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À la Une, l’arrivée d’Andy Burnham au 10 Downing Street

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Le nouveau Premier ministre britannique a promis de « redonner de l’espoir » au Royaume-Uni, rapporte le Guardian. Conscient que les Britanniques « en ont "marre" de la politique », il a affirmé que « son gouvernement devait "faire mieux" pour apporter un vrai changement. » Andy Burnham, maire travailliste du Grand Manchester jusqu’au mois dernier, est le 7e Premier ministre depuis 2016 au Royaume-Uni… Il succède à Keir Starmer et est plus à gauche que son prédécesseur. Il a promis hier de dévoiler un plan sur dix ans pour le pays, qui s’attaquera notamment à la réindustrialisation, à la construction de logements sociaux et à mettre fin aux personnes sans-abris. Pour le journal conservateur The Telegraph, « l’odyssée d’Andy [Burnham] a tout pour se transformer en échec cuisant ». En Une, un dessin montre le bateau du Premier ministre et son équipe affrontant des monstres qui tentent de les engloutir. Ces monstres portent des noms : économie, défense, protection sociale… Autant de sujets sensibles auxquels le Premier ministre a promis de s’attaquer mais qui pourraient bien le faire chuter. Son gouvernement Le nouveau chef du gouvernement a annoncé sans tarder la composition de son équipe. « Burnham évince les alliés de Starmer et parie sur Healey pour calmer les marchés », titre le Times. Le nouveau chef du gouvernement a surpris en choisissant John Healey comme chancelier de l’Échiquier, ministre des Finances. « Il y a six semaines, il avait démissionné de son poste de ministre de la Défense de façon spectaculaire, rappelle le quotidien britannique […] car le plan d’investissement dans la défense était bien en dessous des besoins. » « Avec Healey aux commandes des finances du pays, la Grande-Bretagne a plus de chances d’atteindre son objectif de consacrer 3% du PIB à la défense », se félicite le Washington Post. Seule bonne nouvelle, selon le quotidien américain, de l’arrivée de Burnham à Downing Street. À Rome, la Repubblica note que « le premier soutien international apporté à Andy Burnham est inattendu : celui de Donald Trump […]. Le président américain ne tarit pas d’éloges sur le nouveau Premier ministre britannique car le "Roi du nord" fera tout son possible pour réactiver et exploiter les concessions pétrolières en mer du Nord. » Et on sait à quel point Donald Trump est sensible au business et à la remilitarisation de l’Europe. Un nouveau chef à la tête du Hamas Khalil Al-Hayya a été désigné pour prendre les rênes du Hamas, le mouvement islamiste palestinien. Il succède à Yahya Sinwar, tué par Israël en octobre 2024, dans la bande de Gaza. Dans une vidéo, Al Jazeera donne la parole à des habitants de Gaza. Si certains y voient une affirmation de la vivacité du mouvement face à Israël, beaucoup demandent simplement à retrouver leur vie « d’avant la guerre », « peu importe que ce soit le Hamas, le Fatah ou une autre organisation qui gouverne, les gens s’en fichent, on veut pouvoir vivre dans la dignité », dit un autre homme. « Près de trois ans après le massacre du 7 octobre, le fait que le Hamas ait organisé des élections alors qu’il est attaqué de toutes parts montre que ses institutions fonctionnent encore », analyse le quotidien israélien Haaretz. « Né à Gaza, Khalil Al-Hayya est proche du régime iranien », écrit le Times of Israël. Il était le principal négociateur du Hamas lors des discussions visant à établir un cessez-le-feu et la libération des otages… « Quelques jours avant le 7 octobre, il a quitté la bande de Gaza et s’est installé au Qatar, où il réside depuis », poursuit le quotidien qui rappelle qu’il a survécu à une tentative d’assassinat israélienne à Doha l’an dernier. Une frappe dans laquelle l’un de ses fils est décédé rappelle l’Orient-Le Jour à Beyrouth. Et « qui a provoqué la colère du Qatar alors que les dirigeants visés étaient en pleine négociation avec Israël en vue d’un cessez-le-feu. » « En avril 2024, Khalil Al-Hayya a assuré dans une interview accordée à l’agence Associated Press que le Hamas dissoudrait son aile armée si un État palestinien était créé le long des frontières d’avant 1967. Une perspective qui semble encore lointaine », conclut le quotidien libanais.
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