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À la Une: l’Europe tente de faire bloc contre Trump

À la Une: l’Europe tente de faire bloc contre Trump

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« Qui aurait cru qu’une alliance vieille de 77 ans pourrait se briser sur un bout de terre gelée aux confins du monde ? », s’exclame Libération à Paris. « Après les ultimes provocations de Donald Trump ce week-end, les Européens ne peuvent plus rester sans rien faire, dans l’espoir d’éviter des mesures de rétorsion supplémentaires, ou de sauvegarder à tout prix l’Otan. (…) L’Union européenne est le premier partenaire commercial des Etats-Unis : seule cette donnée peut instaurer un rapport de force, pointe le journal. (…) À l’Europe d’être constante et ferme dans le soutien aux Danois et aux Groenlandais. L’alliance intérieure européenne se retrouve en balance face à l’alliance transatlantique. » « Face à Donald Trump, le temps de la riposte », renchérit Le Figaro. « Le moment est venu de répondre ou de disparaître. De choisir entre la souveraineté et la vassalisation. L’Europe a des armes, économiques notamment, comme ce bien nommé “instrument anti-coercition“ qu’elle n’a jamais osé utiliser, et dont Emmanuel Macron demande l’activation. Droits de douane contre droits de douane, sanctions contre sanctions : il faut prendre acte que l’Alliance transatlantique est en ruine, pointe encore Le Figaro, et signifier à l’Amérique de Trump qu’elle sera dorénavant traitée pour ce qu’elle est – une puissance hostile. » S’imposer ! Le Soir à Bruxelles insiste : « l’humiliation n’est aujourd’hui plus une option pour l’Europe – pour autant qu’elle ne l’ait jamais été. (…) Le moment est donc venu pour les dirigeants européens de s’imposer à la table, avec un menu commun – c’est leur plus grand défi – où le respect de la souveraineté et du droit international ne sont pas en option. Ils semblent, ce week-end, avoir pris la mesure de la gravité du moment, mais il s’agira de ne pas rater la réunion – enfin – convoquée d’un Conseil européen. » « Soyons sérieux ! L’intimidation n’est pas une force », s’exclame le Guardian à Londres. « Les menaces de droits de douane concernant le Groenland et l’Europe révèlent les limites de la diplomatie coercitive. La réaction unie et la riposte de l’Europe montrent que la peur s’estompe. » Sursaut ou naufrage ? Toutefois, les Européens vont-ils vraiment arriver à une position ferme et commune face à Trump ? Le Washington Post s’interroge : « peut-être cette humiliation sera-t-elle l’étincelle qui déclenchera un élan bien plus important vers l’intégration européenne et l’autonomie stratégique – ce que ne recherche absolument pas l’administration Trump. Ou peut-être mènera-t-elle à une fragmentation, un affaiblissement et un déclin accrus, si les Européens tiennent les technocrates de Bruxelles responsables de ce fiasco. Quoi qu’il en soit, conclut le Washington Post, les tentatives de Trump d’annexer le Groenland risquent de constituer le plus grand choc géopolitique qu’ait connu l'Europe depuis la chute du mur de Berlin en 1989. C’était un moment de liesse. Cette fois-ci, seuls Vladimir Poutine et Xi Jinping se réjouiront. » Moscou et Pékin boivent du petit lait… En effet, complète le Wall Street Journal, « depuis plus de 75 ans, le rêve le plus cher de la stratégie russe est de séparer l’Europe occidentale des États-Unis et de briser l’OTAN. Ce rêve pourrait devenir réalité : le président Trump poursuivant sa campagne pour s’emparer du Groenland, sans se soucier de l’avis des populations locales ni de celui du Danemark. (…) Avec ses menaces de droits de douane et son soutien à la Russie contre l’Ukraine, il s’aliène l’Europe occidentale d’une manière qui sera difficile à réparer, relève encore le Wall Street Journal. Certes, l’Europe pourrait ne pas être en mesure de résister si Donald Trump voulait vraiment entrer en guerre pour cette île. Mais adieu l’OTAN. Et, ironie tragique du sort, la Chine et la Russie pourraient bien être les grands gagnants, même si Donald Trump justifie ses prétentions sur le Groenland par la nécessité de contrer Pékin et Moscou. » Boycotter le Mondial ? Enfin, « si les américains envahissent le Groenland, nous n’irons pas à la Coupe du monde de football (aux Etats-Unis) » : c’est l’appel, sur le mode humoristique, lancé par El Pais à Madrid. « Imaginez en effet un boycott des 16 équipes européennes, le groupe le plus important. En football, nous sommes encore une puissance, une influence majeure, s’exclame le quotidien espagnol. Et si les choses continuent ainsi, nous pourrions même ne pas aller aux Jeux olympiques de Los Angeles en 2028. »
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