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À la Une: le duel entre les États-Unis et la Chine

À la Une: le duel entre les États-Unis et la Chine

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« Avec le Venezuela, Donald Trump n’en est peut-être qu’à ses débuts, constate Le Temps à Genève. Qui dit que demain il ne conquerra pas le Groenland, Cuba et la Colombie ? Les dégâts occasionnés par l’interventionnisme états-unien en Amérique latine (Chili, Guatemala, Nicaragua, Brésil, Bolivie, etc.) auraient dû servir de leçon. Mais à quoi sert l’Histoire aux yeux de Donald Trump si ce n’est à fantasmer un passé glorieux imaginaire ? » Et « qui sait si Trump ne va pas remettre à nouveau sur le tapis l’annexion du Canada ? », s’exclame El Pais à Madrid. « Bien que tout cela puisse paraître insensé, il y a une certaine logique. Et tout pourrait se résumer à un seul mot : la Chine », pointe le quotidien espagnol. La logique trumpienne de concurrence avec la Chine En effet, constate El Pais, « le grand duel du XXIe siècle se joue entre les États-Unis et la Chine. Pékin ne se contente pas de la construction de son initiative “la Ceinture et la Route“ (la nouvelle route de la soie) ni de ses exercices militaires constants à Taïwan, le pays étend également son influence en Amérique latine. En mai dernier, rappelle El Pais, Xi Jinping avait tendu la main aux pays de la région, se présentant comme une alternative à “l’unilatéralisme et au protectionnisme“ de Trump. La Chine est devenue le deuxième partenaire commercial de l’Amérique latine, après les États-Unis. Et pour plusieurs pays, comme le Brésil, le Chili et le Pérou, elle est déjà le premier. (…) Tout cela s’inscrit (donc) dans une logique trumpienne de concurrence avec Pékin, relève encore le quotidien espagnol. L’enlèvement de Nicolas Maduro est en fin de compte un message codé adressé à Xi Jinping : le “siècle américain“ n’est pas mort, il a simplement changé de cap. En bafouant le droit international pour “nettoyer son voisinage“, Trump trace une ligne rouge, pointe El Pais. Dans ce nouvel ordre mondial, les ressources stratégiques des autres pays deviennent le butin d’une guerre froide qui s’intensifie déjà. Et seuls les pays dotés de l’arme nucléaire peuvent se permettre le luxe de la souveraineté nationale. » Les Européens tétanisés Et l’Union européenne dans tout cela ? « Les réactions de l’UE ont jusqu’ici été assez tièdes, constate le Soir à Bruxelles. Sur l’opération américaine au Venezuela d’abord, mais même sur les menaces d’annexion du Groenland. » Il faut dire, poursuit le quotidien belge, que « l’Union européenne est coincée. Coincée dans sa dépendance militaire aux États-Unis. Coincée en pleine négociation pour une éventuelle sortie de conflit en Ukraine. Une réunion de la coalition des volontaires, avec 35 pays dont les États-Unis, est prévue ce mardi à Paris. Or “sans les États-Unis, pas de garantie de sécurité", résume un responsable européen. Coincée aussi dans d’importantes dépendances économiques, notamment pour la technologie et le numérique. » Alors, conclut le Soir, « Washington profite d’un avantage économique, militaire et d’une prise de décision plus centralisée. L’Europe a pour autant une force de frappe, à condition qu’elle cesse de se voiler la face. » Attention, prévient pour sa part Le Figaro à Paris, avec les menaces qui pèsent sur le Groenland, « le défi est donc pour l’Europe. Jusqu’ici, Macron, Starmer ou Merz font mine de regarder ailleurs. Mais l’heure de vérité approche : après les droits de douane unilatéraux, après la mise au pas de l’Otan, c’est le test ultime de la vassalisation de l’Europe. Elle peut plier ou rompre, à divers sens du terme. » Vers un conflit généralisé ? Enfin, ce constat plus large et pour le moins désabusé, à lire dans le New York Times : « Nous peinons déjà à maintenir l’ordre mondial lorsque seuls trois des cinq membres permanents du Conseil de sécurité — les États-Unis, le Royaume-Uni et la France — respectent la Charte des Nations Unies et le droit international. Mais si les États-Unis adoptent l’approche de la Russie et de la Chine en matière de conflits armés et de relations internationales, alors le consensus occidental d’après-guerre sera véritablement mort. » Et le New York Times de prévenir : « La véritable norme internationale est que lorsque les forts dominent les faibles, les faibles essaient de devenir forts. Cela peut signifier des alliances avec des ennemis. Cela peut signifier un réarmement mondial. Cela peut signifier une prolifération nucléaire. Cela peut aussi signifier qu’un monde insensé subisse une fois de plus le prix exorbitant de l’oubli de ce que signifie la guerre entre grandes puissances. »
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