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À la Une: la multiplication des attaques contre les installations énergétiques du Golfe

À la Une: la multiplication des attaques contre les installations énergétiques du Golfe

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概要

La guerre contre l’Iran menée par les États-Unis et Israël est entrée dans une nouvelle dimension ces derniers jours. En effet, pointe le Wall Street Journal, « l’escalade des attaques contre les infrastructures pétrolières et gazières du golfe Persique fait entrer cette guerre dans une nouvelle phase dangereuse qui menace d’aggraver la crise des approvisionnements énergétiques mondiaux ». Et le quotidien financier américain de préciser qu’ « Israël a frappé hier le joyau de l’industrie énergétique iranienne : le gisement gazier géant de South Pars, partagé entre l’Iran et le Qatar et de loin le plus important au monde. En représailles, l’Iran a mené deux attaques contre un important centre de triage gazier au Qatar, de l’autre côté du Golfe, et une salve de missiles sur Riyad, la capitale saoudienne, dont des débris ont atterri près d’une raffinerie ». Le Wall Street Journal affirme aussi que « Donald Trump a été informé à l’avance de la frappe israélienne sur South Pars et l’aurait approuvée, à la façon d’un avertissement signifié à Téhéran sur le blocus du détroit d’Ormuz ». Le cours du pétrole toujours plus haut… Reste que cette escalade pourrait bouleverser encore plus les échanges mondiaux de pétrole et de gaz… Toujours d’après le Wall Street Journal, « après l’attaque de South Pars, l’Iran a interrompu ses livraisons de gaz à l’Irak et les approvisionnements vers la Turquie pourraient être menacés. Ce qui pourrait entraîner des pénuries d’approvisionnement sur les marchés mondiaux ». Déjà « aux États-Unis, le prix moyen du carburant a augmenté de 20 % depuis le début de la guerre, constate Haaretz à Tel Aviv. Une hausse spectaculaire survenue précisément pendant les vacances de printemps, période où de nombreux Américains voyagent. Pour Trump, c’est une catastrophe politique, pointe le quotidien israélien. Le prix des carburants est un indicateur extrêmement sensible, surtout à l’approche des élections de mi-mandat, et particulièrement lorsque les électeurs – y compris les républicains – sont pour le moins mécontents de sa politique économique ». Vers une intervention terrestre ? Alors, « comment sortir du bourbier iranien ? », s’interroge le New York Times. Pour l’instant, l’escalade semble incontrôlable… et on assiste à une forme de fuite en avant… « Trump pourrait tenter de se sortir d’affaire en intensifiant les tensions », affirme le quotidien américain. Avec le déploiement de troupes au sol… En effet, rapporte le journal, « Trump a ordonné le déploiement de la 31e unité expéditionnaire des Marines depuis l’Indo-Pacifique, et l’une des possibles missions de ces quelque 2500 Marines serait la prise de l’île de Kharg, qui abrite une grande partie de l’industrie pétrolière iranienne. (…) Une autre option, poursuit le New York Times, consisterait pour les Marines à s’emparer de plusieurs îles contrôlées par l’Iran dans le détroit d’Ormuz afin de maintenir le passage ouvert. Mais, s’interroge le quotidien américain, si les Marines parvenaient à conquérir des portions de territoire iranien, que se passerait-il ensuite ? Si l’Iran ne cédait pas, les Marines continueraient-ils d’occuper le territoire iranien mois après mois, subissant des pertes causées par les missiles et les drones iraniens ? (…) Persister dans cette guerre vouée à l’échec risque de nous enfoncer encore davantage dans ce bourbier, soupire le New York Times. On a l’impression de revivre l’année 1965, lorsque Lyndon Johnson, face au fiasco de l’intervention américaine au Vietnam, a pourtant décidé d’intensifier la guerre ». L’Europe sous pression En fait, soupire le Guardian à Londres, « les États-Unis n’ont plus la moindre maîtrise du déroulement et du calendrier de cette guerre – les répliques iraniennes l’ont clairement démontré. Négocier un accord de bonne foi par des voies détournées et instaurer un cessez-le-feu unilatéral sera bien difficile, l’Iran n’ayant manifesté aucune volonté en ce sens ». Et pour leur part, pointe encore le Guardian, « les gouvernements européens peuvent avoir confiance en leur décision de ne pas s’impliquer dans le conflit, sauf pour soutenir la recherche d’un règlement négocié ». Certes, pointe Le Figaro à Paris, « les dirigeants européens n’ont aucune raison de venir en aide aux États-Unis et à Israël dans leur guerre contre l’Iran. Ils ne l’ont pas voulue et n’en ont pas été informés ». Mais après les pressions exercées par Trump pour s’engager à ses côtés, et « si les difficultés s’accumulent face à l’Iran, l’Europe en sera d’autant plus tenue pour responsable ». Et l’existence même de l’Otan pourrait être remise en cause. Et Le Figaro de conclure : « touchée mais pas ...
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