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À la Une: menace américaine sur le Groenland

À la Une: menace américaine sur le Groenland

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Parmi les prochaines cibles potentielles de Donald Trump : le Groenland. « Donald Trump étudie "plusieurs options" pour acquérir le territoire autonome qui appartient au Danemark, y compris "utiliser l’armée". C’est ce qu’a déclaré sa porte-parole hier, de quoi attiser encore l’inquiétude en Europe sur le sort de l’île arctique », pointe Le Figaro à Paris. (…) La France et plusieurs pays européens ont publié une déclaration commune hier pour apporter leur soutien au pays dirigé par Mette Frederiksen. Une rencontre avec le secrétaire d’État américain Marco Rubio a par ailleurs été sollicitée par le Groenland et le Danemark afin de "dissiper certains malentendus". » Coup de bluff ? Le Danemark est membre de l’Otan, rappelle pour sa part le Washington Post. Et « la raison d’être de l’Otan est de garantir la protection mutuelle de ses membres contre toute invasion. L’Alliance atlantique prendrait fin si son membre le plus puissant envahissait un pays plus faible. Menacer de ne pas venir en aide à un pays qui profite indûment de l'alliance est une chose, mais l’attaquer en est une autre. » Alors, est-ce un coup de bluff ?, s’interroge le Washington Post : « Donald Trump croit peut-être pouvoir effrayer le Danemark et lui faire croire qu’il est suffisamment fou pour s’emparer du Groenland, afin que ce dernier accepte de le vendre. » En tout cas, « l’année dernière, rappelle le Post, Trump avait renoncé à ses menaces concernant le Groenland lorsque les conséquences négatives étaient devenues plus évidentes, et il fera probablement de même prochainement. » Le Wall Street Journal est sur la même ligne : « Les menaces d’invasion ne sont probablement que des fanfaronnades trumpiennes visant à déclencher des négociations pour l’achat de l’île ou, à terme, un renforcement de la présence américaine. Mais même l’évocation du recours à la force nuit aux intérêts américains outre-Atlantique. » Les Européens doivent réagir En effet, « une telle menace est inadmissible, renchérit Le Monde à Paris. Une annexion par la force du Groenland porterait un coup fatal à l’Otan, elle viderait de sa substance l’article 5 de la charte, selon lequel une attaque contre un membre de l’organisation est une attaque contre tous et oblige à la solidarité. Il s’agirait d’une victoire éclatante offerte à la Russie de Vladimir Poutine par les États-Unis de Donald Trump. Sans que cela coûte le moindre drone à Moscou. » Et Le Monde de hausser le ton : « La récurrence des menaces et des insultes américaines a plongé jusqu’à présent les pays européens dans une sorte d’hébétude. Il est temps d’en sortir. (…). Le bilan d’un an de courbettes toujours plus humiliantes plaide désormais pour une plus grande fermeté, le seul langage que comprend Donald Trump. Les Européens doivent s’appuyer sur les alliés qu’ils comptent toujours au Congrès des États-Unis et sur une opinion publique américaine très majoritairement attachée à la relation transatlantique pour restaurer un peu de bon sens. Il y va de l’intérêt de tous. » Que se passe-t-il dans la tête de Trump ? « Ce différend a quelque chose de surréaliste, à peine croyable il y a quelques années », s’exclame le Times à Londres. « Mais il faut le prendre au sérieux, pointe le quotidien britannique. (…) Le Groenland n’est pas le Venezuela. Renverser un dictateur corrompu qui a poussé son peuple à fuir en masse est très différent de s'emparer du territoire d’un allié démocratique. L’administration Trump est en droit de poursuivre ses ambitions au Groenland par la voie diplomatique. Elle n’est pas en droit de le faire par la force, ni même par la menace implicite de son utilisation. » Enfin, « que se passe-t-il dans la tête de Trump ?, s’interroge le Guardian. Une interprétation bienveillante serait qu’en matière de guerre et de paix, il n’aurait aucune idée de ce qu’il fait – aucune stratégie, aucune piste – et qu’il improviserait sa politique au fur et à mesure, en fonction de son humeur. Une autre interprétation, plus inquiétante, serait qu’il sache parfaitement ce qu’il fait, et que le pire soit à venir. (…) Son "succès" au Venezuela pourrait l’inciter à commettre des actes encore plus outranciers et insensés, s’inquiète encore le Guardian. Tel Marc-Antoine sans la toge ni la raison, il se pavane, crie au chaos et déchaîne les enfers. »
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