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Élections en Hongrie: 80% des médias votent Orban

Élections en Hongrie: 80% des médias votent Orban

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概要

À une semaine des élections législatives en Hongrie, le 12 avril 2026, retour sur la mainmise de Viktor Orban sur les médias hongrois et les menaces qui pèsent sur les journaux et les sites indépendants. Contrairement à Vladimir Poutine, Viktor Orban n’emprisonne pas et ne fait pas assassiner les journalistes. En Hongrie, la liberté d’expression reste formellement préservée, et c’est là la principale différence avec la Russie. Pourtant, sur le fond, les méthodes employées pour contrôler les médias présentent des similitudes inquiétantes. Les organes d’information indépendants se raréfient dans le pays, où près de 80 % du paysage médiatique est désormais sous contrôle du gouvernement, selon Reporters sans frontières. Ce contrôle s’exerce de deux manières : directement, par une mainmise sur l’audiovisuel public, mise en place dès le retour au pouvoir d’Orban en 2010, et indirectement, par l’intermédiaire d’oligarques proches de son parti, le Fidesz. Parmi eux, Miklos Vaszily, qui a racheté l’an dernier l’un des plus grands journaux populaires du pays, le tabloïd Blikk. Via son groupe Indamedia, cet homme d’affaires avait déjà pris le contrôle, en 2020, du site indépendant Index. Avant leur rachat, ces deux médias enquêtaient encore sur les affaires de corruption impliquant le pouvoir. Miklos Vaszily joue également un rôle central au sein de la fondation Kesma, une structure pro-gouvernementale qui regroupe quelque 500 médias, soit rachetés, soit ralliés. Comment Viktor Orban parvient-il à verrouiller à ce point le paysage médiatique hongrois ? Le processus repose d’abord sur la nomination de fidèles aux postes clés des médias publics. Ces derniers relaient alors la propagande du gouvernement, qu’il s’agisse de positions pro-russes sur la guerre en Ukraine ou de critiques contre une Union européenne présentée comme favorable aux migrants. Autre levier : l’assèchement des recettes publicitaires. L’État et les entreprises sous influence gouvernementale sont incités à cesser leurs investissements dans les médias critiques, les privant de ressources vitales. Le site Index a ainsi été contraint de changer de mains. L’avenir des médias indépendants en Hongrie semble suspendu aux résultats des prochaines élections Le pouvoir n’hésite pas non plus à user de méthodes plus radicales. En 2021, la radio indépendante Klubradio s’est vue retirer sa fréquence, une décision condamnée par la Cour de justice européenne. Par ailleurs, une « autorité de protection de la souveraineté » a été créée pour harceler et discréditer les voix dissidentes. Ces pressions s’inscrivent dans une stratégie plus large de musellement de la presse, qui rappelle les méthodes autoritaires observées ailleurs. L’avenir des médias indépendants en Hongrie semble désormais suspendu aux résultats des prochaines élections. Magyar Hang, le deuxième hebdomadaire politique du pays, a d’ores et déjà annoncé son intention de s’exiler, à l’instar des médias russes critiques envers le Kremlin, si Viktor Orban remporte un cinquième mandat consécutif. Une telle victoire, jugée probable selon les sondages, pourrait déclencher une véritable « vendetta » contre les journaux dissidents. En février dernier, le Premier ministre hongrois avait en effet promis de « faire le ménage » et de s’en prendre aux « journalistes vendus à l'influence étrangère ». Des propos qui rappellent ceux de Vladimir Poutine contre les « agents de l’étranger » ou ceux de Donald Trump qualifiant les journalistes de « corrompus » et d’« ennemis du peuple ». Viktor Orban, qui admire ouvertement ces deux dirigeants, dispose d’outils pour aller encore plus loin dans la répression. La Hongrie est en effet le seul État européen à avoir acquis le logiciel espion Pegasus, utilisé pour surveiller les sources des journalistes et les intimider. Une dérive qui alarme les défenseurs de la liberté de la presse, alors que le pays s’enfonce un peu plus dans un modèle où l’information est étroitement contrôlée. À lire aussiÉlections en Hongrie: la campagne marquée par des soupçons d’ingérences étrangères en faveur d'Orban
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