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À la Une: les Européens disent non à Trump

À la Une: les Européens disent non à Trump

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概要

« Hors de question d’être pris au piège dans la guerre que mènent les États-Unis et Israël contre l’Iran, s’exclame Le Monde à Paris. C’est en résumé l’état d’esprit des capitales européennes après la demande, avant-hier, de Donald Trump à ses alliés européens et asiatiques, de venir l’aider à rétablir la circulation maritime dans le détroit d’Ormuz. Détroit bloqué par la République islamique en réplique aux bombardements des États-Unis et d’Israël. » « En effet, peste El Pais à Madrid, il s’agit d’une guerre que l’Europe n’a pas déclenchée, que ses citoyens et ses gouvernements rejettent massivement, et qui nuit à son économie, du simple fait du caprice du président américain. (…) L’Europe n’a pas abandonné Trump. C’est Trump qui a décidé d’agir ainsi. Il doit maintenant en assumer les conséquences, s’exclame le quotidien espagnol. Au lieu de s’entêter et de menacer ses alliés, il doit immédiatement trouver une issue à un conflit qui échappe à tout contrôle ». Pas de stratégie… Le New York Times s’en prend vertement à Donald Trump, empêtré dans ce conflit : « il a déclenché une guerre contre l’Iran sans expliquer sa stratégie au peuple américain ni au reste du monde. Il apparaît désormais qu’il n’avait peut-être aucune stratégie du tout ». En effet, précise le quotidien américain, « près de trois semaines après le début du conflit, Donald Trump ne semble toujours pas avoir de plan concret pour renverser le régime iranien, un objectif qu’il avait pourtant déclaré vouloir atteindre. Si son but est plus modeste, comme la saisie des matières nucléaires iraniennes, il n’a proposé aucune idée crédible pour y parvenir. De plus, pointe encore le New York Times, il n’a pas anticipé l’effet secondaire prévisible d’une guerre au Moyen-Orient : la perturbation des approvisionnements pétroliers, entraînant une flambée des prix et fragilisant l’économie mondiale ». La victoire ? Quelle victoire ? Comment sortir de ce bourbier ? Pour le Washington Post, plutôt que de poursuivre la guerre, « il serait peut-être plus judicieux de déclarer la victoire et de se retirer. Les Iraniens n’auraient aucun prétexte crédible pour poursuivre leurs attaques dans le Golfe une fois les bombardements terminés. Et déclarer la victoire ne serait pas un mensonge, affirme encore le quotidien américain. Trump a effectivement infligé un préjudice considérable au régime iranien. Son arsenal balistique a diminué de plus de 90 %. Et son guide suprême est mort ». Peut-être, mais l’objectif voulu par les Israéliens de renverser le régime des mollahs tomberait à l’eau… D’ailleurs, le même Washington Post révèle que les services secrets américains constatent qu’en fait le régime iranien a consolidé son pouvoir : « malgré les frappes aériennes dévastatrices, les services constatent un pouvoir à Téhéran certes affaibli mais plus intransigeant, soutenu par les puissantes forces de sécurité du Corps des gardiens de la révolution islamique ». En fait, rien de nouveau… « Ce renforcement du pouvoir en place en Iran était prévu, affirment encore les renseignements américains. On l’avait fait savoir à Donald Trump. » Qui n’en a tenu aucun compte… Les scénarios probables… Comment sortir de ce bourbier ? « Au 17e jour de guerre, tous les scénarios sont encore possibles, relève Le Figaro à Paris. Et d’abord celui qui, selon les analystes, est considéré comme le pire ou comme le meilleur : celui d’un arrêt des combats. Ceux qui le considèrent comme le pire soulignent qu’il permettrait au régime des mollahs de se maintenir au pouvoir. Les diplomaties européennes et arabes, qui l’appellent de leurs vœux, disent qu’il éviterait le "chaos" et l’"escalade régionale" ». Autre scénario, toujours d’après Le Figaro : « la chute du régime », mais on n’en prend pas le chemin, sauf surprise… « Personne n’avait prévu celle de Bachar el-Assad, en Syrie ». Et « entre ces deux scénarios, les experts envisagent d’autres chemins plus ou moins chaotiques, relève encore le quotidien français. D’un enlisement des Américains avec engagement de forces sur le terrain à une reprise des négociations avec un régime très affaibli en passant par une situation de guerre civile. Dans tous les cas de figure, conclut Le Figaro, cette nouvelle guerre annonce d’ores et déjà une transformation majeure du Moyen-Orient ».
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