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À la Une: jusqu'à 500 000 sans-papiers régularisés en Espagne

À la Une: jusqu'à 500 000 sans-papiers régularisés en Espagne

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概要

Ils seraient au total 840 000 clandestins en Espagne, essentiellement d’origine colombienne, péruvienne et hondurienne. À contre-courant de ses homologues européens, le gouvernement de gauche espagnol s’apprête donc à adopter un plan de régularisation massif qui pourrait bénéficier à 500 000 personnes, une mesure qui doit permettre de soutenir la croissance économique du pays et de compenser un solde démographique négatif. « Régularisation, enfin, se félicite El País à Madrid. La régularisation massive des immigrés, approuvée hier par le gouvernement dans sa première phase, permettra à des centaines de milliers de personnes de sortir de la clandestinité, de la marginalisation et de l’exploitation. Ces personnes assumaient auparavant les mêmes obligations que tout citoyen espagnol, mais sans bénéficier des mêmes droits. Leur intégration à la pleine vie civique et à la structure économique et fiscale du pays est un acte de justice, dont la nécessité était devenue évidente depuis des années, affirme encore El País. Cette décision, prise d'un commun accord entre le gouvernement et Podemos, lève enfin l’impasse engendrée par des politiques à courte vue et la xénophobie qui a entaché le débat sur l’immigration. » Simples mesures d’urgence ? El Mundo, toujours à Madrid, est moins enthousiaste. Pour le quotidien d’inspiration libérale, « il est indéniable que les flux migratoires sont essentiels à la croissance économique du pays et au maintien de l’État-providence. Ils sont également cruciaux pour le financement des retraites et un marché du travail où, pour la première fois depuis 2008, le taux de chômage est passé sous la barre des 10 %. 80 % de la croissance du PIB depuis 2019 sont attribuables à la contribution des travailleurs étrangers. » Toutefois, tempère El Mundo, « il faut aborder l’immigration comme une stratégie nationale, et non pas seulement par des mesures d’urgence adaptées à la conjoncture politique ou économique. Par conséquent, ignorer les tensions identitaires et culturelles que ce phénomène engendre, avec son indéniable dimension émotionnelle, revient à ignorer une réalité de plus en plus déstabilisante pour la population. Le sentiment d’un manque de contrôle aux frontières ou l’arbitraire dans la répartition des mineurs alimentent le rejet de la politique et ouvrent la voie à la détérioration du vivre-ensemble. » En France : besoin d’immigration... Et en France ? Là aussi la démographie est en berne : pour la première fois depuis la Seconde Guerre mondiale, il y a eu moins de naissances que de décès en 2025. Alors, « Dénatalité, manque de main-d'œuvre : pourquoi la France a besoin d’immigration » : c’est le grand titre de Libération à Paris. « Englués dans une idéologie hostile aux étrangers, constate le journal, les gouvernements successifs s’acharnent à entraver l’accueil d’immigrés dont le pays a urgemment besoin dans l’emploi et pour faire face au manque de naissances. » D’après un représentant du Medef, le patronat français, interrogé par le journal, « les politiques ont la trouille pour de mauvaises raisons. Ils refusent de proposer le débat parce que le Rassemblement national est aux portes du pouvoir, dit-il. On devrait pouvoir en parler pour mettre en place un système qui permette de faire tourner nos entreprises qui cherchent des employés. » Et ce dans de nombreux secteurs, précise Libération, comme le bâtiment, la restauration et l’hôtellerie. (…) Les syndicats tentent eux aussi de se faire entendre, pointe encore le journal. La secrétaire générale de la CFDT, Marylise Léon, souhaite que la France sorte de "l’hypocrisie" : l’économie française “ne peut pas fonctionner sans les immigrés“. Elle s’oppose au “durcissement des règles“ et souligne les “effets délétères du passage“ de Bruno Retailleau au ministère de l’Intérieur. » …ou stop au « tsunami migratoire » ? Justement, a contrario, Le Figaro se félicite, lui, de l’action de l’ex-ministre de l’Intérieur. « En prenant le sujet de l’immigration à bras-le-corps, Bruno Retailleau ne s’est pas seulement fait un nom. Il a aussi obtenu des résultats inégalés depuis plus d’une dizaine d’années, affirme le quotidien de droite. (…) Les régularisations de sans-papiers ont baissé de 10  % en 2025 et les expulsions d’étrangers ont augmenté de plus de 15  % dans la même période. » Le Figaro qui déplore qu’au cours des dernières années, « aucune politique digne de ce nom n’ait été engagée dans la durée pour arrêter le tsunami migratoire. (…) Comme s’il y avait quelque honte, s’exclame le journal, à durcir le regroupement familial, à réduire l’accès aux prestations sociales, à rétablir le délit de séjour irrégulier, à revenir ...
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