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À la Une: la santé, parent pauvre des politiques publiques

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C’est un témoignage qui a fait vendredi 7 août les gros titres des journaux télé en France : une dame de 85 ans, « hospitalisée six jours sur un brancard aux urgences d’Orléans, et qui dénonce "un enfer" », explique Libération. Elle s’appelle Nino-Anne Dupieux, retraitée, ex-adjointe au maire d’Orléans (dans le centre de la France), et a été hospitalisée le 18 juillet dernier pour une hémorragie. Elle a donc passé six jours sur un brancard : « Voici un hôpital sans chambre pour moi, sans lit, sans possibilité d’anesthésie pour des examens douloureux, et d'ailleurs, ajoute-t-elle, sans possibilité d’anesthésie dans son service des urgences où atterrissent des traumatisés de toutes sortes. » Nino-Anne Dupieux « apprendra par la suite que des chambres étaient disponibles, mais fermées à cause d’un manque de personnel », précise Libération. Elle remercie toutefois tout le personnel soignant : Ils ont « agi comme des "anges", lors de son séjour infernal », dit-elle. Finalement, la vieille dame « a mis fin à son hospitalisation contre l’avis défavorable des médecins, après avoir signé une décharge pour retourner à son domicile ». Le syndicat CGT parle de « situation catastrophique dans tous les services de l'établissement ». Pour sa défense, la direction de l’hôpital annonce « la réouverture de 42 lits, entre septembre et novembre prochain ». Du wifi mais pas de télé dans les hôpitaux québécois Au Québec, c’est une mesure d’économie contestée que rapporte le journal Le Devoir. Il s’agit de la disparition des téléviseurs dans les chambres de certains hôpitaux, où la connexion wifi remplace désormais la télé. Une décision que « dénoncent les comités d’usagers », explique Le Devoir. Selon eux, « cette situation pénalise surtout les aînés et les personnes vulnérables qui ne possèdent ni téléphone intelligent ni tablette ». Pierre Hurteau, le président de l’un de ces comités d'usagers, s’exclame ainsi : « Si vous n’avez pas de télévision, qu’est-ce que vous faites ? Vous regardez les murs et vous pensez à vos bobos. Et il y a des gens qui n’ont presque jamais de visite. » Certains hôpitaux font toutefois des efforts, « prêtent des tablettes » et d’autres signalent que « des téléviseurs demeurent accessibles dans les espaces communs ». Mais Santé Québec, le service public de la santé, ne semble pas très sensible aux arguments des usagers mécontents. « Nous sommes conscients, explique ce service, que l’accès à des divertissements peut rendre le séjour plus confortable et agréable. Toutefois notre mission première est d’assurer des soins de santé de qualité et sécuritaires ». Menace sur la santé mentale En Angleterre, ce sont des coupes budgétaires dans le domaine de la santé mentale qui font réagir. « Des millions d’adultes et d’enfants en Angleterre risquent d’être contraints d’attendre plus longtemps pour obtenir des soins de santé mentale, lit-on dans le Guardian. Car plus des deux tiers des prestataires du NHS (le service de santé publique britannique) prévoient de réduire leurs services et la moitié devraient supprimer des emplois. » Le quotidien britannique détaille les services qui seront directement touchés : « Les soins de santé mentale pour enfants et adolescents, les thérapies par la parole, le soutien aux toxicomanes, l’aide aux adultes en situation de crise ou encore les programmes destinés aux minorités ethniques et aux groupes à faibles revenus. » Certes, le nouveau Premier ministre Andy Burnham a promis cette semaine « de créer un réseau de près de 200 centres de santé mentale communautaires et de services d’urgences psychiatriques d’ici 2029 ». Mais cette promesse laisse sceptiques « les associations caritatives œuvrant dans le domaine de la santé ». Elles soulignent que « si les financements alloués au personnel et aux services sont réduits, des améliorations significatives des soins seront "impossibles" ». À lire aussiSanté mentale : un enjeu majeur pour l’Union européenne
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