『À la Une: la guerre sans fin contre le narcotrafic au Mexique』のカバーアート

À la Une: la guerre sans fin contre le narcotrafic au Mexique

À la Une: la guerre sans fin contre le narcotrafic au Mexique

無料で聴く

ポッドキャストの詳細を見る

概要

« Qui sera le prochain chef du cartel de Jalisco ? » : question posée par le Times à Londres. « Le Cartel de Jalisco Nouvelle Génération, qui se fait appeler "La Compagnie", figure parmi les organisations criminelles les plus puissantes au monde. Véritable empire du trafic de drogue et de l’extorsion, ce cartel dispose d’un patrimoine estimé à 50 milliards de dollars et d’une armée privée. Et, depuis dimanche dernier, il n’a plus de chef, pointe le quotidien britannique. L’élimination par les forces de sécurité mexicaines, lors d’une opération conjointe avec les services de renseignement américains, de l’homme le plus recherché du pays, Nemesio Oseguera Cervantes, dit El Mencho, a été saluée à Mexico et à Washington comme une victoire importante dans la lutte contre le crime organisé. » Seulement voilà… Qui va lui succéder, s’interroge le Times. « L’assassinat d’El Mencho a créé un vide et fait craindre un bain de sang ». Et maintenant ? Déjà, relève Le Monde à Paris, « la mort d’El Mencho a provoqué une flambée de violence inouïe à travers une grande partie du pays. En réaction à cette élimination, des blocages et des exactions ont eu lieu dans huit États fédérés. Des fusillades ont fait des dizaines de morts, tant du côté des forces fédérales que des criminels, tandis que Guadalajara, la deuxième ville du pays, s’est soudainement transformée en ville fantôme pendant plusieurs heures ». Et maintenant que va-t-il se passer ? « L’histoire récente, rappelle Le Monde, montre que l’élimination d’un baron ne met pas fin à la violence. Depuis le début de la "guerre contre la drogue" au Mexique, en 2006, plusieurs leaders ont été neutralisés ». Mais leurs organisations continuent « de fonctionner et de générer une violence plus ou moins diffuse. (…) Autrement dit, la "décapitation" des groupes criminels n’a pas abouti à la pacification promise ni à un ralentissement substantiel du narcotrafic. L’élimination d’El Mencho porte indubitablement un coup dur aux réseaux de commandement de son cartel, mais, prévient Le Monde, cette victoire tactique risque d’être sans lendemain si elle ne s’accompagne pas d’une intensification de la lutte contre les réseaux financiers, logistiques et de collusion institutionnelle. La présidente du Mexique Claudia Sheinbaum a commencé à s’y atteler, mais d’énormes progrès restent à accomplir ». À quand un vrai État de droit ? En fait, soupire El Pais à Madrid, « poursuivre, arrêter ou (même) exécuter les barons de la drogue restera vain tant que le Mexique sera privé d’un véritable État de droit ». Et le quotidien espagnol de dénoncer les réformes judiciaires menées par Carla Sheinbaum et son prédécesseur Manuel Andres Lopez Obrador qui ont finalement abouti à la paralysie des juridictions censées « lutter contre la corruption endémique dans le pays ou contrôler les transactions financières des différents groupes criminels et des politiciens qui les protègent. (…) Il faut instaurer un véritable État de droit, martèle El Pais, avec des juges capables de poursuivre et de condamner en toute transparence tous les maillons qui soutiennent et alimentent les réseaux criminels ». Et au-delà des politiques internes, souligne El Espectador, en Colombie, « le Mexique démontre aujourd’hui combien il est difficile de lutter contre le trafic de drogue sans une politique internationale en la matière ». Et le Mondial ? Enfin cette interrogation : quid de la Coupe du monde de football, dont le Mexique doit accueillir 13 rencontres, dans moins de trois mois ? « La situation commence à soulever des inquiétudes quant à la sécurité de la compétition », relève Libération à Paris. La Fifa et les autorités mexicaines se veulent rassurantes. Les autorités mexicaines qui « comptent sur un large attirail sécuritaire pour assurer l’encadrement des matchs, entre drones, utilisation de l’intelligence artificielle, caméras de surveillance et voitures blindées (…). Une sécurité qui devra également être assurée aux États-Unis et au Canada, les deux autres pays hôtes du tournoi, pointe encore Libération. Car la situation au Mexique n’est pas la seule raison qui interroge sur le déroulement de la Coupe du monde, alors que les appels au boycott se multiplient aux États-Unis, en contestation de la politique de Donald Trump et des récentes opérations de sa police fédérale de l’immigration ».
まだレビューはありません