dans le French Quarter, tout est matière à célébration Soixante heures après Kinshasa, Jack Souvant poursuit sa quête dans le French Quarter de la Nouvelle-Orléans. Balcons en fer forgé, architectures créoles et trompettes accrochées aux grilles dessinent le décor de cette deuxième étape du périple de Jack. Ville de Louis Armstrong, Jelly Roll Morton, Fats Domino ou Trombone Shorty, la musique est ici bien plus qu'un art. Et pour le comprendre, il part en quête de locuteurs français. Isabelle Jacopin, artiste peintre française installée à Royal Street depuis trente ans, lui explique les quelques spécificités de la ville. Car ici la liberté, la musique et les individus de tous horizons cohabitent et communiquent sans aucune restriction. "La musique est partout, jour et nuit [...], c'est une ville qui est très musicale. Tout est matière à célébration ici - y compris les enterrements." – Isabelle Jacopin, artiste peintre française. Congo Square, quartier Tremé : là où est née la musique afro-américaine Jack pourrait bien dénicher un indice en remontant l'histoire du Congo Square, jardin intégré au parc Louis Armstrong, dans le quartier Tremé, où conteurs et musiciens se chargent de le renseigner. Car au XVIIIe siècle, c'est à Congo Square que les esclaves bénéficiaient chaque dimanche de six heures de liberté. Ils en profitaient pour se rencontrer, chanter et danser... jusqu'à la vente par la France de la Louisiane aux Américains en 1803. Ensuite ? Silence forcé jusqu'à la libération des esclaves par Abraham Lincoln en 1863. De quoi considérer que c'est ici, à Congo Square, que la musique afro-américaine est née. "Cette musique de Nouvelle-Orléans, c'est le truc le plus démocratique au monde. C'est la démocratie pure. Tu es obligé de communiquer avec les autres, tu es obligé de faire avec les autres." – Jérôme, membre d'un brass band. Plus loin, Jack est interpellé par la mélodie entraînante d'un violon cajun. Au bout de l'archet ? Louis Michot, violoniste et chanteur des Lost Bayou Ramblers, deux fois récompensé aux Grammy Awards et défenseur de la langue française en Louisiane. "Notre musique fait du bien parce que la vie n'est pas facile. Les mélodies nous font du bien. Mais les paroles sont tristes." – Louis Michot, violoniste et chanteur des Lost Bayou Ramblers. Mais alors que Jack poursuit son immersion, il tombe par hasard sur une rue au nom évocateur : la Toulouse Street. Simple hasard ou clin d'œil de l'expéditeur des lettres anonymes ? Jack s'interroge. C'est alors qu'une poète de rue surgit de nulle part, et lui soumet quelques vers... Downtown Super Sunday : les Black Indians mènent leur guerre avec le fil et l'aiguille Dépourvu d'indices, Jack se contente de se laisser diriger par la musique. C'est là qu'intervient la parade du Downtown Super Sunday, réunissant les Black Indians. Ces Afro-Américains rendent hommage depuis l'époque coloniale aux tribus amérindiennes qui ont offert un refuge à leurs ancêtres en fuite. Ici, chaque costume est cousu à la main, tout au long de l'année. Et depuis Tootie Montana (légendaire chef de la tribu Yellow Pocahontas) la règle est simple : entre les tribus, la guerre se fait désormais avec le fil et l'aiguille, pas avec la violence. Mais pendant que tout le monde chante à l'unisson, que la fumée et les costumes des cavaliers urbains inondent les rues de la ville, Jack s'extirpe et se dirige vers l'aéroport... C'est en salle d'embarquement qu'il se rend compte que l'enveloppe censée contenir le poème concocté plus tôt dans la journée, abritait finalement un billet d'avion pour Québec. Et un mot : Littérature. Une série écrite et présentée par Jack Souvant, coréalisée par Simon Decreuze, d’après une idée originale de Guillaume Ajavon. Musique originale de Benjamin Moussay. En partenariat avec l’UNESCO et le Ministère de l’Europe et des Affaires Etrangères. Une coproduction France Médias Monde et Mairie de Toulouse. Merci à la ville de la Nouvelle-Orléans pour le soutien apporté dans la production de cet épisode.
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