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À la Une: l’embrasement au Moyen-Orient

À la Une: l’embrasement au Moyen-Orient

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概要

« En l’espace de 3 jours, constate le Washington Post, le conflit iranien s’est étendu bien au-delà des cibles initiales en Iran pour menacer quelque 300 millions de civils dans plus d’une douzaine de pays. (…) Missiles et drones ont été lancés vers les capitales du golfe Persique. Des hôtels et des immeubles d’habitation aux Émirats arabes unis ont été touchés. Israël a bombardé des positions du Hezbollah au Liban. Des milices alignées sur Téhéran ont revendiqué des frappes de la Méditerranée à la mer Rouge. À Chypre, des explosions ont retenti avant-hier sur une base britannique, faisant de ce pays le premier en Europe à être touché. » Libération à Paris s’interroge : « Et si l’opération militaire lancée sur l’Iran par Donald Trump et Benyamin Nétanyahou devenait hors de contrôle ? Les deux leaders ont entrepris de redessiner la carte du monde en fonction de leurs intérêts, sans aucune concertation avec le reste de la communauté internationale et au mépris total des règles du droit. Et on en voit le résultat aujourd’hui, pointe Libération : au fil des jours, le conflit s’étend, menaçant de s’internationaliser. Certes, en éliminant samedi Ali Khamenei, le Guide suprême iranien, les deux hommes ont débarrassé la planète d’un tyran sanguinaire qui opprimait son peuple et tirait bon nombre de ficelles du terrorisme mondial. Mais, s’interroge encore Libération, ont-ils bien mesuré les risques de chaos local, régional voire international que cela pouvait engendrer ? Le risque d’embrasement d’un monde en surchauffe où la moindre étincelle peut se révéler fatale ? » Trump prend le plus grand risque de sa présidence… « En Iran, Donald Trump a rompu avec quarante-cinq ans de prudence, relève pour sa part Le Figaro. Depuis 1979, tous ses prédécesseurs ont été tentés d’abattre le régime antiaméricain de Téhéran. Tous se sont ravisés face au risque d’une telle entreprise… Pas Donald Trump, qui a mis le doigt dans un dangereux engrenage. Décapité au premier jour de la guerre, le régime des mollahs est loin de s’avouer vaincu. Obsédé par sa survie, préparant l’affrontement depuis des décennies, il fait monter les enchères, pointe encore Le Figaro, et mise sur un embrasement du Moyen-Orient pour contrer la "Fureur épique" du président américain. » « Avec cette guerre contre l’Iran, Donald Trump prend le plus grand risque de sa présidence », renchérit le New York Times. Il met en péril la vie de soldats américains, il créée l’instabilité dans la région la plus instable du monde, et fragilise sa propre position politique. Confronté à une baisse de sa popularité et à la possibilité que les républicains perdent le contrôle du Congrès lors des élections de mi-mandat, Donald Trump a plongé les États-Unis dans ce qui s’annonce comme leur conflit militaire le plus vaste depuis l’invasion de l’Irak en 2003. » « Donald Trump dans l’antichambre d’un nouveau bourbier en Iran ? », s’interroge Le Devoir à Montréal. « Le président américain rejoue une sinistre partition en redéployant la stratégie douteuse des armes de destruction massive de Bush en Irak. » En effet, complète Le Monde à Paris, « entré en politique en dénonçant l’aventurisme guerrier de George W. Bush en Irak, Donald Trump n’a jamais fait la preuve de son goût pour les efforts diplomatiques et militaires de longue haleine, ni de sa capacité à assumer les conséquences d’une décision funeste. C’est dire les risques que comporte sa guerre contre l’Iran, qu’il a déclarée seul, sans aucun mandat des Nations unies, et dont il sera donc seul comptable. » Et la suite ? « Et aujourd’hui, rien ni personne ne semble vouloir calmer le jeu, soupire Le Soir à Bruxelles. Les Nations unies ont été niées dans l’affaire. Plus personne n’est au-dessus de la mêlée pour rassembler, dialoguer, temporiser. Il ne faut certainement pas attendre cela d’un président américain qui a promis hier que "le gros de l’opération n’avait pas encore eu lieu". » Enfin, cerise sur le gâteau, cette guerre en Iran pourrait déboucher sur un changement de régime, certes, mais pas celui attendu. D’après le Wall Street Journal, selon des sources proches de la CIA, la mort de Khamenei pourrait permettre à des extrémistes et tenants de la ligne dure du régime au sein des Gardiens de la révolution de prendre le pouvoir.
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