À la Une: les questions posées par l'intervention américaine au Venezuela
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Les journaux, américains notamment, posent d’abord la question de la légalité de l’intervention américaine au Venezuela. « L’extraction de Maduro a-t-elle violé le droit international ? » se demande le New York Times, qui pointe la singularité de la situation : « La plupart du temps, lorsque les États-Unis utilisent la force à l’étranger sans l’approbation de l’ONU (…) ils le font avec la permission du gouvernement hôte et en invoquant la légitime défense ». Ce qui n’est pas le cas ici, mais cela ne devrait pas changer grand-chose sur le plan de la légalité de l’intervention américaine. C’est en tout cas le point de vue du Washington Post, selon lequel « la capture de Maduro est peut-être illégale, mais cela n’aura probablement aucune incidence devant les tribunaux américains ».
« Poutinisation »Le Washington Post relaie par ailleurs les critiques les plus vives aux États-Unis. Notamment celles du sénateur démocrate Marc Warner, qui a ainsi déclaré : « Si les États-Unis s’arrogent le droit d’utiliser la force militaire pour envahir et capturer des dirigeants étrangers qu’ils accusent de crimes, qu’est-ce qui empêche la Chine de revendiquer la même autorité sur les dirigeants taïwanais ? Qu’est-ce qui empêche Vladimir Poutine d’invoquer une justification similaire pour enlever le président ukrainien ? ». L’intervention américaine est aussi assez largement critiquée en Europe… C’est ainsi que le Guardian parle de « Poutinisation de la politique étrangère américaine ». « Trump ne se contente pas d’enfreindre les règles », estime le quotidien britannique, « il les bafoue, avec des conséquences qui dépassent largement les frontières du Venezuela ».
Le Venezuela où le journal El Mundo critique, lui aussi, l'intervention américaine. Une critique tout en nuances : « L’enjeu fondamental n’est pas la légitimité de cette opération (…) estime El Mundo, mais ce qu’elle révèle du monde qui se dessine. Un monde où le pouvoir s’exerce sans cadre normatif universel, où les grandes puissances testent les limites d’un système sans arbitre, et où le droit international (…) renonce à l’ambition de devenir le principe organisateur de la politique mondiale ».
BrutalitéLe quotidien français le Monde complète ainsi cette analyse : « À peine commencée, l’année 2026 promet de redessiner encore plus profondément l’ordre mondial, déjà sérieusement chamboulé depuis le retour aux affaires de Donald Trump en janvier 2025. Avec pour principale boussole, la perspective de gigantesques profits »… En France toujours, le journal en ligne Médiapart n’hésite pas à parler de « coup d’État » et « d’une politique d’ingérence brutale ». Même condamnation du côté de Libération. « Opération spectaculaire, message brutal au reste du monde. La capture de Nicolas Maduro par Washington en ce début d’année assume une diplomatie de la force et des intérêts pétroliers », remarque le quotidien, qui s’interroge : « Le canal de Panama, le Groenland et l’Iran seront-ils "les prochaines cibles" de Donald Trump ? »