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À la Une: l’Europe sous les coups de boutoir de Trump

À la Une: l’Europe sous les coups de boutoir de Trump

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概要

« Trump attise les tensions avec l’Europe en rejetant toute ouverture diplomatique » : un constat à la Une du New York Times. En effet, hier, pointe le quotidien américain, « le président Trump a fait encore monter d’un cran la tension avec les plus anciens alliés des États-Unis, en répondant aux ouvertures diplomatiques par des publications en ligne moqueuses, des menaces de sanctions économiques et d’expansion territoriale, quelques heures seulement avant sa rencontre prévue avec ses homologues européens à Davos dans les Alpes suisses. (…) Une incroyable provocation à l’égard des chefs d’État européens. » D’autant qu’hier, relève le Washington Post, Donald Trump en a encore rajouté… « Lors d’une apparition surprise dans la salle de presse de la Maison Blanche, il s’est lancé dans un monologue décousu et sans filtre, annonciateur d’une deuxième année de présidence marquée par bien peu de contraintes – et un président de plus en plus déterminé à gouverner selon ses propres conditions. S’exprimant pendant plus d’une heure sans interruption, Donald Trump a enchaîné griefs, menaces et vantardises (…). Son ton est resté globalement monocorde, pointe encore le quotidien américain, tandis qu’il passait d’un sujet à l’autre, sans qu’il ne fasse guère d’efforts pour préciser sa pensée ou expliquer les implications de ses propos ». Et puis « à quelques heures de son départ pour le Forum économique mondial de Davos, il a ridiculisé plusieurs pays et dirigeants mondiaux et a plaisanté en disant qu’après avoir intensifié ses menaces d’annexion du Groenland, il ne serait peut-être pas très bien accueilli au rassemblement de l’élite mondiale ». Les Européens prêts à la contre-attaque ? En effet, la journée risque d’être explosive à Davos. Avec une intervention de Donald Trump à la tribune qui sera sans doute dans le même esprit… Alors, « à Davos, l’Europe cherche la parade », pointe Le Temps à Genève. « Attendu ce mercredi (donc) dans la station grisonne, le président américain ne relâche pas la pression (…). Pour élaborer une réponse commune aux attaques américaines, les Vingt-Sept doivent se réunir demain pour un sommet extraordinaire. Parmi les solutions envisageables figure le dispositif anti-coercition, dont Emmanuel Macron a à nouveau appelé au déploiement à Davos. Cet instrument permet de prendre des mesures contre un pays si celui-ci impose des restrictions économiques. (…) L’UE marche toutefois sur une ligne de crête, constate le quotidien suisse, l’Allemagne, qui sort de trois années de récession, semblant hésiter à activer un dispositif susceptible d’entraîner une escalade de la guerre commerciale menée par Donald Trump ». Accepter le combat ! Pas d’hésitation, il faut croiser le fer, s’exclame Le Figaro à Paris : « ce à quoi nous assistons n’est que la première étape d’une offensive américaine contre la souveraineté des pays européens. Leur vassalisation passe par la destruction de l’UE - avec l’appui des forces souverainistes – et la soumission de l’Otan dans une solidarité à sens unique. (…) Il faut donc accepter le combat, lance Le Figaro. Les Européens peuvent, avec d’autres, former un front du refus et répondre aux coups qui leur sont infligés. À condition de comprendre à qui on a affaire : poser sur la table le " bazooka" de l’instrument anti-coercition ne suffira pas à impressionner le président américain. La dissuasion repose sur la crédibilité, qui est nulle tant que nous avons peur de nos propres forces. Un premier signal serait d’éviter les courbettes devant Trump à Davos ». Refonder l’Otan ! Pour le Times à Londres, « il est temps d’envisager l’impensable. Les dirigeants européens doivent refonder l’Otan, sans les États-Unis. Quel que soit le dénouement de la saga du Groenland, les alliés des États-Unis doivent accepter que l’ordre de sécurité établi après 1945 est révolu. La garantie de sécurité américaine étant désormais sérieusement remise en question, les Européens vont devoir accroître leurs dépenses militaires. » Alors, conclut Le Devoir à Montréal, « la présidence et l’influence de Trump seront un jour chose du passé. (Mais) les dommages qu’il a causés dans la confiance et dans l’efficacité des institutions de coopération internationales ne s’effaceront pas de sitôt. Le multilatéralisme est mis à mal sous les assauts des régimes autoritaires et antidémocratiques. Libérés des contraintes déjà fragiles qu’imposait le droit international, ils se sentent autorisés à jouer des muscles pour redessiner le monde à leur avantage. Ces bouleversements, pointe encore Le Devoir, nous rappellent la précarité des alliances que l’on croyait jusqu’ici inébranlables, comme l’Otan. Coincée entre un allié instable ...
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